Sadyr Japarov

homme politique kirghiz

Sadyr Japarov
Садыр Жапаров
Illustration.
Sadyr Japarov en 2021.
Fonctions
Président de la République kirghize
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 29 jours)
Élection 10 janvier 2021
Premier ministre Artem Novikov (intérim)
Ulukbek Maripov
Président du cabinet Ulukbek Maripov
Akylbek Japarov
Gouvernement Japarov II et III
Prédécesseur Talant Mamytov (intérim)
Sooronbay Jeenbekov

Intérim
(30 jours)
Premier ministre Lui-même
Prédécesseur Sooronbay Jeenbekov
Successeur Talant Mamytov (intérim)
Lui-même
Premier ministre du Kirghizistan
[N 1]
(3 mois et 15 jours)
Président Sooronbay Jeenbekov
Lui-même (intérim)
Talant Mamytov (intérim)
Gouvernement Japarov I
Prédécesseur Koubatbek Boronov
Successeur Artem Novikov (intérim)
Ulukbek Maripov
Député du Conseil suprême

(2 ans, 8 mois et 3 jours)
Élection 10 octobre 2010

(2 ans, 8 mois et 27 jours)
Élection 13 mars 2005
Réélection 16 décembre 2007
Biographie
Nom de naissance Sadyr Nurgojoyevitch Japarov
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Kensuu
Parti politique Kelechek (2005-2007)
Ak Jol (en) (2007-2010)
Ata-jourt (2010-2014)
Mekenchil (depuis 2015)
Diplômé de Institut d'État kirghiz de la culture physique

Sadyr Japarov Sadyr Japarov
Premiers ministres du Kirghizistan
Présidents de la République du Kirghizistan

Sadyr Japarov (kirghize : Садыр Жапаров, /sɑdɯr d͡ʒɑpɑrov/), né le à Kensuu en RSS kirghize, est un homme d'État kirghiz. Il est Premier ministre du au et président de la République par intérim du au , puis président de la République depuis le .

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Japarov est diplômé de l'Institut d'État kirghiz de la culture physique en 1991 avant de travailler dans le secteur pétrolier[1].

Parcours politiqueModifier

DéputéModifier

En 2005, il est élu au Parlement avec le parti Kelechek. Il est réélu en 2007 sous l'étiquette du parti présidentiel Ak Jol (en). Après la révolution de 2010, il est réélu, cette fois sous l'étiquette d'Ata-jourt où il devient rapidement l'un des membres les plus influents[1].

En 2012, il devient président du groupe parlementaire Ata-jourt[2]. Le , Kamtchybek Tachiev, Sadyr Japarov et Talant Mamytov organisent une manifestation à l'extérieur du parlement pour réclamer la nationalisation de la mine de Kumtor. Ils sont arrêtés dans la foulée. Le , il est condamné à un an et demi de prison[3]. Le , le tribunal de seconde instance relaxe les trois prévenus. Le , la Cour suprême les condamne à un an et demi de prison. Ayant déjà purgé une partie de la peine, ils sont libérés[4]. Le , il est déchu de son mandat de député par la commission électorale[5].

ExilModifier

En 2015, alors qu'il est en exil en Pologne[6], il rejoint Mekentchil[7], qu'il dirige jusqu'en 2017[8]. Il vit ensuite entre Chypre, le Kazakhstan, la Russie et la Turquie[9].

EmprisonnementModifier

En , à son retour d'exil, il est arrêté, accusé d'être le commanditaire de la prise d'otage du gouverneur de Karakol en , alors qu'il se trouvait à l'extérieur du pays[10],[11]. Il déclare que son arrestation est motivée politiquement[12]. En , il est retrouvé mutilé dans sa cellule dans ce qui est perçu comme une forme de protestation[1]. En , il est condamné à onze ans et demi de prison[10].

La même année, sa candidature à l'élection présidentielle kirghize de 2017 est invalidée[13].

