Radio Fugue

Radio Fugue
Description de l'image Logo Radio Fugue 2014.jpg.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Slogan Rock Electro
Langue Français
Statut Webradio depuis le 2 décembre 2012
Site web www.radiofugue.com
Différents noms Radio Fugue Jeunesse
Radio Fugue
Fugue FM
Fugue (1999-2002)
Historique
Création 1982
Disparition 2002
Diffusion hertzienne
DAB+  Non
Satellite  Non
Diffusion câble et Internet
Câble  Non
ADSL  Oui
Streaming  Oui
Podcasting  Non

Radio Fugue est une webradio française de Picardie qui portait auparavant le nom de Fugue, avant la disparition de cette radio des ondes.

HistoriqueModifier

CréationModifier

Radio Fugue Jeunesse a été créée par un groupe d'étudiants en 1982[1],[2],[3],[4], par François Boulanger, Jean-Marc Geyer, Eric Hennique, Benjamin Schwarz,Sylvain Dubois. Le premier studio était installé dans le grenier d'un des quatre fondateurs puis dans un camion stationné sur le plateau de Margny-lès-Compiègne[5],[6],[7]. La couleur musicale de la station (Pop/Rock/West Coast) attire les auditeurs de Compiègne. La station se professionnalise avec l’aide de Stéphane Duriez (RFM) et de Bertrand Lesguillons, devient Radio Fugue puis Fugue FM et enfin Fugue[6],. Elle passe du statut associatif à celui de commercial en 1986 grâce au soutien du CILOVA et reçoit à nouveau l'autorisation d'émettre[8].

En , elle fait parler d'elle internationalement par son intention de diffuser une fréquence anti-moustiques[9],[10]. Le magazine américain Time, le Wall Street Journal, le Japan Times, le Daily Mail anglais, entre autres, publient l'information qui fait le tour du monde et les télévisions anglaises et australiennes dépêcheront même des journalistes jusqu'à la radio jusqu'à ce que Fidel Acaso, un des animateurs de la radio ne reconnaisse le canular[11].

Sous l’impulsion de Laurent Pierrepont, Nathalie Gomez, Danièle Grenet de Pascal Loisel, et de nombreux partenaires financiers lui permettent de devenir l'une des plus importantes radios privées de l'Oise puis de Picardie avec 6 fréquences et de magnifiques studios, réalisés par Yannick Tranchant, situés rue Clément Ader à Compiègne. Son format « Music & News – Top 40 », artistiquement proposé par Pierre Desaint et Christophe Espinasse, aidé de Witek Consulting (en 2000), permet à la station d’être crédité de plus de 30 000 auditeurs/jours.

DéveloppementModifier

En 1999, Fugue se rapproche du groupe nordiste Contact FM qui prend des participations dans la station et conçoit les programmes. Le directeur de Contact FM de l'époque, Laurent Hongne, est remplacé à la tête de la radio Dance où il a fortement contribué à une explosion de l'audience, et prend la direction de Fugue[6],[12].
Après presque deux années à la direction et une audience multipliée par 4, Jérôme Delaveau, transfuge de Radio Scoop, est nommé en lieu et place de ce dernier, une nouvelle fois transféré, cette fois à la direction des programmes de « Contact 2 » qui deviendra plus tard Zi-One, en 2002, (qui cessera d’émettre fin 2008). Alors créditée de 45 000[6] auditeurs quotidiens sur la région Picardie, Jérôme Delaveau accentue le positionnement « CHR rythmic » de l'antenne, initié par son prédécesseur, avec une programmation « Dance/rnb ».
En 2001, Fugue dépasse largement ses objectifs et est créditée de 78 000 auditeurs quotidiens[6], et dépasse notamment de trois points sa grande sœur, Contact FM sur Amiens, ou les deux antennes possédaient une fréquence.
Après plusieurs tentatives et demandes infructueuses, la direction de Contact FM, obtient ce qu'elle souhaitait depuis la reprise en 1999, à savoir l'autorisation de basculer Contact FM sur les fréquences de Fugue via le retrait d'autorisation d'émission[13],[14].

