Rémi Quirion

chercheur canadien

Rémi Quirion (1955 à Lac-Drolet, Québec, Canada) est un chercheur canadien (québécois) en neurosciences. En , il est nommé scientifique en chef du Québec par le gouvernement du Québec devenant ainsi le premier à assumer la fonction.

Rémi Quirion
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Rémi Quirion en 2011
Fonction
Scientifique en chef du Québec
depuis
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BiographieModifier

En 1980, Rémi Quirion obtient un doctorat en pharmacologie de l’Université de Sherbrooke puis, de 1980 à 1983, il effectue un stage postdoctoral au National Institute of Mental Health, aux États-Unis.

De 1983 à 1991, il agit à titre de chercheur principal au Centre de recherche de l’Institut Douglas et de professeur au département de psychiatrie de l’Université McGill, puis il est nommé directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut Douglas en 1996.

En 2000, il est nommé directeur scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), puis en 2009, il occupe le poste de directeur exécutif de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer dans la même organisation[1].

Avant d’être nommé scientifique en chef du Québec en 2011, il occupait différents postes, dont celui de « professeur au département de psychiatrie de l’Université McGill, vice-doyen des Sciences de la vie et initiatives stratégiques de la Faculté de médecine et conseiller principal en recherche en sciences de la santé »[2].

Scientifique en chef du QuébecModifier

Le , Rémi Quirion est nommé scientifique en chef du Québec[3].

À cet effet, il a le mandat de conseiller le ministre en titre sur le développement de la recherche et de la science au Québec, d’assurer la coordination des enjeux communs et le développement des recherches intersectorielles, de promouvoir la recherche québécoise au niveau international, la culture scientifique et les carrières de chercheur.

Plus récemment, les missions économiques à l'étranger auxquels il prend part, notamment avec le gouvernement du Québec, l'amène à mettre de l'avant le concept de « diplomatie scientifique », une approche adoptée par certains pays qui favorise le développement de liens entre nations en préconisant la science et la création de liens entre chercheurs[4],[5].

Il préside aussi les conseils d’administration et dirige les trois Fonds de recherche du Québec (Santé, Société et culture, Nature et technologies) qui ont été regroupés sous cette appellation depuis le [6]. Les Fonds visent à promouvoir et à aider financièrement la recherche, la diffusion des connaissances et la formation des chercheurs. Le scientifique en chef, M. Quirion assure leur bon fonctionnement, en collaboration avec les directeurs scientifiques de chaque fonds[7].

Dans l’exercice de ses fonctions, il relève du ministre en titre du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, soit Pierre Fitzgibbon[8].

Le , son mandat a été renouvelé pour une période de cinq ans[9].


En plus de ces différentes responsabilités, le scientifique en chef s’est donné comme mandat plus large de favoriser les liens entre la recherche, la science et le citoyen. En plus d'encourager la communauté de la recherche a dialoguer via les médias et les réseaux sociaux de leur expertise et de leur métier de chercheur, il publie quotidiennement sur sa page Facebook, son compte Instagram et son compte Twitter des publications vulgarisés, en lien avec l’actualité scientifique et ses activités. Rédigés par les journalistes de l’Agence Science-Presse et publiés sur le site du Scientifique en chef du Québec, les capsules du #détecteursderumeurs suscitent beaucoup d’intérêt et contribuent à combattre la désinformation.


La pandémie de la COVID-19 a propulsé le scientifique en chef du Québec sur la scène publique et a considérablement augmenter son rôle conseil au sein du Gouvernement du Québec.

En , il déclare être impressionné par la vitesse à laquelle ont été développé des vaccins pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Cette recherche a permis, selon Rémi Quirion, l'innovation dans les domaines de la technologie et les télécommunications. Il juge que la crise suscitée par la pandémie a permis une meilleure coordination des chercheurs partout sur la planète[10].

