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Référence:Cent ans de peinture de montagne

Sommaire

ÉditionsModifier

Première éditionModifier

  • Titre : Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998
  • Auteur : Collectif
  • Éditeur : Société des peintres de montagne
  • Lieu : Paris
  • Publication : 1999
  • Pages : 179
  • Collectif, Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998, Société des peintres de montagne, Paris, 1999
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  • Collectif, Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998, Paris, Société des peintres de montagne, 1999

Seconde éditionModifier

  • Titre : Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998
  • Auteur : Collectif
  • Éditeur : R. Le Roy Wattiaux, J. Daures, R. Lefebvre
  • Lieu : Paris
  • Publication : 2003
  • Pages : 224
  • Collectif, Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998, R. Le Roy Wattiaux, J. Daures, R. Lefebvre, Paris, 2003
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  • Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998 / Collectif. – Paris : R. Le Roy Wattiaux, J. Daures, R. Lefebvre, 2003. –
  • Collectif, Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998, Paris, R. Le Roy Wattiaux, J. Daures, R. Lefebvre, 2003

DescriptionModifier

Le 25 novembre 1897, Franz Schrader, alors vice-président du Club alpin français, donne une conférence dans laquelle il annonce la fondation imminente d'une Ecole de peinture de montagne française. Le texte de cette conférence - qu'on peut considérer comme le bulletin de naissance de la Société des Peintres de Montagnes sera reproduit l'année suivante dans l'Annuaire du C.A.F. sous le titre : « À quoi tient la beauté des montagnes ».

- "À cette époque, Schrader membre de la Société de Géographie de Paris (grande médaille d'or pour l'ensemble de son oeuvre) s'était attelé à une tâche gigantesque : réaliser, à l'intention du public de l'Exposition Universelle de 1900 et sans aucun des artifices alors couramment utilisés, un panorama de 60 mètres sur 16 représentant l'intérieur du massif du Mont-Blanc. Pour cela, il passe quatre étés consécutifs sur la moraine du glacier des Périades, face au bassin du Géant et à la Mer de Glace, prenant de nombreux croquis. Il livre les impressions que lui inspire cet "emprisonnement volontaire" à 2 75O mètres d'altitude, dans un monde fait uniquement de rocs et de glaces...

Il venait de créer avec ce texte fondamental, une société singulière, différente des écoles de peintures célébrées par les grands maîtres des capitales d'Europe. En effet, cette dernière allait réunir amateurs, professionnels, en une société moderne, et en avance sur son temps, de par le statut démocratique qui l'animait, avec pour sociétaires des peintres alpinistes français, mais aussi étrangers dont vingt pour cent de femmes peintres, alors que le milieu montagnard comme celui de l'art, étaient restés longtemps réfractaires à leur présence. Aujourd'hui encore, avec des femmes alpinistes, et des peintres étrangers.. l'ouvrage montre que malgré un statut pratiquement inchangé, les peintres contemporains perpétuent le but initial de promotion de la peinture de montagne. Dans la seconde édition, différente d'un catalogue sur la peinture de montagne, est une véritable référence, un témoignage rare. Pourquoi ? Parce que des artistes de terrain ont abordé le dernier thème découvert (la montagne) concernant l'un des derniers grands genres artistiques inventés : LE PAYSAGE. Certains sont nés sous Napoléon III, voire Louis Philippe, et contribuèrent à fonder une Société de peintres unique dans l'Hexagone et même en Europe. Comme le souhaite son dynamique Président Jacques Mesnildrey : "cet ouvrage permet de mieux faire connaître cette société et sa peinture un peu oubliée, pour la faire partager à un public qui ignore que la peinture de montagne est bien vivante et passionnante".