Pendant sa détention, il perd son père en , sa mère en 2019 et son fils dans un accident de la route la même année à l'âge de 27 ans[10],[14].

Élections législatives de 2020Modifier

Il est à la tête de Mekenchil qui présente une liste pour les élections législatives du [15], mais qui n'obtient aucun siège au Conseil suprême. Le parti manque ainsi de peu la barre des 7 % et d'obtenir ainsi des députés[16].

Premier ministreModifier

Par intérimModifier

Les résultats du scrutin débouchent sur des manifestations au cours desquelles, le , Japarov est libéré et désigné Premier ministre par intérim par le Parlement[17],[18]. Ses partisans proposent de le nommer président en remplacement de Sooronbay Jeenbekov[19]. Sa nomination est cependant contestée par le Conseil de coordination[20]. Il déclare que la Cour suprême l'a acquitté dans la foulée[21], mais ces informations sont démenties quelques jours plus tard[22].

Il annonce l'organisation d'élections législatives dans les deux à trois mois[20].

Le , le Parlement se réunit à nouveau et approuve le gouvernement de Japarov à l'unanimité[23]. Le poste de président du Parlement étant vacant, il doit assurer l'intérim à la tête de l'État à la suite de la démission prochaine du président Jeenbekov[24]. L'ascension de Japarov est néanmoins vue d'un mauvais œil par certains observateurs qui voient dans la nomination d'un homme emprisonné pour enlèvement d'un fonctionnaire une montée du pouvoir criminel au Kirghizistan[25]. L'élection de Japarov est cependant contestée par une partie des députés[26]. Almazbek Baatyrbekov a été nommé Premier ministre par intérim par le président Jeenbekov[27]. Le décret de nomination de Japarov est envoyé le au président pour signature[28]. Celui-ci le retourne au Parlement[29].

Peu après son élection, il propose une réforme constitutionnelle[30] avant la tenue d'élections législatives et présidentielle[31].

De plein exerciceModifier

Sa désignation est de nouveau approuvée par le Parlement le [32] et le président signe son décret de nomination dans la foulée[33]. Selon David Gaüzere, chercheur associé de l’Institut de recherche Montesquieu et spécialiste du pays, « le choix de Sooronbaï Jeenbekov est stratégique. Pour Jeenbekov, mettre en avant Japarov, issu du nord, donne une bonne image du pays à la communauté internationale. Il présente une égalité trompeuse entre le président et le Premier ministre. Japarov est issu du nord du Kirghizistan, et Jeenbekov du sud ; or, le pays est fracturé entre ces deux régions. Nommer Japarov Premier ministre, c’est renvoyer un symbole d’unité »[34].

Alors que Japarov réclame sa démission immédiate, le président Sooronbay Jeenbekov annonce qu'il ne quittera son poste qu'après la tenue des nouvelles législatives[35],[36]. Il démissionne finalement le lendemain[37].

Président de la RépubliqueModifier

Par intérimModifier

Dans la soirée du , arguant que le président du Parlement a décliné le poste, il annonce assurer l'intérim à la tête de l'État[38]. Le lendemain, il se rend au Parlement en compagnie de son prédécesseur pour proposer des législatives en décembre[39].

Il annonce ensuite vouloir se présenter à la prochaine élection présidentielle kirghize si la Constitution est modifiée de façon à lui permettre de participer au scrutin[40].

Élection présidentielle de 2021Modifier
 
Logo de la campagne électorale de Japarov.

Il démissionne le pour pouvoir se présenter et se place en retrait de ses fonctions de Premier ministre[41],[42].

Le scrutin est une large victoire pour Japarov, qui l'emporte dès le premier tour[43],[44]. Après son élection, il annonce des législatives pour le mois de mai[45]. Il déclare par la suite que « la minorité doit se soumettre à la majorité » et une « dictature de la loi » alors que la mission d'observation de l'OSCE note une inégalité des chances des candidats[46],[47].