« Si l’on pense à la Deuxième Guerre mondiale, il y a eu énormément de nouvelles technologies qui ont été développées pour la défense et l’armée, mais qui ont servi au public, comme les ordinateurs[10]. »

— Rémi Quirion

Contribution scientifiqueModifier

Les travaux de Rémi Quirion ont aidé à mieux comprendre le rôle du système cholinergique dans la maladie d’Alzheimer, du neuropeptide Y dans la dépression et la mémoire, et du peptide relié au gène de la calcitonine dans la douleur et la tolérance aux opiacés[11]. Il est l’auteur de près de 750 publications dans des revues scientifiques reconnues. Parmi celles-ci, les plus significatives sont les suivantes :

  • Auld, D., Konercook, T., Bastinanetto, S., Quirion, R. 2002. Alzheimer’s disease and the basal forebrain cholinergic system: relations to beta-amyloid peptides, cognition and treatment strategies. Prog. Neurobiol., 68, 209-245[12].
  • Kask, A., Harro, J., Von Horsten, S., Redrobe, P., Dumont, Y., Quirion, R. 2002. The neurocircuitry and receptor sub-types mediating anxiolytic-like effects of neuropeptide Y. Neurosci. Biobehav. Rev. 26, 259 – 283[13].
  • van Rossum, D., Hanisch, U., Quirion, R. 1997. Neuroanatomical localization, pharmacological characterization and functions of CGRP, related peptides and their receptors. Neurosci. Biobehav. Rev. 21, 649-678[14].

Rémi Quirion a aussi publié à titre de scientifique en chef du Québec :

  • Quirion, R., Carty, A., Dufour, P., Jabr, R. 2016. Reflections on science advisory systems in Canada. Palgrave Communications, Article number: 16048 (2016)[15].

HonneursModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Rémi Quirion : le boss des sciences - L'actualité », L'actualité,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2016).
  2. Gouvernement du Québec, « Rémi Quirion nommé scientifique en chef du Québec », Actualités du Ministère du Développement économique, innovation et exportation du gouvernement du Québec,‎ (lire en ligne, consulté le 7 septembre 2011).
  3. Gazette officielle du Québec, 27 juillet 2011, 143e année, no 30, Décret 778-2011, 4 juillet 2011 concernant la nomination de monsieur Rémi Quirion comme scientifique en chef
  4. « Sous la science, la diplomatie », Daily Science,‎ (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2018).
  5. (en) « Science Diplomacy: A Pragmatic Perspective from the Inside », Science & Diplomacy,‎ (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2018).
  6. « Projet de loi n°130 : Loi abolissant le ministère des Services gouvernementaux et mettant en œuvre le Plan d'action 2010-2014 du gouvernement pour la réduction et le contrôle des dépenses en abolissant et en restructurant certains organismes et certains fonds (titre modifié) », sur http://www.assnat.qc.ca/.
  7. Valérie Borde, « Un gros défi pour le Scientifique en chef du Québec », L'Actualité,‎ (lire en ligne).
  8. « Pierre Fitzgibbon - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le 12 janvier 2021)
  9. « Communiqué du 15 juin 2016 – Nominations du Conseil des ministres », sur www.premier-ministre.gouv.qc.ca (consulté le 8 septembre 2016).
  10. a et b Mélanie Meloche-Holubowski, « La science, grande gagnante de la pandémie », Ici.Radio-Canada.ca,‎ (lire en ligne)
  11. « Institut Douglas - Laboratoire de Rémi Quirion », sur http://www.douglas.qc.ca/.
  12. (en) « Alzheimer’s disease and the basal forebrain cholinergic system: relations to beta-amyloid peptides, cognition and treatment strategies », Prog Neurobiol,‎ (lire en ligne).
  13. (en) « The neurocircuitry and receptor sub-types mediating anxiolytic-like effects of neuropeptide Y », Neurosci Biobehav Rev.,‎ (lire en ligne).
  14. (en) « Neuroanatomical localization, pharmacological characterization and functions of CGRP, related peptides and their receptors », Neurosci. Biobehav,‎ (lire en ligne).
  15. (en) Quirion, R., « http://www.palgrave-journals.com/articles/palcomms201671 », Palgrave communications,‎ (lire en ligne).

Liens externesModifier