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Portail de l'Arachnologie
Un scorpion.

L’arachnologie est la partie des sciences naturelles consacrée à l'étude des arachnides. Elle s'intéresse donc aux araignées, scorpions, pseudoscorpions, opilions, solifuges et apparentés ainsi qu'aux acariens et autres tiques.

Avec le développement des connaissances et la spécialisation de nouvelles sciences voient le jour comme l'aranéologie, l'acarologie et la scorpionologie.

Cette discipline a pour tâche de classifier les arachnides et de démêler leur histoire évolutive, ainsi que d'étudier les différents aspects de leur biologie, leur écologie, leur éthologie.

Sommaire thématique

Araignées

Araneus diadematus, l'épeire diadème

Communément appelées araignées, les Araneae sont des arachnides prédateurs, elles possèdent toutes huit pattes, pas d'ailes ni d'antennes, ni de pièces masticatrices dans la bouche. Elles ont des yeux simples et multiples, et produisent de la soie (une solution protéinée synthétisée par des glandes généralement situées à l’extrémité de l’abdomen). Cette soie sert à produire le fil qui leur permet de se déplacer verticalement ou latéralement lorsqu’il y a du vent, de tisser leur toile ou des cocons emprisonnant leurs proies ou protégeant leurs œufs ou petits, voire de faire une réserve provisoire de sperme ou un dôme leur permettant de stocker de l’air sous l’eau douce.

De nombreuses espèces chassent librement et sans faire de toile, en se déplaçant, ou à l’affût, parfois dans un trou qui peut être construit comme un piège.

En tant que prédatrices, les araignées jouent un rôle majeur dans la régulation des populations d'insectes, et elles sont elles-mêmes régulées par des prédateurs souvent spécifiques (reptiles, oiseaux ou insectes de la famille des Pompilidae). Elles se sont adaptées à presque tous les milieux, cavernicoles à montagneux, des milieux arctiques à équatoriaux. Seuls les eaux salées, les très hautes altitudes et les milieux très froids n’ont pas été colonisés par les Araneae.

Presque toutes les araignées peuvent inoculer un venin pour se protéger et/ou pour tuer et liquéfier les organes internes de leurs proies.

De nombreuses morsures de grandes espèces sont très douloureuses, mais ne laisseront pas de séquelles. Seules 200 espèces connues ont des morsures qui peuvent engendrer des problèmes de santé à l’homme.

Acariens

Les acariens sont de taille généralement minuscule : certains sont microscopiques, ne mesurant que quelques dizaines de micromètres, les plus grands sont les tiques qui gorgées de sang peuvent atteindre quelques centimètres.

Le corps est particulièrement compact pour un arthropode en raison de la fusion du prosome et de l'opisthosome en une masse unique et de la quasi-disparition des traces de segmentation. Les pièces buccales, chélicères et pédipalpes, sont souvent fortement modifiées en relation avec l'alimentation.

Il en existe près de 50 000 espèces répertoriées, mais la diversité réelle du groupe est probablement supérieure au million d'espèces.

Beaucoup vivent librement dans le sol ou l'eau, mais les acariens ont aussi développé une grande diversité de relations avec d'autres êtres vivants, allant de la phorésie à l'endoparasitisme. Il existe en particulier un grand nombre d'espèces parasites, éventuellement pathogènes pour les plantes, les animaux ou l'homme.

Scorpions

Les scorpions ont un corps divisé en trois parties.

Le céphalothorax est recouvert dorsalement par la carapace qui porte deux yeux médians et de deux à cinq paires d'yeux latéraux plus petits. Ventralement, il porte quatre paires de pattes locomotrices et une paire de pédipalpes. La bouche située en partie tout à fait antérieure est encadrée par une paire de chélicères. Le mésosoma, la partie avant de l'abdomen est divisée en sept segments. Le premier contient les organes sexuels qui débouchent ventralement sous l'opercule génital, le second porte les peignes (organes sensoriels) et les trois suivants portent quatre paires de poumons qui s'ouvrent ventralement par des stigmates. Le métasoma ou queue, est divisée en cinq segments, le dernier portant l'anus et le telson qui est la vésicule à venin terminée par un aiguillon.

Les pattes locomotrices sont composées de huit articles et se terminent par une paire de griffes.

Les pédipalpes couramment appelés « pinces » servent principalement pour la capture des proies mais aussi lors des danses nuptiales. Ils sont divisés en six segments. Le premier est la pince elle-même, divisée en un doigt fixe et un doigt mobile. Leur taille varie fortement selon les espèces.

Toutes les espèces de scorpions sont venimeuses et la quasi totalité des espèces utilisent des venins neurotoxiques particulièrement efficace contre les autres arthropodes.