Lorsqu'on parcourt quelques-unes des biographies, on est surpris d'y voir y figurer de grands noms, de grandes autorités de sociétés savantes qui ont contribué à la fondation de la Société des peintres de Montagne et qui pour certains l'ont animée avec foi. On y trouve bien sûr Franz Schrader son premier président, Eugène Gallois membre de la Société de Géographie, mais aussi Joseph Vallot (le refuge et l'observatoire du Mont Blanc), Paul Joanne (les guides Adolphe Joanne), des célébrités et autorités des arts et des lettres : les peintres Gabriel Loppé et Carolus-Duran (1837-1937), Président de la Société Nationale des Beaux-Arts, Tony Fleury, président de la Société des Artistes Français, l'Architecte Frantz Jourdain, fondateur président du Salon d'Automne, le directeur des Beaux-Arts, les écrivains René Bazin et André Theuriet, tous deux membres de l'Académie Française, Léon Bénédicte, conservateur du musée du Luxembourg, le Prince Roland Bonaparte.. Plus près de nous, nous trouvons des personnages à l'esprit encyclopédique (voyageurs, explorateurs, topographes, reporters, géographes, ethnologues qui ont eu pour passion, outre l'étude, la recherche du paysage, du relief, la représentation esthétique de leurs objets. Tels Eugène GALLOIS : "le Club Alpin Français faisait appel à lui pour donner des conférences à la Société de Géographie en présence de personnalités du monde scientifique et d'universitaires " ; Joseph EYSSERIC, géographe, physicien, astronome, écrivain, un peu dans la suite de SCHRADER, membre de la Société de Géographie en 1894 ; Gaston VUILLIER (1845-1915), voyageur, éthnologue, peintre de montagne et "premier-inventeur" du métier de reporter-dessinateur-peintre (voir les revues : Le Tour du Monde, l'Illustration), avant que ne triomphe la photographie au début du XXe siècle. De manière plus contemporaine, Paul GAYET-TANCREDE dit Samivel (1907-1992), alpiniste, artiste, voyageur, écrivain, cinéaste, moraliste.. effectua de nombreux voyages dans le Grand Nord, notamment au Groenland avec Paul Emile Victor. Cet autodidacte d'exception inventera un graphisme qui constitue une œuvre picturale des plus originales. Avec ses figures, des professionnels de haute renommée, des enseignants, des graveurs et des sculpteurs, DREVET, COMMUNAL, CONTENCIN, FOURCY, ABRATE, WIBAULT et bien souvent ses anonymes (n'ayant pas recherché la notoriété). Cent ans de peinture de Montagne, constitue une merveilleux exemple de ce que la géographie de la montagne, du terrain accidenté, des hauts lieux éthérés, inspire aux hommes. Même si cet ouvrage n'a pas l'ambition de refaire l'historique de la peinture de montagne (de nombreux auteurs qualifiés l'ont déjà bien traité), la filiation de cette Société avec des Sociétés artistiques et savantes met en lumière un héritage inattendu d'un siècle de travaux dans l'histoire de l'Art, resté très mal connu des spécialites. A leur intention, une annexe est consacrée au pinacothèques, musées et comporte outre les principales références muséographiques, la liste presque complète des livres illustrés par des peintres de la S.P.M.. Avec une iconographie d'une grande richesse, une trace picturale de paysages uniques du monde sur lequel les problèmes d'environnement pèsent, cet ouvrage contribue à apporter une pierre de plus à la Civilisation Paysagère, plus particulièrement concernant les reliefs, révélés à nos pays occidentaux par ces pionniers, ces cartographes, ces botanistes, ces géologues, les aventuriers alpinistes, il y a seulement deux siècles.. (Article sur La Géographie N° 1518 septembre 2005, avec l'autorisation de son auteur Jean-Claude Tournou-Bergonzat).


Cette société édite, en 1999, l´ouvrage Cent ans de peinture de montagne : 1898-1998 qui contient, outre de nombreux clichés et peintures d´artistes venant de France mais également du Maroc, du Pakistan, de Grande-Bretagne et des États-Unis, de nombreuses biographies de personnalités ayant un rapport proche ou plus lointain avec la montagne.