Transition et investitureModifier

Peu après la présidentielle, deux candidats malheureux, Abdil Seguizbaïev, ancien chef des services de sécurité en 2017 et Koursan Assanov, ancien ministre de l'Intérieur en , sont arrêtés, de même que l'ancien Premier ministre Muhammetkaly Abulgazev[48].

Le , Japarov démissionne de la tête du gouvernement[49]. L'investiture a lieu le suivant[50],[51],[52] en présence notamment de son prédécesseur Sooronbay Jeenbekov[53] et de l'ex-présidente Roza Otounbaïeva[54].

Le processus de formation du nouveau gouvernement débute le [55]. Le Premier ministre par intérim Artem Novikov ou Kamtchybek Tachiev sont cités pour le diriger[56]. La coalition au pouvoir choisit finalement Ulukbek Maripov[57].

Nouvelle ConstitutionModifier

Fin 2020, il propose une série d'amendements constitutionnels visant à renforcer les pouvoirs du président en faisant passer le pays d'un régime parlementaire à un régime présidentiel, ainsi qu'à supprimer la limitation à un seul mandat présidentiel de six ans[58],[59]. La proposition d'amendement provoque des manifestations dans le pays[60].

Le jour même de la présidentielle de janvier 2021 qui voit l'élection de Japarov, un référendum a lieu la nature du système politique, présidentiel ou parlementaire. L'option d'un passage à un régime présidentiel l'emporte à une large majorité, validé par le taux de participation, qui franchit de peu le quorum exigé[61],[62]. Peu après son élection, celui-ci annonce que la nouvelle constitution sera rédigée dans les deux mois[63], puis soumise au référendum[64].

Le , le texte est présenté par la Convention constitutionnelle au Parlement[65]. L'assemblée vote le projet le par 94 voix pour, six contre et vingt abstentions, et fixe sa mise à référendum au suivant. Le vote franchit la majorité qualifiée des deux tiers requise[66].

La nouvelle constitution est approuvée à une large majorité. Malgré un faible taux de participation, celui-ci dépasse le quorum de 30 % requis[67]. Les résultats définitifs sont alors attendus d'ici le 2 mai[68]. Le président Sadyr Japarov signe son entrée en vigueur le 5 mai[69].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par intérim du au , sous le gouvernement Boronov. Contesté par Almazbek Baatyrbekov du 9 au 14 octobre. Attributions suspendues du 14 novembre 2020 au 21 janvier 2021, suppléé par Artem Novikov.

