Subatech

Unité mixe de recherche

Le Laboratoire de physique subatomique et technologies associées (dit Subatech) est une unité mixte de recherche (UMR 6457) affiliée à trois tutelles : l'IMT Atlantique, l’Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules (IN2P3) du CNRS, et l’Université de Nantes. Subatech est hébergé sur le campus de Nantes de l'IMT Atlantique (anciennement, l'école nationale supérieure des mines de Nantes).

Subatech
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Domaines d'activité
Siège social
Pays
Coordonnées
Organisation
Direction
Gines Martinez Garcia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation
Site web

HistoireModifier

Ce laboratoire est issu de la transformation en 1994 du Laboratoire de Physique Nucléaire de Nantes (UA CNRS/Université de Nantes) en UMR à l'occasion de la création de l'école nationale supérieure des mines de Nantes sur le campus de la Chantrerie [1].

Ginés Martinez a pris la tête du laboratoire à l'automne 2018, il succède à Bernd Grambow[2].

Thèmes de rechercheModifier

Les activités de recherche de Subatech sont centrées sur les domaines de la physique nucléaire, hadronique, des particules et astroparticules, et de la radiochimie (chimie des éléments radioactifs et chimie sous rayonnements)

Les 4 axes thématiques du laboratoire sont :

  1. Les deux infinis (infiniment grand et infiniment petit, avec l'astrophysique et la physique des particules),
  2. Nucléaire pour la santé, notamment en collaboration avec le cyclotron ARRONAX[3],
  3. Nucléaire pour l'énergie et l'environnement,
  4. Les Technologies Associées à la Physique Subatomique.

Les deux infinisModifier

Encouragé par la région[4], Subatech participe à plusieurs collaborations internationales :

Le laboratoire a de plus une contribution importante dans la recherche directe de la matière noire avec la collaboration internationale XENON (en)[7].

Nucléaire pour la SantéModifier

L'un des projets dans ce domaine est le projet Xemis, qui vise à concevoir un dispositif d'imagerie pour l'homme par émission de positon et gamma (imagerie à 3 photons). Subatech étudie également l'optimisation de la production et les propriétés physico-chimiques de radionucléides d'intérêt pour la santé avec notamment la production de scandium-44, de cuivre-64 et d'astate-211, potentiellement appropriés pour le traitement du cancer et/ou l'imagerie médicale, auprès du Cyclotron ARRONAX. Subatech a développé des outils spécifiques à ARRONAX pour l'irradiation de petit animal et l'étude du vivant sous radiolyse pulsé.

Nucléaire pour l'Énergie et l'EnvironnementModifier

Subatech est impliqué dans l'étude des matériaux pour le nucléaire, le cycle du combustible nucléaire, le stockage des déchets nucléaire et la migration des radionucléides dans le verre, les bétons, les substrat géologiques et plus largement dans l'environnement avec principalement la zone atelier territoires uranifères (ZATU[8]) et l'équipe OSUNA à Nantes[9]. C'est une activité importante pour le groupe Radiochimie, avec de nombreux projets, notamment avec l'ANDRA.

Subatech maîtrise la simulation de la physique des réacteurs nucléaires avec deux approches complémentaires. D'un côté l'étude des propriétés nucléaires des radionucléides produits dans les réacteurs nucléaires, avec les projets TAGS et E-SHAPE auprès du laboratoire d'accélérateur de l'Université de Jyväskylä permettant l'étude par absorption gamma totale. De l'autre, l'étude interdisciplinaire des scenarios nucléaires, en interaction avec d'autres disciplines connexes comme la sociologie ou l'économie. Enfin, les activités du service SMART du laboratoire, fournissant un service de mesure de la radioactivité, avec 44 sur 46 accréditations ASN et le label de qualité COFRAC, complètent le spectre de cet axe.

Technologies Associées à la Physique SubatomiqueModifier

La détection de particules ionisantes est d'une importance cruciale pour la physique subatomique. Le laboratoire Subatech s'est investi dans la réalisation de multiples détecteurs pour les collaborations internationales auxquelles il participe, notamment détecteurs gazeux à base de xenon[10], à base de semi-conducteurs, et scintillateurs. Le laboratoire participe à la mise en œuvre de nouvelles techniques de détection de la matière noire[11], de décroissances rares et des neutrinos.

RéférencesModifier

  1. « Loire-Atlantique: Un nouveau laboratoire de physique nucléaire, Usine Nouvelle N°2461 », sur Usine Nouvelle,
  2. Jean Delavaud, « Physique nucléaire. Ginés Martinez, directeur du laboratoire Subatech », sur ouest-france.fr, (consulté le 7 juin 2020)
  3. « Nantes veut créer un pôle de radio-pharmacie de renommée mondiale », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2018)
  4. « Labo Subatech : un coup de pouce à l'international », sur ouest-france.fr,
  5. « À Genève, des Nantais traquent les secrets de l'univers », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  6. Présentation sur le site du laboratoire
  7. Site du projet
  8. Site de la zone atelier territoires uranifères
  9. Site de l'OSUNA
  10. « Un nouveau scanner médical issu de travaux sur la matière noire », sur Techniques de l'Ingénieur (consulté le 7 juin 2020)
  11. « Snoglobe: un nouveau détecteur de matière noire », sur Techno-Science.net (consulté le 7 juin 2020)

Lien externeModifier