Pisla Helmstetter

écrivaine française
Pisla Helmstetter
Pisla Helmstetter par Claude Truong-Ngoc décembre 2012.jpg
Pisla Helmstetter en décembre 2012.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louise LoefflerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Pisla Helmstetter (née Louise Loeffler en 1926 à Uhrwiller, Alsace du Nord[1], et morte le à Strasbourg à l’âge de 86 ans) est une Tzigane alsacienne, auteure d’un documentaire et d’un livre de mémoires qui ont permis de faire connaître la communauté tzigane d’Alsace au grand public.

BiographieModifier

Pisla Helmstetter nait dans une roulotte. Elle parle le romani et l'alsacien comme ses ancêtres d’origine sinti, un groupe ethnique nomadisant des régions germanophones, installés depuis de nombreuses générations en Alsace, ainsi que le français.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa famille, spoliées de tous ses biens, est expulsées d'Alsace vers la région lyonnaise. Après la guerre, elle retourne dans sa région natale qui a été vidée de ses tziganes et connaît la misère et l’hostilité des populations autochtones.

Elle épouse en 1945 un non-tzigane, Frédéric Helmstetter, un Malgré-nous de Sparsbach qui avait fait le serment d’épouser une Tzigane s’il rentrait du camp de Tambov, pour « vivre libre et vagabonder toute sa vie… » et s’installe dans une maison à Barr dans le Bas-Rhin où elle se sédentarise. Elle sera la première femme tzigane d’Alsace à passer son permis de conduire.

Elle accueille Yehudi Menuhin à Barr en 1995, et Ravi Shankar témoignant au sujet de la rencontre avec ce dernier : « Chose incroyable, quand j’ai rencontré le grand musicien indien Ravi Shankar, j’ai pu parler avec sa femme (en Romani) sans difficulté »[2].

Dans un documentaire, De la source à la mer, Pisla Helmstetter rend hommage à ses racines. Tourné en 1989, ce film raconte l’histoire d’une famille tzigane sédentarisée en Alsace qui, chaque année, parcourt les routes vers les Saintes-Maries-de-la-Mer[3].

Ne sachant ni lire ni écrire, c’est avec l’aide de sa fille Marie qu’elle retrace en 2012 son enfance heureuse de Tzigane d’Alsace dans son livre de mémoires[4].

Pisla Helmstetter meurt le [5] à l’Hôpital de Hautepierre de Strasbourg à l’âge de 86 ans. Elle est inhumée à Barr.

ŒuvresModifier

  • Sur ces chemins où nos pas se sont effacés : Les souvenirs d’une tzigane d'Alsace, La Nuée bleue, Strasbourg, 2012 (ISBN 978-2-7165-0772-1)
  • De la source à la mer, film documentaire, 1989.

Notes et référencesModifier

  1. C’était le village le plus proche de la roulotte de ses parents dans laquelle elle naît.
  2. Pisla Helmstetter, mémoire tzigane d’un monde disparu » - Hervé de Chalendar, L'Alsace, 16 avril 2012 (contenu payant)
  3. Mémoires d’une tzigane d'Alsace, Pisla Helmstetter - Stéphanie Lafourcatère, Francetvinfo.fr, 13 avril 2012
  4. Gabrielle Claerr-Stamm, « Helmstetter (Louise, Pisla), Sur ces chemins où nos pas se sont effacés. Souvenirs d’une tzigane d’Alsace » - Compte-rendu en ligne dans la Revue d’Alsace n° 139 | 2013 p. 483-484.
  5. Olivier Berthelin, « L’Alsace perd une personnalité tsigane », depechestsiganes.fr, 3 juillet 2013.

Lien externeModifier