Arrêt de la radioModifier

En 2002, le CSA retire à la société Fugue FM[6],[15] l'exploitation de la station qui change de nom pour devenir sur le papier, Fugue, programme Contact, puis simplement Contact quelques mois plus tard. L'histoire retiendra que la « remplaçante » de Fugue, fera moins d'audience que la radio picarde à son époque, avec les mêmes fréquences, et un bassin de population en constante augmentation.
Fugue est à l’origine de nombreux événements (Nuit des jeunes talents, Opération Beaujolais, La Radio 100 % anti-moustique, Opération Bons conducteurs, Fugue Sun Party, Raid vert…) et a parrainé de multiples manifestations locales (Foire aux fromages et aux vins, fête de la musique, Festival des Picantins, Elections Reine du muguet,…).

L'après Radio FugueModifier

Le , à l'initiative de Christophe Espinasse, la Fugue Team se retrouve pour fêter le trentième anniversaire de la création des FM sur Compiègne. Radio Graf'hit "Compiègne accepte de devenir Fugue l'espace d'une journée. Les animateurs prennent les platines du Dream, discothèque située à Compiègne, pour la Fugue FM Night Fever, nos plus belles années[6].

De nos jours, les ex-Fugueurs travaillent sur les plus grandes radios ou TV françaises voire européennes. Fugue a formé beaucoup de talents : Dario (Fun Radio), Bob (Ouï FM), Thierry David (Canal+), Pierre Fossé ( Fun Radio, Voltage ), Bertrand Lesguillons (NRJ), Christelle Chiroux (TF1), Éric Laforge (Classic 21), Nadia Penven (France 3), Chris Ratinaud (RFM), Emmanuel Marolle (Le Parisien), Philippe Despont (RFM)…[6],[13].

WebradioModifier

Elle est relancée en 2012 sur internet par trois de ses anciens responsables, Christophe Lespinasse, Régis Castanheira et Pascal Loisel[5],[1],[16],[17].

ChronologieModifier

LogosModifier

ProgrammationModifier

  • Programmation de 65 % de gold et 55 % de musiquefrancophone.
  • Cible: les 20-34 ans.
  • De 1999 à 2002: programme dance et techno.
  • Depuis 2014: Classic Rock, Rock, Electro.

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Ils relancent Radio Fugue sur Internet », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. a et b François Cazenave, Les Radios libres, Presses Universitaires de France, , 128 p. (ISBN 9782130660637)
  3. « Compiègne compte « trois radios libres et un fantôme » », Le Figaro magazine,‎ , p. 72 (lire en ligne, consulté le )
  4. « Il y a 25 ans. Et les ondes furent "libres" », 60. Le magazine du département de l'Oise, no 21,‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le )
  5. a et b « Radio Fugue renaît sur Internet », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a b c d e f g et h Schoop 2021.
  7. VINCENT DEBES, « La voix de la radio belge manie aussi la plume », sur Courrier picard (consulté le )
  8. a et b « Quatorze nouvelles autorisations de radios publiées au JO. », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) « Dancing bugs », Jet,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. (en) « Radio show zaps pesky mosquitoes! », Weekly World News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Fugue FM et les moustiques », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Radio Fugue modifie son bureau - Le CSA et l'Hadopi deviennent l'Arcom », sur www.csa.fr (consulté le )
  13. a et b [https://www.radioscope.fr/lien/envrac/cimetiere/fugue.htm « RadioScope - Cimeti�re Radio - Fugue »], sur www.radioscope.fr (consulté le )
  14. Par Michel Pirioua Le 8 novembre 2002 à 00h00, « Fugue passe sous l'aile de Contact FM », sur leparisien.fr, (consulté le )
  15. « Radio Fugue change de nom et de programme et restitue une fréquence - Le CSA et l'Hadopi deviennent l'Arcom », sur www.csa.fr (consulté le )
  16. « Radio Fugue | Webradio en direct gratuitement », sur radio.fr (consulté le )
  17. Brulhatour, « Frédéric Marc est resté 72 heures à l'antenne », sur La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio (consulté le )

Liens externesModifier