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La Police neuchâteloise est la police du Canton de Neuchâtel, en Suisse[1]. Elle a pour mission générale d'assurer la sécurité publique, le maintien de l'ordre et l'observation des lois sur le territoire cantonal. Elle est dirigée par le commandant de la police neuchâteloise qui porte également le grade de colonel de gendarmerie. La police neuchâteloise est subordonnée au Département de la justice, de la sécurité et des finances, dirigé par le conseiller d'État Alain Ribaux.

En 2010, son effectif comptait environ 380 fonctionnaires de police et assistants de sécurité assermentés ainsi qu'environ 60 fonctionnaires civils. L'uniforme des agents de la police neuchâteloise est le même que pour celui porté dans les autres corps de police de Suisse romande. Sa devise est "Bien plus que de la sécurité".

Sommaire

HistoireModifier

De la Police cantonale à la Police neuchâteloise

La police cantonale neuchâteloise est créée par la loi du 21 février 1927. Elle fusionne les deux corps de polices du canton auparavant indépendants, la gendarmerie et la police de sûreté, qui n’ont, théoriquement, plus d’existence ni d’organisation distinctes l’une de l’autre. La direction unifiée est confiée au commandant de la police cantonale, qui doit habiter Neuchâtel, tandis que son adjudant a l’obligation de résider à La Chaux-de-Fonds, où il exerce la fonction de chef de brigade ; agents de la police de sûreté, sous-officiers et gendarmes complètent cette hiérarchie. Territorialement, cette police est divisée en six brigades recouvrant chacune un district. À leur tête se trouve soit un sous-officier, soit un agent de la police de sûreté avec grade de sous-officier. Toutefois, cette organisation ne donne apparemment pas entière satisfaction puisque la loi de 1948 sanctionne le retour à une structure classique comprenant deux sections (gendarmerie et police de sûreté), chacune possédant un chef et une organisation propre, mais toujours placés sous les ordres du commandant de la police cantonale. Si l’organisation issue de la loi de 1927 fait long feu, cette dernière demeure néanmoins très importante pour les agents de la police cantonale, puisqu’elle leur attribue le statut de fonctionnaire. Emblématique du changement de société opéré après la Seconde Guerre mondiale et du rôle croissant de l’automobile dans notre société, le contrôle de la circulation vient s’ajouter au travail des gendarmes en 1949. Dès lors, un état-major de police assiste désormais le commandant dans sa direction. Au fur et à mesure des mutations de la société (notamment la place des femmes ou les nouvelles formes de criminalité), du développement technologique (pensons à l’informatique) et de l’augmentation des tâches de la police, l’organigramme de cette dernière ne cesse de se complexifier. Ainsi, dans les années 1980, les services généraux font leur apparition, de même que les assistants de police (devenus assistants de sécurité publique) ou encore la brigade d’éducation routière. Une ouverture s’opère aussi vers le public et les médias, auprès desquels il s’agit d’assurer une meilleure information. Néanmoins, les plus grands bouleversements proviennent de l’évolution récente de l’institution, marquant un véritable changement de paradigme dans l’organisation et la conception de l’activité policière. En effet, si le principe de la collaboration entre agents des polices locales et cantonale est réaffirmé dès la loi de 1927 et ne se limite dès lors plus seulement à l’exercice de la police locale, depuis l’adoption de la nouvelle loi sur la police neuchâteloise en 2007, c’est l’intégration des polices communales au sein d’une police unique à tout le canton qui a démarrée. Cette opération complexe, menée par la négociation de contrats de prestations avec les communes et l’intégration d’une partie du personnel des polices locales par le canton, doit être achevée en 2014. Ainsi, les villes de La Chaux-de-Fonds (pionnière en 2007) et du Locle (2009), ainsi qu’une trentaine de communes, dont Val-de-Travers (2009), ont abandonné leurs polices municipales pour intégrer la police neuchâteloise, qui a succédé à la police cantonale au 1er juillet 2009. Le second changement d’importance provient d’une conception nouvelle de l’organisation spatiale de la police, qui abandonne la répartition géographique des services policiers (brigades de gendarmerie ou détachements territoriaux de la police de sûreté) par districts, unité de base du paysage policier neuchâtelois remontant au XIXe siècle. Depuis le 1er septembre 2009, les tâches de police sont accomplies sur l’ensemble du territoire cantonal par les quatre unités opérationnelles issues de la gendarmerie et par la police judiciaire, réorganisée en commissariats depuis le 1er janvier 2010. L’ensemble est directement subordonné au commandant de la police neuchâteloise, qui porte également le grade de colonel de gendarmerie.


