Queue-d'aronde

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Une queue-d'aronde est un type de liaison mécanique entre deux pièces qui prend différentes formes, notamment :

Par extension, on appelle « queue-d'aronde » toute forme semblable (trapèze, voire triangle) accotée par le petit côté ou par la ponte à une autre forme, dans un but décoratif et non utilitaire.

Origine du nom et usages linguistiquesModifier

Le mot « aronde » désignait autrefois l'hirondelle. Au XVIIIe siècle, on employait parfois « queue d'héronde ». On parle en anglais de dovetail joint (assemblage en « queue de colombe »). En allemand, Schwalbenschwanzverbindung et en néerlandais, Zwaluwstaartverbinding, on reste dans la métaphore de l'hirondelle, comme en français. En Suisse romande, on parle d'assemblage en « queue d'aigle ».

L'angle de coupe est effectué dans une proportion de 1/4 (soit un centimètre en largeur sur quatre centimètres en hauteur) ; cette proportion est différente à travers le monde[1].

Usage dans l’architecture et les arts décoratifsModifier

La bascule des chapiteaux des colonnes engagées, cantonnant des piles carrées, des XIe et XIIe siècles, est maintenue postérieurement par une fausse coupe en queue d'aronde. Il en est de même pour les corbeaux formant une forte saillie et destinés à porter un poids en bascule. « Mais c’est surtout dans les ouvrages de charpente que la queue d'aronde a été employée pendant le Moyen Âge. Les entraits des fermes dans les charpentes de combles des XIIIe, XIVe et XVe siècles sont généralement assemblés dans les sablières doubles en queue d'aronde et à mi-bois[2]. »

On appelle tabula ansata ou cartouche à queue-d'aronde un cartouche rectangulaire flanqué de part et d’autre d’une queue-d'aronde. L’ensemble peut évoquer un écriteau dont les queues-d'aronde seraient des « pattes de fixation ».

Exemple d'assemblages en charpenterie traditionnelle dans le mondeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) à Tolochenaz (Suisse).
  2. Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, Éditions Bance-Morel, 1854 à 1868 (lire sur Wikisource).

Voir aussiModifier

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