Québecor inc.
logo de Québecor

Création 1965
Fondateurs Pierre Péladeau
Personnages clés Pierre Péladeau : fondateur
Pierre Karl Péladeau
Robert Dépatie
Manon Brouillette
Forme juridique Publique
Action TSX : QBR.AQBR.B
Siège social Montréal, Québec
Drapeau du Canada Canada
Activité Médias de masse
Télécommunications
Produits Télévision
Édition
Câblodistribution
Imprimerie
Commerces
sites web
Filiales Québecor Média
Effectif 10 100 (2017)
Site web www.quebecor.com

Capitalisation 8,14 G$CAN (Février 2019)
Résultat net en augmentation 503.1 millions $CAN ()

Fondée en 1965, Québecor inc. (Quebecor avant avril 2012[note 1]) est une entreprise québécoise proposant des prestations dans les domaines de l'imprimerie commerciale, des médias (journaux, magazines, radio, télévision) et des télécommunications : câblodistribution, Internet (voir Canoë), téléphonie. Son siège social est situé à Montréal, au Québec.

DescriptionModifier

 
Siège social de Québecor
rue Saint-Jacques, Montréal

Les activités de ce conglomérat se retrouvent dans sa filiale Québecor Média, constituée d'un ensemble d'entreprises dont les services portent sur les communications de masse : journaux, livres, magazines, télévision par câble, télévision, radio, Internet, etc.

HistoriqueModifier

Fondée par Pierre Péladeau en 1965, l'entreprise exerce dans le domaine de l'impression commerciale.

Le fondateur de Québecor, Pierre Péladeau, achète son premier journal de quartier en 1950 en empruntant 1500$ a sa mère. Cet achat s'avère un succès considérable, avec la tenue du premier concours Miss Rosemont. Par la suite, Pierre Péladeau fonde son premier journal en 1964, avec la création du Journal de Montréal, qui paraît pour la première fois le 15 juin 1964. En 1965, l’entreprise Québecor est fondée, ayant pour but de regrouper toutes les propriétés dans le domaine médiatique[2][source insuffisante]. L’entreprise sera dirigée par Pierre Péladeau pendant plus de 30 ans jusqu'à sa mort en 1997.

Pierre Karl Péladeau assume seul la direction du groupe en 1999. En mars 2013, il annonce sa démission en tant que président et chef de la direction. Il est remplacé à ce poste par Robert Dépatie. Pierre Karl Péladeau reste chez Québecor comme vice-président du conseil et président du conseil des filiales Québecor Média et Groupe TVA[3].

Suite à la démission de Robert Dépatie, Pierre Karl Péladeau reprend le contrôle du groupe[4][source insuffisante]. Depuis la mort de Pierre Péladeau en 1997, la croissance de l’entreprise aura été considérable : en 2019, la compagnie figure parmi les 15 plus grosses entreprises du Québec, avec 9900 employés selon une liste réalisée par le média Les Affaires[5].

Avec l’évolution des canaux de communication dont la télévision, puis par la suite les médias en ligne et les médias sociaux, développés a parti d’internet, ainsi qu’une industrie médiatique évoluant dans un contexte dans lequel les auditeurs sont davantage vus comme des consommateurs[6]. Dans cette approche des pratiques de couvertures médiatiques correspondant aux logiques propres au journalisme hippique (définissant un cadrage journalistique à travers lequel les instances médiatiques se retrouvent dans une situation compétitive extrême), le groupe Québecor se développe en exécutant plusieurs acquisitions dont celle du groupe Vidéotron en l’an 2000 grâce à un accord convenu avec la Caisse des Dépôts et des placements du Québec[7].

En 2013, le groupe effectue le rachat de Gestev, une entreprise spécialisée dans la gestion d’évènements culturels et sportifs[8][source insuffisante], marquant l’introduction de Quebecor dans un marché qui lui était autrefois étranger. Dans un communiqué de presse publié le 17 novembre 2014, la compagnie annonce l’acquisition de 15 magazines de la compagnie TC Transcontinental dans le cadre d’une transaction annoncée à une valeur de 55,5 millions de dollars[9][source insuffisante]. Cette stratégie d’acquisition s’inscrit dans une stratégie d’intégration verticale et horizontale, de convergence de ses processus productifs afin d’offrir une sphère davantage rationalisée dans la presse québécoise[10].