Opilions

Les opilions, ou Opiliones, sont mieux connus sous le nom vernaculaire de faucheurs ou de faucheux. Ils ont leur abdomen et leur céphalothorax soudés et des chélicères réduites. Ils possèdent quatre paires de pattes qui sont habituellement longues et fines, elles se détachent facilement et il est fréquent de rencontrer des individus avec moins de huit pattes. Ils n'ont qu'une paire d'yeux simple.

Pour leurs régime alimentaire, les opilions sont carnivores, ce sont des arachnides prédateurs et parfois nécrophages.

6 400 espèces et 1 600 genres sont connues réparties en quatre sous-ordres.

Pseudoscorpions

Les pseudoscorpions ou Pseudoscorpiones sont également connus sous le nom de faux-scorpions.

Ce sont de petits arachnides qui mesurent de deux à douze millimètres de long. Ils ressemblent à des scorpions, avec un corps en deux parties, aplati et en forme de poire. Ils possèdent quatre paires de pattes de cinq segments et des yeux simples. La couleur du corps peut aller du jaune foncé au brun sombre et des pédipalpes de couleur très différente de celle du corps et l'arrière du corps est court et arrondi.

La partie mobile des pinces contient une glande à venin qui leur sert à immobiliser leurs minuscules proies.

Les jeunes passent par trois stades juvéniles et donc effectuent trois mues avant d'atteindre le stade adulte.

Les adultes peuvent vivre deux à trois ans. Ils sont actifs pendant la belle saison et hibernent dans leur cocon durant l'hiver.

Solifuges

Les solifuges ou Solifugae possèdent de larges chélicères composées de deux articles formant une pince. Chaque article porte un nombre variable de dents et de longs pédipalpes au rôle sensoriel.

Les solifuges sont essentiellement carnivores se nourrissant de petits arthropodes. Les proies sont localisées grâce aux pédipalpes, tuées et découpées par les chélicères. Elles sont ensuite liquéfiées par les sucs digestifs hors du corps ; le liquide est ensuite aspiré par la bouche.

Ils sont principalement nocturnes et cherchent l'ombre pendant le jour. Durant son existence, un solifuge peut creuser une quarantaine de terriers, certains s'enfonçant à une profondeur de deux mètres.

La femelle pond ses œufs dans un trou qu'elle a creusé et elle va veiller sur eux jusqu'à l'éclosion ce qui va durer jusqu'à un mois.

Les jeunes solifuges ne se nourrissent qu'après leur première mue, il leur en faudra neuf pour arriver au stade adulte, ils vivront, solitaires, environ une année.

Autres

Damon diadema, un amblypyge
Hubbardia pentapeltis, un schizomide
Typopeltis, un uropyge

Des 105 000 espèces décrites d'arachnides, seules 700 n'appartiennent pas aux six ordres principaux :

  • les amblypyges, prédateurs mesurant de 4 mm à environ 45 mm,
  • les palpigrades anophthalmes mesurant moins de 3 mm,
  • les ricinulides qui vivent dans les matières en décomposition. Ils se caractérisent par la présence d'un petit couvercle, le cucullus, qui recouvre leurs chélicères.
  • les schizomides mesurant moins de 5 mm avec un abdomen divisé en 12 segments.
  • les uropyges mesurant de 18 à 85 mm de couleur brun-rouge à noir cendré. Leur corps est constitué d’un céphalothorax revêtu d’un bouclier de chitine, et d'un abdomen divisé en 12 segments.

Et les trois ordres fossiles :

Arachnologistes

L'arachnologie est la fille de l'entomologie et la mère de l'aranéologie, de l'acarologie, de l'opilionologie et de la scorpionologie.

Les arachnides sont étudiés depuis l'antiquité et en 1758 Linné, dans son Systema Naturae, a créé quatre genres : Aranea, Phalangium, Scorpio et Acarus correspondant aux principaux ordres puis Latreille et Walckenaer posent les fondations.

Parmi les arachnologistes qui ont marqués la discipline on peut citer Ausserer, Beier, Birula, Bonnet, Brignoli, J.C. Chamberlin, R. V. Chamberlin, Grandjean, Karsch, Kraepelin, Koch, Mello-Leitão, Petrunkevitch, O. Pickard-Cambridge, Pocock, Roewer, Simon, Strand, Thorell et Vachon. Pour une liste plus complète voir Catégorie:Arachnologiste.

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Heteroscorpion magnus

Arborescence des catégories

Arachnologiste– 4 P • 1 C
Anatomie de l'araignée– 13 P
Arachnide– 1 P • 10 C

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