La gendarmerie, première police d’État neuchâteloise

Par son décret du 29 avril 1809, le maréchal Berthier, prince et duc de Neuchâtel, crée une gendarmerie à pied et impose l’extension de sa juridiction à l’ensemble de la principauté. Sa principale fonction, héritée de la maréchaussée à laquelle elle succède, est d’abord l’élimination de la mendicité et du vagabondage, à côté de tâches comme la surveillance des forêts et de la chasse, la répression de la contrebande des vins et autres abus et la police des routes. Dotée d’un premier règlement en 1824, la gendarmerie « royaliste » sort renforcée des événements de 1831 et se mue dès lors en une véritable police d’État, aux ordres également des chefs de juridiction. Le territoire est plus ou moins subdivisé en quatre brigades, selon l’ancienne subdivision militaire du pays. Néanmoins, malgré le service en uniforme, les gendarmes, brigadiers et leur directeur demeurent des fonctionnaires civils, un cas alors unique en Suisse. La gendarmerie « républicaine » est instituée par la loi du 26 décembre 1849 pour veiller à la sûreté publique, maintenir l’ordre et assurer l’exécution des lois, travail qui s’effectue essentiellement sous forme de rondes, de patrouilles et de tournées. Dès lors et jusqu’en 1901, il s’agit d’un corps militaire dont les membres sont soumis à la discipline et aux lois militaires cantonales, bien que dès 1869, cette force publique soit du seul ressort du département de police. Les principales tâches de la gendarmerie sont constituées de la police administrative et judiciaire, de l’exécution des ordres de la justice et du maintien de l’ordre public, ce qui peut recouvrir des tâches variées selon l’époque. À la tête de la gendarmerie se trouve un capitaine, assisté d’officiers, de sous-officiers et de gendarmes, répartis selon divers schémas qui changeront peu au cours du temps et dont la base est le district, dans lequel le préfet dispose d’ailleurs des gendarmes. De 1850 à 1857, ceux-ci sont engagés spécialement comme gardes-frontière par la confédération, avant qu’elle ne reprenne ce service à son compte. La collaboration avec les communes est envisagée dès la loi de 1863, le Conseil d'État étant alors « invité à s’entendre, autant que faire se pourra, avec les communes ou municipalités qui ont des gardes municipaux, pour combiner dans ces localités l’exercice de la police locale avec l’exercice de la police cantonale. » Si la police locale est tenue de prêter assistance à la gendarmerie chaque fois qu’elle est requise, l’inverse est moins vrai. La cohabitation n’est pas choses aisée puisqu’en 1901, la loi rappelle que « la gendarmerie doit intervenir chaque fois qu’il en est besoin pour suppléer ou seconder les agents communaux dans l’exercice de la police locale. » Ce n’est pas la dernière mention de ce principe. Bien que le parquet pouvait en tout temps requérir l’assistance de la gendarmerie, celle-ci, à partir de 1882, est mise plus particulièrement à la disposition de divers fonctionnaires judiciaires pour le service des enquêtes, assuré auparavant par les huissiers du parquet. La police judiciaire et administrative étant en plein essor au tournant du siècle, ces dispositions sont maintenues en 1902, un ou plusieurs gendarmes pouvant être attachés au « service de la police de sûreté », c’est-à-dire effectuer des activités de police judiciaire, sous les ordres du département de police, du parquet ou de la préfecture. Mais cette situation ne satisfait personne et aboutit à la création d’un corps de police de sûreté (1909) spécialisé dans ces tâches. Dès lors, cette seconde police existera parallèlement à la gendarmerie, avec laquelle elle sera fusionnée au sein de la police cantonale en 1927. L’échec de cette réorganisation consommé, la gendarmerie retrouvera une certaine autonomie en tant que corps distinct (1948), mais plus qu’au sein de la police cantonale, dont elle partage désormais le sort.

Mais au-delà de la gendarmerie elle-même, c’est sans doute la situation de ses membres qui a le plus évoluée, si l’on considère qu’à la Belle Époque encore, tout gendarme qui voulait se marier devait obtenir l’autorisation de son chef !


La police de sûreté / police judiciaire

Conçue dès l’origine comme un corps spécial sous les ordres du département de police et du parquet, l’idée qui a prévalu à la création de cette force publique, c’est que les agents chargés du « service des recherches judiciaires » devaient avoir des aptitudes professionnelles particulières, c'est-à-dire être au bénéfice d’une instruction appropriée et posséder les connaissances techniques nécessaires pour constater les délits, en recueillir les premiers indices, en rechercher les auteurs et les livrer à la justice, afin qu’ils ne restent pas impunis. Dans ce but, les concepteurs de cette police ont détaché les activités de police judiciaire de celles de la gendarmerie pour les confier à des agents spécialisés dans ce travail ainsi que dans celui de la police administrative (vérification des papiers de légitimation, identification d’individus suspects, renseignements fournis aux autorités cantonales, etc.), qui prenait alors toujours plus d’ampleur et dont on souhaitait qu’elle soit également exercée par des hommes ayant l’habitude de ce genre de recherches. Ainsi, la police de sûreté est instaurée par la loi du 18 mai 1909. Formée pour le service de la police judiciaire et la police administrative, elle est constituée d’un chef (à Neuchâtel), d’un sous-chef (à La Chaux-de-Fonds) et d’une poignée d’hommes qui ont tous la qualité d’agents de police judiciaire. La police de sûreté est également spécialement chargée de la tenue du service des signalements et du répertoire des dossiers administratifs. Pour l’heure, le service anthropométrique (alors la technique d’identification par excellence) lui échappe encore. Cette force de police, bien distincte de la gendarmerie, relève donc comme cette dernière de l’autorité immédiate du chef du département de police. Les agents de la sûreté, recrutés essentiellement au sein de la gendarmerie (ce qui est toujours le cas), constituent donc un groupe spécialisé, qui se distingue non seulement par la spécificité de ses tâches, mais également par la capacité, en cas de nécessité, à requérir directement l’assistance des gendarmes et des agents de police locale pour l’accomplissement de leur mission. En 1919, le chef de la police de sûreté, démissionnaire, est remplacé par deux commissaires, basés dans les plus grandes villes du canton. Hormis le fait que tous deux peuvent requérir directement tant les gendarmes que les agents de la sûreté, rien ne change, sinon le nombre croissant de ces derniers, qui se voient attribuer des districts. La fusion des deux polices du canton en 1927 donne naissance à la police cantonale et supprime momentanément la police de sûreté, du moins sur le papier. La nouvelle police est désormais également chargée du service d’identification judiciaire (classification dactyloscopique et anthropométrique, photographie judiciaires, tenue de l’album des délinquants, recherches d’identité), dirigé par le commandant de la police cantonale dès 1932, et du service des signalements. Lors de la réorganisation de la police cantonale sanctionnée en 1948, gendarmerie et police de sûreté reprennent une existence distincte sous un même toit. Le service d’identification dépend du chef de la police de sûreté, qui commande désormais des inspecteurs. Le grade de commissaire apparaît avec la loi de 1988, qui voit la police de sûreté organisée en brigades spécialisées selon le type de délinquance et disposer de services techniques, tandis que le service d’identification judiciaire dispose désormais de son propre chef. Renommée police judiciaire en 2007 et réorganisée au sein de la police unique dont elle constitue l’un des cinq centre de compétence, la PJ est constituée, depuis début 2010, de quatre commissariats (brigades d'enquête), du service forensique et de la brigade d'observation, stationnés à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds, mais dont les effectifs peuvent être engagés sur l'ensemble du territoire cantonal, conformément à la nouvelle doctrine. Ses attributions demeurent les tâches de police judiciaire, qu’elle accomplit seule ou avec l’aide de la gendarmerie, ainsi que la police administrative et les polices scientifique et technique.

OrganisationModifier

La police neuchâteloise est conduite par le commandant qui porte le grade de colonnel de gendarmerie. Ses subordonnés directs sont l'Adjoint du Commandant [commissaire divisionnaire], le Chef État-major [lieutenant colonel], le Chef des Ressources humaines, le Chef Administration et Gestion ainsi que les chefs d'unités opérationnelles: Police judiciaire [commissaire divisionnaire], Police secours [capitaine], Police de proximité [capitaine], Police de la circulation [capitaine] et Police mobile [capitaine]. Cette organisation a été mise en place au 1er septembre 2009 et résulte d'une profonde réforme commencée en 2002.

L'Etat majorModifier

L'État-major du commandant est constitué de 4 unités: L'état-major opérationnel comprenant les domaines opérations, renseignement et systèmes; Le bureau de l'adjoint du commandant comprenant les domaines juridique, médias, armes explosifs et entreprises de sécurité; Le service administration et gestion comprenant les domaines chancellerie, logistique et finances; Le service des ressources humaines comprenant les domaines psychologiques, ressources humaines et instruction.

Les unités opérationnellesModifier

Les unités opérationnelles comprennent cinq centres de compétences policières : police de proximité chargée de la sécurité de proximité au service des communes mandataires, de la police judiciaire en matière de petite délinquance, de la prévention ainsi que des réquisitions administratives ; police secours chargée de l'intervention d'urgence 24h sur 24 sur l'ensemble du territoire cantonal ; police de la circulation chargée des expertises en cas d'accident, des contrôles techniques des véhicules, du contrôle et de la surveillance du trafic ainsi que de la prévention et de l'éducation en matière de sécurité routière ; police mobile chargée des missions de maintien et de rétablissement de l'ordre public comme premier échelon de cadre et d'intervention et dédié au soutien régulier et ponctuel de toutes les autres unités ; police judiciaire chargée des enquêtes de grandes délinquances dans les domaines des infractions contre le patrimoine, les stupéfiants, les crimes contre l'intégrité corporelle et sexuelle et la criminalité économique, ainsi que de la récolte et l'administration des preuves techniques et scientifique.

La répartition géographique des postesModifier

L'abandon de l'organisation territoriale, le transfert de près de 80 policiers communaux, la réarticulation des responsabilités et les nouvelles exigences en matière de sécurité et de service à la population s'est traduit par une diminution graduelle du nombre et une modernisation constante des postes de police. La police neuchâteloise compte deux centres d'intervention régionaux à Neuchâtel et Chaux-de-Fonds, le centre de formation de la police et le centre d'intervention de la police mobile à Colombier ainsi que 9 postes de police de proximité au service de la population:

  1. La Chaux-de-Fonds, Hôtel-de-Ville 1 [1]
  2. Neuchâtel, Poudrières 14 (siège) [2]
  3. Le Landeron, rue du centre 7 [3]
  4. Marin, Louis-de-Meuron 8 [4]
  5. Colombier, rue de Morel 4 [5]
  6. Boudry, av. du Collège 1-3 [6]
  7. Cernier, Rue de l'Epervier 2 [7]
  8. Fleurier, Rue du Grenier 2 [8]
  9. Le Locle, Grand-Rue 13 [9]

Les commissariats de la police judiciaireModifier

Commissariat Criminalité Économique et Crime Organisé (CRECO)Modifier

Les missions inhérentes à ce commissariat couvrent la répression des activités délictueuses en lien direct avec la criminalité en col blanc, tels les délits ayant trait à la faillite et aux poursuites pour dettes, ainsi que ceux en relation avec la fraude fiscale et à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), jusqu'au crime organisé au sens de l'art. 260ter CPS (organisations criminelles). Le blanchiment d'argent, les abus de confiance et les escroqueries font partie du catalogue activités qui connaît également les délits liés aux nouvelles technologies et à internet. À cela viennent s'ajouter les investigations en matière d'incendies intentionnels ou ceux dont l'origine criminelle peut être soupçonnée. De façon complémentaire, le groupe d'inspecteurs scientifiques spécialisé dans le domaine économique offre un appui analytique transversal susceptible de maîtriser la complexité des volets financiers émargeant d'enquêtes confiées aux autres commissariats.

Commissariat Intégrité Corporelle et Sexuelle (ICS)Modifier

Les missions inhérentes à ce commissariat sont spécialisées dans les investigations longues et/ou complexes liées aux crimes et délits touchant à l'intégrité physique ou sexuelle de l'enfant, de la personne ou de la famille. Les dispositions de la LAVI font partie du cadre général des auditions de victimes. Le commissariat assure le transfert aux différentes autorités judiciaires des affaires qui sont annoncées directement à la police ou aux services de soutien aux victimes. De plus, en collaboration avec la gendarmerie, il assure le contrôle du marché de la prostitution et des cabarets dans le canton.

Commissariat Répression des Infractions au Patrimoine (RIP)Modifier

Ce commissariat est spécialisé dans les investigations liées aux crimes et délits sériels contre le patrimoine, comme les brigandages à main armée, les cambriolages et le recel. Il s’attelle à démanteler des réseaux criminels et est actif dans la lutte contre le banditisme. Il entretient des contacts avec différents partenaires au niveau cantonal, national et étranger. Il établit des relations quotidiennes avec les services d’analyse criminelle, de coordination judiciaire et de l’identification des suspects (service forensique). Il procède à des analyses de nouvelles situations criminelles, définit des stratégies pour enrayer les phénomènes, gèrent les identifications techniques et scientifiques.

Commissariat Répression du Trafic de Stupéfiants (RTS)Modifier

Ce commissariat a pour principale mission d'identifier et de démanteler les réseaux criminels organisés dans le trafic de produits stupéfiants, à une échelle cantonale, nationale voire internationale. Il lui incombe d'analyser les tendances et l’évolution du marché des produits stupéfiants, d'échanger des informations avec les services de polices spécialisés dans ce domaine ainsi que d'élaborer des stratégies afin de lutter efficacement contre le trafic, tant au niveau de l’importation de substances illicites qu’au niveau des réseaux de distribution.

Commissariat Service Forensique (SF)Modifier

Ce commissariat est responsable de la documentation des scènes de crimes, de la recherche, de la préservation et de la gestion des moyens de preuves scientifiques et/ou techniques. Il s'occupe également des données signalétiques et ADN des suspects.

Les unités spécialiséesModifier

L'unité canine (K9)Modifier

Fondée en 1969, l'unité canine regroupe les conducteurs de chiens de la police neuchâteloise. Composée de 10 gendarmes spécialisés, elle dispose actuellement de 10 chiens opérationnel: 4 chiens polyvalents (Berger allemand et Schnauzer) avec la spécialisation en recherche d'explosif; 5 chiens polyvalents (Berger allemand et Malinois) avec la spécialisation en recherche de produits stupéfiants; 1 chien spécialiste en recherche de personnes par molécules de référence (croisé St-Hubert). L'unité canine est dirigée par un sergent-major chef, elle est intégrée dans les groupes de Police mobile et intervient environ 300 fois par année principalement dans le suivi de pistes, dans des dispositifs de maintien de l'ordre, dans la quête de personnes et d'objets ainsi que dans la recherche de drogues ou la détection d'explosifs.

Chiens incendies formés à la détection de liquides inflammables sur les lieux d'incendiesModifier

Lors d'un incendie, il est important de pouvoir rechercher des traces de liquides inflammables sur les lieux du sinistre, en particulier lorsqu'un acte volontaire est suspecté. Certains chiens de police ont ainsi été formé à la détection de tels résidus et apportent leur concours aux investigateurs incendie. Ces chiens spécialisés sont capables de détecter des substances inflammables susceptibles d'être retrouvées sur des lieux d'incendies, telles qu'essence, diesel, pétrole, alcool à brûler, etc., ceci que ce soit sous forme pure, évaporée ou brûlée.

Chaussés de bottes pour protéger leurs pattes de la chaleur, des éclats de verre et des clous, les chiens parcourent les lieux de l'incendie dans le but de déceler la moindre trace de liquide inflammable. Ils sont, de plus, entraînés pour effectuer des recherches d'objets (jerrycan ou bouteille ayant contenu un liquide inflammable par exemple) sur de vastes zones environnantes au sinistre. Ils sont aussi formés à la détection sur des habits séquestrés prélevés sur d'éventuels suspects.

Dès 2004, la police neuchâteloise s'est lancée comme pionnière pour se doter d'un tel chien spécialiste opérationnel. Dusty a ainsi commencé sa carrière au sein de la police. Ce dernier a pu être acquis grâce à un partenariat avec l'Établissement Cantonal d'Assurance et de Prévention (ECAP) du Canton de Neuchâtel (Suisse).

Dusty est un Springer Spaniel, mâle, né en Angleterre. Il a suivi une formation intensive dans ce pays auprès de C.P. Gregory Associates et y a passé avec succès son examen de certification. Après plus de 300 lieux investigués avec son maître, Dusty a désormais pris un retraite bien méritée.

Depuis, d'autres chiens incendies ont été formés en Suisse par les polices cantonales vaudoise, bernoise et schwytzoise.

Le groupe d'intervention (COUGAR)Modifier

Fondé en 1976, le COUGAR est d'abord composé de membres non permanents. En 1998, le Conseil d'État approuve la création d'un groupe permanent. La mission prioritaire du COUGAR est l'intervention en cas de prise d'otages. De par l'évolution de la criminalité, les missions se sont diversifiées: interpellations d'individus dangereux, conduite de détenus dangereux, maîtrise de forcenés, découverte d'explosifs, intervention en milieu difficile. Les membres du groupe d'intervention ont également pour mission de renforcer la police neuchâteloise dans le cadre du maintien de l'ordre, d'opérations de grande envergure et donnent de l'instruction principalement dans le cadre du tir, des moyens de contrainte et de la sécurité personnelle. Le COUGAR recrute parmi les gendarmes. Les candidats sont soumis à des tests physiques, de tirs et de courage. Ils suivent ensuite un cursus sur une année qui se conclut par un cours intensif au niveau romand d'une durée de 2 semaines.

La communicationModifier

La police neuchâteloise pratique une politique d'ouverture et de transparence envers le public et les médias[réf. nécessaire]. Les communiqués de presse de la police neuchâteloise sont publiés sur un flux RSS [10] et l'adjoint du commandant assume les tâches de porte-parole.