Informations économiquesModifier

L'entreprise opère via plusieurs filiales :

  • Vidéotron (câblodistribution)
  • Le SuperClub Vidéotron (club vidéo)
  • Groupe TVA (réseau de télévision)
  • Canoe.ca (site web d'actualité)
  • MELS (studios de production)
  • Quebecor Media Book Group (publication)
  • TVA Publishing Inc. (publication)
  • Messageries ADP (publication)
  • Messageries Dynamique (distribution)
  • Gestev (spectacle)

Québecor inc. détenait aussi auparavant[évasif] les activités d'impression commerciale de Quebecor World.

logo nom type région langue
  Le Journal de Montréal journal quotidien Montréal et ses environs français
  24H Montréal journal quotidien Montréal français
  Le Journal de Québec journal quotidien ville de Québec et ses environs français

Les Produits de QuébecorModifier

Sous un aspect économique, la compagnie de câblodistribution possède le fait suivant : « Sur les bénéfices d'exploitation totaux de 354,2 millions engrangés au deuxième trimestre par Quebecor, 264 millions provenaient du secteur des télécoms, essentiellement de Vidéotron »[11]. Encore, Vidéotron agit comme le plus gros compétiteur de Bell. Sur ce point, l’achat de Vidéotron pouvait être différent. En effet, en faisant un retour à l’an 2000, « Rogers » s’apprêtait à acheter Vidéotron, et conséquemment, aurait appartenu à Toronto. Cependant, c’est grâce à « la Caisse de dépôt et placement du Québec » que Québecor a pu acheter Vidéotron et TVA. Notamment, « Michel Nadeau possédait une copie d’un chèque de 2 495 917 245 dollars, signé de sa main à l’époque où il était numéro deux de la Caisse de dépôt et placement du Québec »[12]. Il s’agit de présenter les faits économiques afin de pouvoir comprendre l’état de la communication de ces médias de nos jours.

Même dans un contexte d’affaires, on parlait de nationalisme économique dans les négociations entre Québecor et Vidéotron. C’est-à-dire, les informations suivantes nous permettent de comprendre l’importance que le Québec accorde aux médias, qui touchent la communication. En fait, la Caisse de dépôt et placement du Québec vient en aide à Québecor pour faire l’achat de Vidéotron afin de préserver le pouvoir sur la diffusion des nouvelles, de divertissement, et plus. Ainsi, cet achat a été motivé par la préservation de la langue française à l’opposé de Toronto qui parle majoritairement anglais. De plus, cette entente constitue beaucoup plus qu’une simple entente financière, elle s’agit du maintien et de l’influence des valeurs du Québec sur sa population.

Critiques et controversesModifier

La concentration médiatique qui entoure Québecor a semé la controverse au Québec. Selon un sondage réalisé par la firme CROP en 2011, bien des Québécois estiment que la concentration de la presse nuit au droit du public à une information de qualité[13].

Selon une recherche réalisée en 2007, auprès de 385 journalistes travaillant principalement pour Radio-Canada, Gesca et Québecor, la grande majorité des journalistes, tous conglomérats confondus, sont d'avis que la concentration et la convergence dans les conglomérats tels que Québecor nuisent à la qualité, à la diversité et, surtout, à l'intégrité de l'information, qui serait détournée du service public afin de satisfaire des intérêts particuliers[14].

En août 2019, une controverse surgit au sujet de Québecor, lorsque la députée Catherine Dorion qualifie le groupe Québecor de “danger démocratique”[15] suite à l'émergence de plusieurs exemples de censures faites vis-à-vis de critiques concernant Québecor et ses membres clefs, notamment Pierre-Karl Péladeau. Elle dénonce en effet une culture d’autocensure au sein de la compagnie[16]. Lorsqu’il est interrogé au sujet ces censures par la députée, Pierre Karl Péladeau refuse de commenter. Il élaborera tout de même sa position sur cette controverse sur les ondes de Radio Qub, dans une émission présentée par Mario Dumont[17], ou il affirmera que « S’il existe une organisation médiatique, offrant une liberté des plus élargies et les points de vue différents, c’est bien Québecor ». Par cette intervention, Péladeau affirme que le groupe fait l’objet d’un fort pluralisme interne, ou plusieurs positions politiques sont représentées au sein d’un même groupe médiatique.

