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Brave Words and Bloody Knuckles

Brave Words and Bloody Knuckles
Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Anglais
Périodicité 10 numéros par an
Genre Magazine musical
Fondateur Tim Henderson et Martin Popoff
Date de fondation mai 1994
Date du dernier numéro 2009
Éditeur Tim Henderson
Ville d’édition Toronto

Propriétaire Tim Henderson
Rédacteur en chef Martin Popoff
ISSN 1705-3781
OCLC 57191652
Site web bravewords.com

Brave Words and Bloody Knuckles (stylisé Brave Words & Bloody Knuckles, aussi abrégé BW&BK ou BWBK[1],[2]) est un magazine musical canadien, spécialisé dans le heavy metal. Lancé en 1994 par Tim Henderson et Martin Popoff, son premier numéro sort en mai de cette même année. Un webzine associé au magazine est à son tour lancé en 2000. La version papier de Brave Words and Bloody Knuckles cesse d'être publiée en 2009, tandis que le site gagne en popularité. La publication, connue pour la diversification du contenu de ses pages, a été décrite comme « la bible canadienne du metal » et « la meilleure source de metal de l'univers ».

Sommaire

ContexteModifier

Après avoir écrit pour le magazine M.E.A.T. pendant plusieurs années, Tim Henderson travaille au magasin de disque de HMV de la Rue Yonge, située à Toronto[3]. Il décide alors de lancer sa propre publication, qu'il nomme Metal Timbits[3]. Il en sort une douzaine de numéros, qu'il photocopie et agrafe lui-même avant de le distribuer gratuitement[3]. De son côté, Martin Popoff autopublie un premier ouvrage de critiques musicales en 1993, intitulé Riff Kills Man! 25 Years of Recorded Hard Rock & Heavy Metal[4].

À la suite de ces événements, les deux hommes se rencontrent et font connaissance l'un de l'autre[3],[5]. Martin Popoff travaille alors dans une entreprise en services d'imprimerie appelée The Perfect Page[3]. Tim Henderson, qui a déjà des idées plein la tête, a ainsi l'opportunité de lancer un nouveau magazine avec lui[3].

Brave Words and Bloody Knuckles est lancé en 1994 par Tim Henderson et Martin Popoff[6]. Le nom du magazine, choisi par Henderson, est une référence à un album d'un groupe nommé Agony Column[3]. Le premier numéro paraît en à 200 exemplaires[3]. Pour les tout premiers numéros du magazine, Popoff se charge de faire du découpage et du collage sur son propre photocopieur, avant de faire peaufiner la mise en page au sein de son entreprise[3].

Présentation et contenuModifier

Brave Words and Bloody Knuckles est édité à Toronto[7]. Dix numéros du magazine sortent chaque année et ses tirages sont compris entre 25 000 et 30 000 exemplaires[6]. Tim Henderson en est l'éditeur, le propriétaire et le directeur général[3],[8],[9] et Martin Popoff le rédacteur en chef[10].

Brave Words and Bloody Knuckles est un magazine spécialisé dans le heavy metal qui se focalise surtout sur le metal extrême et underground[11]. Le contenu du magazine inclue des interviews[2],[12], une grande rubrique dédiée aux actualités musicales[13] et des chroniques de concerts et de disques[12]. Les nouveautés principales de chaque mois sont chroniquées et notées par plusieurs personnes, qui donnent ainsi des points de vue différents sur ces nouveautés[2]. Une grande partie du magazine est consacrée à des groupes indépendants, notamment à travers sa rubrique « Unearthing the Unsigned »[11].

Chaque numéro est accompagné d'une compilation intitulée « Knuckle Tracks », sur laquelle n'importe quel groupe avec 400 dollars en poche peut apparaître[11]. Ces compilations, qui peuvent par exemple inclure des titres de Slayer, Pantera ou Sons of Otis, peuvent aussi permettre à des groupes encore inconnus de se faire connaître[11].

Site web et webradioModifier

En plus de son format papier, Brave Words and Bloody Knuckles a fait son apparition sur Internet, avec un site web créé à l'adresse bravewords.com et une webradio apparue sur www.bwbk.com[3],[14]. Le webzine, lancé en 2000, propose des actualités musicales, des articles de présentation, des critiques de disques et des documents audio et vidéo[9]. Le site inclut également un espace publicitaire destiné à ses affiliés et un forum appelé BraveBoard pour ses membres[9].

La version papier du magazine cesse d'être publiée en 2009, en raison surtout d'une baisse des revenus publicitaires et d'une audience jugée trop faible[15]. À l'inverse, en raison de sa popularité croissante, le site bravewords.com se maintient et avoisine les 25 000 visites quotidiennes en 2009[15]. En 2014, elles sont estimées à 15 000[9]. Le site a été surnommé le « CNN des actualités sur le metal »[16].

RéceptionModifier

Brave Words and Bloody Knuckles est réputé pour la diversification de son contenu[2],[13],[17]. Chad Bowar du site About.com le classe à la 2e place de son top 9 des meilleurs magazines de heavy metal et le considère comme « la bible canadienne du metal »[2]. Il décrit Brave Words and Bloody Knuckles comme une publication « remplie de nouvelles, d'interviews et de critiques de certains des meilleurs journalistes musicaux dans l'industrie » et apprécie particulièrement le fait que les nouveautés principales du mois soient chroniquées par plusieurs personnes[2]. Il trouve néanmoins qu'il est très cher à l'achat aux États-Unis, avec plus de 8 dollars le numéro[2].

Arnstein Petersen du site Doom-metal.com remarque que le magazine propose un contenu varié, aussi bien au niveau du magazine que de la compilation qui l'accompagne[13]. Il apprécie sa « riche rubrique de nouvelles qui couvre un large spectre » et trouve que la couverture accordée aux groupes de doom metal est satisfaisante[13]. Le magazine Metallian a décrit Brave Words and Bloody Knuckles comme « un magazine de metal sérieux avec un objectif ambitieux[18] » et « la meilleure source de metal de l'univers[19]. »

RéférencesModifier

  1. (en) « Jon Carroll », San Francisco Chronicle,‎ (lire en ligne).
  2. a b c d e f et g (en) Chad Bowar, « Top 9 Best Heavy Metal Magazines » (version du 1 avril 2008 sur l'Internet Archive), sur About.com.
  3. a b c d e f g h i j et k (en) « Tim Henderson », Metallian,‎ (lire en ligne).
  4. (en) « Martin Popoff Chats With Mohsen Fayyazi: Part One; Collector's Guide », sur Metal Shock Finland, (consulté le 12 février 2018).
  5. (en) Michael Eriksson, « Martin Popoff and Rich Galbraith Interviews (2009) », sur Trinkelbonker, (consulté le 13 février 2018).
  6. a et b Durrell Bowman, « Heavy metal », sur L'Encyclopédie canadienne, (consulté le 9 février 2018).
  7. (en) « Full Record », Bibliothèque et Archives Canada, (consulté le 9 février 2018).
  8. (en) Brida Connolly, « Canada's HardRadio: A Headbanger's Delight », Radio & Records, no 1422,‎ , p. 16 (ISSN 0277-4860, lire en ligne)
  9. a b c et d Hartikainen 2014.
  10. (en) Amy Sciarretto, « Heavy Metal Author Martin Popoff Talks Black Sabbath FAQ », sur Noisecreep, (consulté le 13 février 2018).
  11. a b c et d Bukszpan 2003, p. 73.
  12. a et b Weinstein 2000.
  13. a b c et d (en) Arnstein Petersen, « Various Artists : Brave Words & Bloody Knuckles Proudly Presents Blood Tracks II », sur Doom-metal.com, (consulté le 10 février 2018).
  14. (en) deathbringer, « BWBK.com introduces streaming radio », sur Metal Underground.com, (consulté le 9 février 2018).
  15. a et b (en) Christal Gardiola, « BW & BK rocks out for the last time (in print) », sur Masthead Online News, (consulté le 10 février 2018).
  16. Brian Rademacher, « Interview with Martin Popoff (Bravewords & Bloody Knuckles) », sur Rock Eyez, (consulté le 13 février 2018).
  17. (en) « Metallian Hard », Metallian,‎ (lire en ligne).
  18. (en) « Metallian Hard », Metallian,‎ (lire en ligne).
  19. (en) « Metallian Hard », Metallian,‎ (lire en ligne).

BibliographieModifier

  • (en) Daniel Bukszpan, The Encyclopedia of Heavy Metal, Barnes & Noble Publishing, (ISBN 0-7607-4218-9, lire en ligne)
  • (en) Mia Hartikainen, The Possibilities of Digital Promotion in Music Industry (thèse), Finlande, Jyväskylän ammattikorkeakoulu, (lire en ligne)
  • (en) Deena Weinstein, Heavy Metal: The Music and Its Culture, Da Capo Press, (1re éd. 1991) (ISBN 0-306-80970-2, lire en ligne)

Liens externesModifier