Le contrat de prestationModifier

La police neuchâteloise assumera, en 2010, les contrats de prestations de 35 communes dont les activités de police secours en ville de Neuchâtel. Les contrats de prestations se présente sous deux formes distinctes: le contrat-ressource et le catalogue de prestations. Le contrat-ressource est un contrat forfaitaire qui fixe la ressource policière annualisée (exprimée en équivalent plein-temps ETP) pour l'ensemble des besoins. Le catalogue de prestation offre à la commune le choix d'une liste de tâches spécifique. Pour chaque tâche choisie, la commune indique le nombre d'heure désirées. Le total est majoré de 20 % pour couvrir le travail administratif. Le total final est converti également converti en ETP sur la base de 1 ETP = 1800 heures annuelles. En 2010, le coût analytique du policier servant de base aux contrats de prestation s'élevait à CHF 154 500.- par ETP.

Le Centre de Formation de la Police (CFP)Modifier

Le centre de formation de la police neuchâteloise est chargé des missions principales suivantes :

  • Recruter et sélectionner les nouveaux aspirants policiers
  • Assurer la formation continue du corps de police, en particulier aux moyens de contraintes

Conditions d'admission à l'école d'aspirantModifier

  1. être citoyen suisse au moment de l'entrée en fonction ou au bénéfice d'un permis d'établissement C et domicilié dans le canton depuis au moins 5 ans
  2. jouir d'une bonne réputation (casier judiciaire vierge)
  3. être âgé de 20 à 40 ans au plus
  4. être au bénéfice d'une bonne santé et posséder les aptitudes physiques et psychiques requises à la fonction
  5. être au bénéfice d'un certificat fédéral de capacité (CFC) ou d'une formation jugée équivalente
  6. taille minimale : 160 pour les femmes et 170 pour les hommes
  7. examen de la vue et médical (à la charge du candidat)
  8. avoir accompli une école de recrue ou une expérience équivalente peut représenter un avantage
  9. être au bénéfice d'un permis de conduire de catégorie B

Le CFP héberge également sur son site l'École régionale d'aspirants de police. Les aspirants de la police neuchâteloise y suivent leur formation en compagnie des aspirants en provenance d'autres corps de police.

Processus de réforme 2002-2009Modifier

Avec la réorganisation de la police judiciaire au 1er janvier 2010 s'achève la réforme complète de la police neuchâteloise. Cette restructuration profonde trouve son origine dès 2002 avec la mise en place de nouvelles formes de collaboration entre la police cantonale et la police de la Ville de Neuchâtel dans le cadre d'Expo.02. De cette excellente coopération ponctuelle est né un modèle de collaboration, nommé "Police 2006", qui systématisait notamment les patrouilles mixtes pour l'intervention d'urgence dans les villes du Locle, de la Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel.

Les années qui allaient suivre seront décisives et le contexte économique du canton va jouer un rôle déterminant. L'acceptation par le peuple du mécanisme de frein à l'endettement va initier une série de réformes des institutions cantonales dont l'objectif commun est le désenchevêtrement des tâches cantonales et communales et la recherche de l'efficience pour les différentes prestations de l'État.

L'élément déclencheur en 2006 sera la décision de la Chaux-de-Fonds de confier ses missions de police à la Police cantonale. C'est la naissance du projet "Grande Abeille", qui verra la signature d'un contrat de prestations entre la ville et le canton assortie du transfert de plus de 45 agents municipaux au 1er janvier 2007. Par la suite, de nombreuses communes se montrent intéressées par une délégation de leurs missions de police à la Police cantonale neuchâteloise.

Un projet de loi pour généraliser le modèle "Grande Abeille" est alors initié par le chef du département de la justice, de la sécurité et des finances. Il aboutira à la Loi sur la police neuchâteloise du 1er septembre 2007 qui prévoit le transfert progressif d'ici à 2014 de l'ensemble des polices locales et municipales au sein de l'effectif cantonal. Les communes choisissent le type et le volume des prestations à fournir par la police cantonale ce qui préserve leurs compétences en matière de sécurité tout en offrant une maîtrise et une baisse des coûts.

Le succès auprès des communes fut immédiat et la croissance soudaine du volume des missions de police de proximité n'allait sans poser quelques difficulté à une organisation historiquement basée sur une structure territoriale scindée en deux commandement distincts: gendarmerie et police judiciaire. Le coup d'envoi des réflexions est donné dès mars 2007 et s'inspire des concepts de nouvelle gestion publique.

Un rapport de synthèse est présenté au Conseiller d’État Jean Studer en juin 2008, qui propose une modification de la loi sur la Police unique afin d'ancrer d'une part le principe d'un seul commandant et d'un seul état-major à la tête de la police et de valider d'autre part le projet de réorganisation du service en cinq centres de responsabilité correspondant à des groupes de prestations sécuritaires. Le 8 décembre 2008, les modifications de la loi sur la police sont acceptées par le Grand Conseil et la phase de transformation concrète peut alors commencer.

La mise en place de la nouvelle organisation s'échelonnera sur l'ensemble de l'année 2009 qui marque également le bicentenaire de la gendarmerie et le centenaire de la police judiciaire. Tous les cahiers de charges et l'affectation de l'ensemble du personnel sera revu à l'aune des nouvelles structures. La direction se met en place dès le 1er juillet 2009, au lendemain du départ à la retraite du commandant de la gendarmerie René Germanier. Les unités de gendarmeries remplacent les brigades de districts au 1er septembre 2009 alors que les commissariats de la police judiciaire succèdent aux arrondissements territoriaux au 1er janvier 2010.

Les véhiculesModifier

La police cantonale Neuchâteloise possède en 2017 quatre modèles de vehicules différents.

Opel Mokka

Opel Insignia

BMW Série X

Volvo XC60

Les commandantsModifier

Nom Période Éléments biographiques
Cap Friedrich-Karl FLUHMANN 23 mars 1850 – 1er janvier 1868 Né le 31 octobre 1814, mort le 27 janvier 1881. Originaire de Neuenegg, monteur de boîtes au Locle. Participe activement à a révolution de 1848. Il doit organiser la gendarmerie dans cette république. La tâche est difficile car il n’a aucune connaissance des lois. Sous l’égide, parfois moqueuse d’Alexis-Marie Piaget, la loi sur la gendarmerie du 26 décembre 1849 est mise au point, puis son règlement d’exécution du 1er avril 1850. Il prend domicile à la rue de la Collégiale, no. 6. C’est là que dans la nuit du 2 au 3 septembre 1856 qu’il est pris prisonnier et gardé avec les membres du Conseil d’État qui logeaient au Château de Neuchâtel. Il n’a jamais demandé un droit de cité neuchâtelois.
Cap Henri-Ulysse CHATELAIN-AMEZ-DROZ 10 novembre 1829 – 20 janvier 1890 Originaire de La Chaux-de-Fonds. Formation horloger. Rentre dans la Loge de l’Amitié en 1852. Il dirige la police du 3 janvier 1868 au fin 1889. Son commandement est marqué par le travail constructif de parfaire l’organisation de la gendarmerie. Il écrit la nouvelle loi sur la gendarmerie du 7 décembre 1869. Ses décisions sont fermes et sages et elles ont fait de lui un commandant apprécié.
Cap Joseph STAEMPFLI 25 janvier 1890 – Juin 1907 Formation d’instituteur. C’est un chef très respecté, quelqu’un de juste et bon. Il aime se faire photographier au milieu de ses collègues. Il connaît la vie d’un policier à la ville et à la campagne. (Il a travaillé à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds et aux Ponts-de-Martel). À la retraite il se retire à Montmirail (Marin) et se passionne pour l’élevage de canaris.
Adjt Henri SPINNER juillet 1907 Assume le commandement du corps pour le mois de juillet 1907. Il s’engage à la Légion étrangère à 18 ans : campagne de Mexique et ensuite dans l’armée papale : campagne de Rome. Gendarme depuis le 1er juillet 1871. Il parlait allemand, français, italien et espagnol. Il a écrit un livre « Souvenir d’un vieux soldat » en 1906. Il n’a jamais été vu avec le sourire. Il n’a jamais pris de vacances. En 1900, il réussit à concilier les Neuchâtelois, troublés et divisés par la venue de l’Armée du Salut.
Cap Charles-Eugène ESTRABAUD Août 1907 - 11 avril 1913 Décède en service actif le 11 avril 1913 à Cormondrèche. Originaire de Mâcon, France. En plus, il s’occupe d’un commerce de gros. Moderne, c’est sous son commandement qu’est prise l’ordonnance du 27 mai 1910, transformant totalement l’habillement du gendarme. C’est lui qui fait porter aux hommes le sabre dont le pommeau est frappé de l’emblème du coq.

Il introduit les bicyclettes comme moyen de transport en mars 1911. Il est aussi le promoteur de la pratique du ski par les gendarmes.