La concentration de la presseModifier

Québecor et Péladeau détiennent 77 journaux, 22 magazines et 13 maisons d’édition, dont le Groupe TVA. En fait, la possession de ces compagnies médiatiques vient toucher l’homologie politique qui est le degré sur lequel la structure du champ médiatique épouse la structure du champ politique. Notamment, cela vient créer un pluralisme externe, où chaque média s’annonce à un point de vue politique. Le danger qui vient de la concentration de presse vient toucher deux enjeux, dont le pouvoir ainsi que la liberté de presse.

En tant que diffuseur d’information, on peut s’apprêter à choisir du contenu qui poussera un programme politique. Par exemple, « Les journaux de Québecor comme le Journal de Montréal et le Journal de Québec ont joué un rôle central dans la construction d’une fausse crise sur la question de l’immigration et du soi-disant débat sur la laïcité qui domine le discours politique au Québec depuis des années »[18]. Le Québec s’agit d’un état démocratique, et avec l’agrandissement du pouvoir de Québecor, cela vient mettre en crise la crédibilité des médias.

Notes et référencesModifier

  1. En 2012, le nom a été francisé en ajoutant un accent aigu[1].
  1. « Péladeau inquiet de l'alliance Bell-Astral », sur LaPresse.ca
  2. « Notre histoire - Québecor », sur www.quebecor.com (consulté le 13 décembre 2019)
  3. Chu Anh Pham, « Pierre Karl Péladeau quitte la direction de Québecor », sur CanoeTV (consulté le 16 mai 2015)
  4. « Comité de direction - Québecor », sur www.quebecor.com (consulté le 13 décembre 2019)
  5. « liste - les-500-plus-grandes-societes-au-quebec-2019 - classements - LesAffaires.com », sur www.lesaffaires.com (consulté le 13 décembre 2019)
  6. Arnaud Anciaux, « Les publics d’une stratégie: Captation de l’attention et dispositif de participation au sein du groupe Québecor », Communication, no vol. 33/2,‎ (ISSN 1189-3788 et 1920-7344, DOI 10.4000/communication.6025, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2019)
  7. « Québecor achète Vidéotron en 2000 avec l'aide de la Caisse de dépôt », sur www.lesaffaires.com (consulté le 13 décembre 2019)
  8. « Québecor achète Gestev », sur TVA Nouvelles (consulté le 13 décembre 2019)
  9. « Groupe TVA acquiert 15 magazines de TC Transcontinental », sur www.quebecor.com, (consulté le 13 décembre 2019)
  10. Renaud Carbasse, « « Du solide et du concret » : concentration de la propriété et convergence journalistique au sein du groupe Quebecor Média », Canadian Journal of Communication, vol. 35, no 4,‎ (ISSN 1499-6642, DOI 10.22230/cjc.2010v35n4a2381, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2019)
  11. « Quebecor Média aujourd'hui », sur La Presse, (consulté le 13 décembre 2019)
  12. Jonathan Trudel, « Le coup de poker Vidéotron », sur L’actualité (consulté le 13 décembre 2019)
  13. "La concentration des médias et Québecor toujours malmenés par l'opinion publique", Projet J, Observatoire du Journalisme. URL :http://projetj.ca/article/la-concentration-des-medias-et-quebecor-toujours-malmenes-par-lopinion-publique (consulté le 8 octobre 2014)
  14. "Médias - La convergence pèse lourd sur les épaules des journalistes du Québec", Le Devoir. URL :https://www.ledevoir.com/non-classe/221431/medias-la-convergence-pese-lourd-sur-les-epaules-des-journalistes-du-quebec (consulté le 8 octobre 2014)
  15. « Québecor peut devenir un danger démocratique, craint Catherine Dorion », sur La Presse, (consulté le 13 décembre 2019)
  16. « Une culture «d'autocensure» chez Québecor, selon Catherine Dorion », sur La Presse, (consulté le 13 décembre 2019)
  17. AGENCE QMI, « Pierre Karl Péladeau répond à Catherine Dorion », sur Le Journal de Québec (consulté le 13 décembre 2019)
  18. Joel Bergman ★ 12 sept. 2019, « Crise des médias québécois : Québecor resserre l’étau », sur La Riposte Socialiste (consulté le 13 décembre 2019)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier