Sonate pour flûte, alto et harpe

composition de Claude Debussy

Sonate pour flûte, alto et harpe
CD 145
Genre Sonate
Nb. de mouvements 3
Musique Claude Debussy
Durée approximative env. 17 minutes
Dates de composition septembre-octobre 1915[1]
Dédicataire Emma Debussy
Partition autographe Bibliothèque nationale de France
Création
Interprètes Albert Manouvrier (flûte), Darius Milhaud (alto) et Jeanne Dalliès (harpe chromatique)

La Sonate pour flûte, alto et harpe (CD 145) de Claude Debussy fut composée entre septembre et octobre 1915 et dédiée à l'épouse du compositeur, Emma Debussy. Le est donnée la première audition française de la Sonate pour flûte, alto et harpe chez Durand, par Albert Manouvrier (flûte), Darius Milhaud (alto) et Jeanne Dalliès (harpe chromatique) [2].

C'est la deuxième des Six sonates pour divers instruments de Claude Debussy.

HistoriqueModifier

Il s'agit d'une des dernières œuvres de Debussy, composée la même année que la Sonate pour violoncelle et piano et que En blanc et noir. Son instrumentation singulière (la flûte, l'alto et la harpe n'avaient jamais été associées dans une pièce de chambre) lui confère une atmosphère sonore douce et mélancolique, aux accents orientaux.

Dans un souci d'amélioration de la harpe diatonique d'Érard, en usage depuis le début du XIXe siècle, Gustave Lyon, directeur de la maison Pleyel, avait imaginé en 1894 une harpe chromatique sans pédales, plus facile à jouer que sa concurrente, chaque note étant affectée à une corde, ce qui supprimait la nécessité des pédales lors des modulations. « L'instrument, déjà utilisé par Debussy en 1904, suscita de nombreuses polémiques dans le monde musical, mais n'eut qu'une existence éphémère. »[3]

StructureModifier

Elle comporte trois mouvements et sa durée d'exécution approche les vingt minutes :

  1. Pastorale. Lento, dolce rubato
  2. Interlude. Tempo di minuetto
  3. Finale. Allegro moderato ma risoluto

Théoriquement affiliée au modèle du XVIIIe siècle, cette sonate en trio n'en ouvre pas moins sur le XXe siècle, par la densité de son écriture. Conçue comme une conversation musicale où les sonorités des instruments se mêlent, se soutiennent et s'opposent, elle est présentée par Debussy comme étant « affreusement mélancolique, et je ne sais pas si on doit en rire ou en pleurer »[4].

BibliographieModifier

Ouvrages générauxModifier

MonographiesModifier

Articles et analysesModifier

DiscographieModifier

RéférencesModifier

  1. Harry Halbreich 1980, p. 620
  2. Centre de documentation Claude Debussy
  3. Cité par Adelaïde de Place, livret du CD Debussy : Sonates et trio, Erato, 2017, p. 6.
  4. Cité par Adelaïde de Place, livret du CD Debussy : Sonates et trio, Erato, 2017, p. 8.

Liens externesModifier