Cap Jules DUBOIS 9 juin 1913 - 7 juillet 1927 Né le 31 mai 1881, il décède en service actif le 7 juillet 1927. Originaire de La Chaux-de-Fonds. Carrière militaire, premier-lieutenant dans les douanes à Genève. Ponctuel, strict et ferme mais paternel. Il aimait ses hommes et s’appliquait à leur faciliter l’accomplissement de leur devoir, parfois difficile et délicat. Tout cela avec une discrétion voulue...
Sgt Henri-Jean PAGE 7 juillet 1927 – 1er février 1928 12 décembre 1874 – 10 mars 1951. Originaire de Chatonnaye en France. Il fait changer l’uniforme en supprimant le ceinturon. Le sabre est porté sous l’habit, par un baudrier, la poignée de l’arme ressort au-dessus de la poche gauche du dolman. Il réintroduit le sifflet avec le cordon à raquette. Comme tous les sergents de l’époque, il a cet aspect un peu distant mais sous la façade un peu froide, on retrouve un homme profondément honnête et loyal, qui cache une grande sensibilité, un bon cœur et surtout beaucoup de modestie.
Cap Alexis MATTHEY-JONAIS 1928 - 1954 Instituteur. Premier commandant de la police cantonale. Homme d’une droiture rarement égalée… Pendant la deuxième guerre mondiale il fonctionne comme of de police Ar. Ter. 2.

Tireur d’élite, il donna le goût de ce sport à ses subordonnés. Homme courtois, citoyen intègre, officier observant les lois de la morale…

Cap Walter RUSSBACH 1er janvier 1955 – 25 janvier 1975 3 juin 1913 – décède en service actif le 25 janvier 1975. Originaire de La Chaux-de-Fonds. Commandant de la gendarmerie du 1er juillet 1949 - 31 décembre 1954, et ensuite commandant de la police cantonale. Il grandit pendant la Grande Guerre et a passé une grande partie de sa jeunesse sous les drapeaux. Il a gradé à l’armée jusqu’au colonel.
Francis WEBER, février – juin 1975 Né le 14 mai 1921. Entré au Corps de police le 1er avril 1949, formation à l’Institut de police scientifique, Université de Lausanne. Nommé chef de la police de sûreté en 1949 -- Commandant de la Police cantonale de février – juin 1975.
Pierre GUYE, 1er juillet 1975 au 30 avril 1981 Avocat de formation, juge d’instruction.
Henri-Louis PERRIN, 01.05.1981 - 31.01.86 Né le 1er mars 1938. Originaires des Ponts-de-Martel.Officier de gendarmerie. Nommé chef de la police de sûreté du 1er avril 1975. Commandant de la police cantonale du 1er mai 1981 au 31.01.1986.
Otto LÜGINBUEHL, Février 1986 - Juin 1987 - 18 septembre 2010. A servi durant plus de 42 ans au sein du corps de police dans lequel il est entré le 1er février 1945 en qualité de gendarme. Chef de la police de sûreté de 1981 à 1986 avant d'être nommé commandant de la police cantonale a.i. le 1er février de cette même année puis définitivement le 1er janvier 1987, jusqu'à sa retraite prise le 30 juin de la même année. Amené à reprendre la conduite du corps de police au sortir d'une crise majeure, il a su ramener un peu de calme et de sérénité grâce à sa détermination et sa parfaite connaissance de l'institution et de ses collaborateurs.
André STOUDMANN, 01.07.87 - 31.12.95 né le 18.07.1931, officier dans l'Armée Suisse, commandant de la gendarmerie du 01.01.l967 au 30.06.1987. Commandant de la police cantonale du 01.07.87 au 31.12.95.
Laurent KRÜGEL 1er janvier 1996 – 30 septembre 2005 Originaire d’Escholzmatt (LU). Au service de l’enseignement, président de la direction général d’une école secondaire neuchâteloise. Il présida l’EM de la sécurité de l’expo 02. Commandant de la Police cantonale du 1er janvier 1996 au 30 septembre 2005.
Col André DUVILLARD 2005 - 2012 Juriste de formation, délégué CICR et secrétaire de langue française du Conseil national et secrétaire des commissions parlementaires de la politique de sécurité. Il entre dans la police en 1997. Commandant de la Police cantonale de 2005 à 2009. Premier commandant de la police neuchâteloise unifiée dès juin 2009, avec le grade de colonel.
Col Pascal LÜTHI 2012 - Ingénieur physicien de l'EPFL (1993) et dr es sciences de l'Université de Genève (1998). Il a notamment travaillé dans la communauté du renseignement au service de la Confédération de 1997 à 2003. Il entre dans la police en 2007 comme adjoint du commandant. Au départ du cdt Duvillard, en juillet 2012, il reprendra sa fonction ad interim et sera formellement nommé commandant le 1er janvier 2014[2].

Anciens collaborateurs connusModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier