Pirate metal

genre musical
Pirate metal
Origines stylistiques Folk metal, speed metal, thrash metal, death metal mélodique
Voir aussi Piraterie

Le pirate metal est un genre musical dérivé du folk metal, du speed metal, du thrash metal et du death metal mélodique. Il est représenté par des groupes tels que Running Wild, Alestorm et Swashbuckle.

CaractéristiquesModifier

Le pirate metal dérive de plusieurs sous-genres tels que le folk metal[1], le speed metal[2], le thrash metal[3],[4] et le death metal mélodique[4]. Il mêle les riffs caractéristiques du metal avec des chansons de marins[2]. Les paroles s'inspirent des portraits fantastiques de pirates dans la littérature, le cinéma et le folklore[2].

HistoireModifier

 
Commodore Redrum, guitariste de Swashbuckle, en live durant le Paganfest 2011

La formation allemande Running Wild est considérée comme l'inventeur du genre[5],[6]. Au moment de la parution de leur album Under Jolly Roger en 1987, le groupe abandonne son imagerie sataniste pour des tenues de flibustiers, tout en revendiquant l'idéologie anarchiste des pirates[5],[7]. Une imagerie pirate se retrouve dès lors au niveau des paroles, des costumes de scène et des pochettes d'album du groupe[6]. Le pirate metal se retrouve sur plusieurs autres albums de Running Wild : Port Royal (1988), Black Hand Inn (1994), Rogues en Vogue (2005) et Rapid Foray (2016)[7].

Deux décennies plus tard, le groupe écossais Alestorm se forme en 2004, tandis que les Américains de Swashbuckle forment leur groupe l'année suivante[5]. Alestorm, d'abord baptisé Battleheart, change de nom pour mieux refléter leur fascination avec le thème des pirates[8]. Le groupe publie son premier album, Captain Morgan's Revenge, en 2008[9]. En 2009 sortent Black Sails at Midnight d'Alestorm et Back to the Noose de Swashbuckle[2]. La même année, Running Wild se sépare[5]. Le pirate metal d'Alestorm gagne en renommée avec Back Through Time (2011) et Sunset on the Golden Age (2014)[10]. La formation australienne Lagerstein sort Drink 'Til We Die en 2012 et All for Rum & Rum for All en 2016[9].

RéférencesModifier

  1. (en) Chad Bowar, « Alestorm - Captain Morgan's Revenge » (version du 7 juin 2012 sur l'Internet Archive), sur About.com.
  2. a b c et d (en) Ben Myers, « Scene and heard: Pirate metal » (version du 6 août 2009 sur l'Internet Archive), The Guardian, 3 août 2009.
  3. (en) Chad Bowar, « Swashbuckle Interview » (version du 21 mars 2012 sur l'Internet Archive), sur About.com.
  4. a et b (en) Jordan Lane, « Verbal Deception: Yo ho ho and a pitcher of molson » (version du 10 mars 2012 sur l'Internet Archive), BeatRoute.
  5. a b c et d Fabien Bouillaud, « Metal Pirate - L'appel du grand large », Arte, (consulté le 24 février 2020).
  6. a et b (en) Kelley Simms, « Running Wild - Back on the Jolly Roger with Captain Rock & Rolf Kasperek », sur Bravewords.com, (consulté le 24 février 2020).
  7. a et b (en) James Christopher Monger, « Running Wild – Artist Biography », sur AllMusic (consulté le 24 février 2020).
  8. (en) Jason Ferguson, « Scallywags of rock », Orlando Weekly,‎ (lire en ligne).
  9. a et b (en) Sam Law, « International Talk Like a Pirate Day: 10 Pirate Metal Albums to Pillage To... », Kerrang!,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Chris True, « Alestorm – Artist Biography », sur AllMusic (consulté le 24 février 2020).