Stanley Smith Stevens

psychologue et professeur d'université américain

Stanley Smith Stevens, né le à Ogden et mort le à Vail, est un psychologue et professeur d'université américain. Fondateur du laboratoire de psychoacoustique de l'université Harvard. Il met en évidence les courbes d'isophonie.

Stanley Smith Stevens

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
OgdenVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
VailVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Américaine
Thématique
Formation Université Stanford (jusqu'en ), université d'Utah (-) et université Harvard (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychologue et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université HarvardVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Prix APA pour une contribution scientifique remarquable à la psychologie (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie américaine des arts et des sciences et Académie américaine des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata

Il propose en 1936 une unité de mesure des hauteurs subjectives des sons, le sone[1]. En collaboration avec John Volkmann et Edwin Newman, il met au point une échelle de perception des sons, l'échelle des mels[2] ; mais les difficultés de répétabilité des mesures aboutiront à une profusion d'échelles concurrentes[3], incompatibles entre elles, qui toutefois ne remettent pas en cause un constat fondamental de Stevens : la « dilatation des octaves » dans le registre aigu. Ce phénomène est corroboré par certains aspects de la pratique musicale, notamment l'ordre dans lequel on accorde un piano.

Son traité posthume Psychophysics[4] rassemble les résultats de ses recherches. Plus généralement, il contribua à la psychophysique en proposant en 1957 une loi de puissance reliant la grandeur physique d'un stimulus et l'intensité perçue[5], dite loi de Stevens.

Parmi ses nombreuses publications, Hearing, its psychology and physiology (1938) et son Handbook of Experimental Psychology[6] (1951) font encore référence dans le domaine de la psychologie expérimentale[7].

Articles connexesModifier

NotesModifier

  1. Stanley Smith Stevens, « A scale for the measurement of the psychological magnitude: loudness », Psychological Review, APA Journals, vol. 43, no 5,‎ , p. 405–416 (ISSN 0033-295X, lire en ligne)
  2. Stanley Smith Stevens, John Volkman et Edwin Newman, A scale for the measurement of the psychological magnitude of pitch, vol. 8, Acoustical Society of America, , 185–190 p. (ISSN 0001-4966, DOI 10.1121/1.1915893), chap. 3
  3. Stanley Smith Stevens, On the theory of scales of measurement, vol. 103, coll. « Science », (PMID 17750512, DOI 10.1126/science.103.2684.677), p. 677–680
  4. Stanley Smith Stevens et Maxine Stevens, Psychophysics : Introduction to its perceptual, neural, and social prospects, New York, John Wiley & Sons, (ISBN 0-471-82437-2)
  5. Stanley Smith Stevens, « On the psychophysical law », Psychological Review, APA Journals, vol. 64, no 3,‎ , p. 153–181 (ISSN 0033-295X, DOI 10.1037/h0046162)
  6. Stanley Smith Stevens, Handbook of experimental psychology, New York, Chapman & Hall, , 1436 p.
  7. George A. Miller, Biographical Memoirs, Stanley Smith Stevens, vol. 47, Washington, D.C., The National Academies Press, (ISBN 978-0-309-02245-3), p. 424–459

Liens externesModifier