RéférencesModifier

  1. a b et c (ru) « ЖАПАРОВ Садыр Нургожоевич », sur Centrasia.
  2. (en) « Ata Jurt faction leader supports people disrupting auction for 12 deposits of mineral resources », sur akipress.com (consulté le ).
  3. (en) « Kyrgyzstan: Three Opposition Pols Sent to Prison, But Not for Long », sur Eurasianet (consulté le ).
  4. (en) « Bishkek Court Rules to Release Three Opposition Lawmakers », sur www.cacianalyst.org (consulté le ).
  5. (en) Radio Free Europe/Radio Liberty, « Three Kyrgyz Opposition Lawmakers Lose Parliamentary Seats », sur www.ecoi.net, (consulté le ).
  6. (en) RFE/RL's Kyrgyz Service, « Allegations In Kyrgyz Opposition Figure's Book Cause Ire », sur Radio Free Europe/Radio Liberty, rferl (consulté le ).
  7. (ru) « Экс-депутат Садыр Жапаров стал членом партии «Мекенчил» », sur Радио Азаттык (Кыргызская служба Радио Свободная Европа/Радио Свобода), Azattyk-Media-220634991334437 (consulté le ).
  8. (ru) Baktygul OSMONALIEVA, « Mekenchil party not to participate in elections in Kyrgyzstan », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  9. (en) « Kyrgyzstan’s Sadyr Japarov: From a prison cell to the presidency », sur www.aljazeera.com (consulté le ).
  10. a b et c (en) « Kyrgyzstan: Japarov, last hope or populist menace? », sur Eurasianet (consulté le ).
  11. (en) « Ex-MP Sadyr Japarov detained and taken to National Security Committee on hostage-taking probe », sur akipress.com (consulté le ).
  12. (en) « Ex-Kyrgyz Lawmaker Japarov Jailed On Hostage-Taking Charge », sur RFEL.
  13. (en) « Ex-MP Sadyr Japarov expelled from 2017 presidential election campaign », sur akipress.com (consulté le ).
  14. « Kirghizistan : porté par la crise politique, un prisonnier devenu président », sur LExpress.fr, lexpress, (consulté le ).
  15. (en) « Kyrgyzstan: A Guide To The Parties Competing In The Parliamentary Elections », sur RFEL.
  16. « Les partis pro-présidentiels dominent le vote parlementaire au Kirghizistan », sur PressFrom - FR (consulté le ).
  17. (en) « Sadyr Japarov becomes acting Prime Minister of Kyrgyzstan », sur 24.kg.
  18. (en) « kyrgyzstan elects sadyr japarov and opts for presidential government », sur novastan.org
  19. (en) « Protesters offer to appoint Sadyr Japarov as president », sur 24.kg.
  20. a et b « Kirghizstan: la crise politique se poursuit, le président sous pression », sur L'Express.fr, lexpress, (consulté le ).
  21. (ru) Maria ORLOVA, « Supreme Court of Kyrgyzstan acquits Sadyr Japarov », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  22. (en) « Sadyr Japarov not acquitted by Supreme Court of Kyrgyzstan », sur 24.kg.
  23. (en) « Parliament of Kyrgyzstan approves Sadyr Japarov as Prime Minister », sur AKIPress.
  24. (en) « President Jeenbekov to resign upon approval of government members and Prime Minister - Japarov », sur AKIPress.
  25. (en) Andrew Higgins, « A Convicted Kidnapper Is Chosen to Lead Government of Kyrgyzstan », sur The New York Times.
  26. « La légitimité du nouveau Premier ministre fait débat », sur Le Matin, lematin.ch, (consulté le ).
  27. (pt) « First Deputy Prime Minister Almazbek Batyrbekov performs PM's duties - AKIpress News Agency », sur akipress.com (consulté le ).
  28. (en) « Parliament's resolution approving Sadyr Japarov's government arrives in President's Administration - AKIpress News Agency », sur akipress.com (consulté le ).
  29. (es) « President Jeenbekov to return resolution approving Sadyr Japarov as PM to Parliament », sur akipress.com (consulté le ).
  30. (ru) Jazgul MASALIEVA, « Kyrgyzstan awaits constitutional reform », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  31. « Kirghizistan : l’ancien président de nouveau arrêté, un nouveau premier ministre nommé », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  32. (en) « Parliament of Kyrgyzstan approves Sadyr Japarov as Prime Minister », sur akipress.com (consulté le ).
  33. (ru) Baktygul Osmonalieva, « President signs decree appointing Sadyr Japarov as Prime Minister of Kyrgyzstan », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  34. « Pourquoi le Kirghizistan s’enfonce dans le chaos politique, en 4 points », sur Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  35. (en) « Sadyr Japarov on meeting with President Jeenbekov: He will resign, last moments in talks remain », sur akipress.com (consulté le ).
  36. (en) « President Jeenbekov to resign after parliamentary elections - press secretary », sur akipress.com (consulté le ).
  37. (ru) Darya PODOLSKAYA, « President of Kyrgyzstan resigns », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  38. « Le Premier ministre du Kirghizistan revendique avoir pris les fonctions présidentielles », sur Libération.fr, Libération (consulté le ).
  39. « Kirghizistan : vers des législatives en décembre ? », sur Libération.fr, Libération (consulté le ).
  40. (en) Story by Reuters, « Kyrgyzstan's acting president may seek constitution change to run for full term », sur CNN, (consulté le ).
  41. La-Croix.com, « Kirghizstan : Talant Mamytov à la tête de l’État en attendant la présidentielle », sur La Croix, lacroix.journal, (consulté le ).
  42. (en) « Sadyr Japarov steps down as acting president of Kyrgyzstan, suspends prime minister duties », sur akipress.com (consulté le ).
  43. (ru) Darya PODOLSKAYA, « No second round ahead: Sadyr Japarov holds lead in election polls », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  44. « Kirghizistan – Le populiste Japarov remporte largement l’élection présidentielle », sur Tribune de Genève (consulté le ).
  45. (ru) Aida DZHUMASHOVA, « Japarov: Parliamentary elections will be held in May in Kyrgyzstan », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  46. « Kirghizistan: Sadyr Japarov, sorti de prison en octobre dernier et désormais chef d'État », sur RFI, RFI, (consulté le ).
  47. « Kirghizstan: le président élu promet la «dictature de la loi» », sur LEFIGARO, lefigaro (ISSN 0182-5852, consulté le ).
  48. AFP, « Kirghizstan: le populiste Sadyr Japarov investi président », sur Le Journal de Montréal, (consulté le ).
  49. (en) « Sadyr Japarov steps down as Prime Minister, Kyrgyz government resigns », sur akipress.com (consulté le ).
  50. (ru) Baktygul OSMONALIEVA, « Inauguration of Sadyr Japarov: Preliminary date, place, guests announced », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  51. (es) « Sadyr Japarov's presidential inauguration set for Jan 28 - AKIpress News Agency », sur akipress.com (consulté le ).
  52. RTL Newmedia, « Kirghizstan: le populiste Sadyr Japarov investi président », sur RTL Info (consulté le ).
  53. (en) « Once-jailed populist Japarov sworn in as Kyrgyz president », sur France 24, FRANCE24.English, (consulté le ).
  54. (en) « Sadyr Japarov sworn in as Kyrgyzstan’s new president », sur TASS (consulté le ).
  55. (ru) Darya PODOLSKAYA, « Coalition to approve new PM, composition, structure of Government on February 1 », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  56. (ru) Darya PODOLSKAYA, « Deputies to approve PM, Government after inauguration of president », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  57. (en) « Majority coalition approves candidate for Prime Minister of Kyrgyzstan », sur akipress.com (consulté le ).
  58. (ru) Darya PODOLSKAYA, « Date of referendum on amending the Constitution of Kyrgyzstan announced », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  59. (en) « What’s in Kyrgyzstan’s Proposed ‘Khanstitution’? », sur thediplomat.com (consulté le ).
  60. « Kirghizistan : manifestation contre des amendements à la Constitution », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  61. (ru) Darya PODOLSKAYA, « Preliminary results: 81.52% of voters support presidential form of government », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  62. (ru) Aida DZHUMASHOVA, « Voter turnout for referendum reaches 33.08 % as of 18.00 », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  63. (ru) Aida DZHUMASHOVA, « Japarov: Parliamentary elections will be held in May in Kyrgyzstan », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  64. (ru) Aida DZHUMASHOVA, « Sadyr Japarov tells about reforms in Kyrgyzstan », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  65. (ru) Darya PODOLSKAYA, « New draft Constitution of Kyrgyzstan ready for sending to Parliament », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  66. (en) « Kyrgyz Parliament Approves Law For Referendum On Constitutional Changes, Sets April 11 Date », sur Radio Free Europe/Radio Liberty, rferl (consulté le ).
  67. (en) AFP, « Kyrgyz voters approve expanded powers for president », sur euractiv.com, (consulté le )
  68. (ru) Darya PODOLSKAYA, « CEC to sum up official results of referendum by May 2 », sur 24.kg, www.24.kg, (consulté le ).
  69. (en) « President Japarov signs new Constitution of Kyrgyzstan », sur akipress.com (consulté le ).

Liens externesModifier