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Parti révolutionnaire institutionnel
(es) Partido Revolucionario Institucional
Image illustrative de l’article Parti révolutionnaire institutionnel
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Claudia Ruiz Massieu
Fondation  : Partido Nacional Revolucionario
 : refondé par Lázaro Cárdenas sous le nom de Partido de la Revolución Mexicana
 : refondé comme PRI par Manuel Ávila Camacho
Siège Av. Insurgentes Norte 59 col.
Buenavista
Mexico, Mexique
Secrétaire général Arturo Zamora Jiménez
Organisation de jeunesse Frente Juvenil Revolucionario
Positionnement Centre[1],[2],[3] à droite[4]

Historiquement (avant 1980): Gauche
Idéologie Social-libéralisme
Néolibéralisme
Technocratie

Historiquement : Nationalisme[5]
Social-démocratie[6]
Affiliation internationale Internationale socialiste
COPPPAL
Couleurs Vert, blanc et rouge
Site web http://pri.org.mx
Représentation
Députés
45 / 500
Sénateurs
13 / 128
Gouverneurs
12 / 32

Le Parti révolutionnaire institutionnel ou PRI (en espagnol Partido Revolucionario Institucional) est une des principales forces politiques du Mexique. Il est né en 1929 sous l'impulsion du général Calles. Il est membre de l'Internationale socialiste et membre fondateur de la COPPPAL.

Originellement nationaliste et de gauche, le PRI se tourne vers le centre droit à partir des années 1980[7],[8],[9],[10].

Sommaire

HistoireModifier

Parti national révolutionnaireModifier

Le , à l'initiative du général Plutarco Elías Calles, plusieurs organisations nationales, étatiques et locales issues de la révolution de 1910 (dont les communistes de la CGT) fusionnent pour fonder le Parti national révolutionnaire (PNR)[11]. Un décret obligea alors tous les fonctionnaires gouvernementaux à cotiser à ce parti, ce qui lui assura une aisance financière et un statut semi-officiel[12].

Parti de la révolution mexicaineModifier

Le , le président Lázaro Cárdenas déclare formellement la création de l'Assemblée nationale constitutive du Parti de la révolution mexicaine (Partido de la Revolución Mexicana - PRM) qui succède au PNR. Le plus dynamique des secteurs était le secteur ouvrier intégré par la CTM fondée par Lázaro Cárdenas, la CROM (Confederación Regional Obrera Mexicana), les communistes de la CGT[13] ainsi que par les syndicats de mineurs-métallurgistes et d'électriciens. La Confédération nationale paysanne (Confederación Nacional Campesina - CNC) créée en août 1938 représentait le secteur agricole. Les forces armées sont elles aussi intégrées au PRM. Elles en sortiront en 1940.

Le président Lázaro Cárdenas qui milita dans l'aile gauche du PRI reçut en 1955 le prix Lénine pour la paix.

Son président pour la période 1939-1940, le général Heriberto Jara Corona, reçut le prix Staline pour la paix en 1950.

Le manifeste daté du 18 décembre 1937 du président Lázaro Cárdenas lors de la transformation du PNR en PRM[14] indique :

« Es preciso rectificar […] para tranquilidad de nuestras masas y para fortalecimiento de nuestra vida política, haciendo que el PNR se transforma en un partido de trabajadores en que el derecho y la opinión de las mayorías sean la forma fundamental de su propósito, y el bienestar general y el engrandecimiento de la Patria la liga que los una al poder público, haciendo de éste una prolongación de las determinaciones de la colectividad organizada. »

« Il faut rectifier [le parti] pour la tranquillité de nos masses et le renforcement de notre vie politique, en faisant en sorte que le PNR se transforme en un parti de travailleurs où le droit et l'opinion des majorités soient la forme fondamentale de son projet, et le bien-être général et l'exaltation de la Patrie [soient] le lien qui les unisse au pouvoir public, en faisant de celui-ci le prolongement des déterminations de la collectivité organisée. »

Création du PRIModifier

Enfin en janvier 1946, la seconde grande convention du Parti de la révolution mexicaine donne naissance au Parti révolutionnaire institutionnel (PRI).

Dans les années 1960, un rapport de la police secrète (dont les archives ont été partiellement ouvertes en 2000) décrit la doctrine que doit suivre le PRI dans ses relations avec les médias : « La propagande politique doit utiliser tous les moyens de communication - les mots écrits pour les lettrés, les images graphiques, les utilisations audiovisuelles de la radio, de la télévision et du cinéma pour les moins instruits - [ainsi] nous pourrons concevoir un monde dominé par une tyrannie invisible qui adoptera la forme extérieure d'un gouvernement démocratique. »[15].

Pour Mario Vargas Llosa, l’hégémonie quasi-absolue du PRI sur les institutions mexicaines constitue une « dictature parfaite (...) parce que c'est une dictature tellement camouflée qu'elle semble ne pas en être une »[15].

Transition politique en l'an 2000Modifier

Parenthèse entre 2000 et 2012Modifier

Après 70 ans à la tête du pays, le PRI perd l'élection présidentielle du au profit du candidat du Parti action nationale, Vicente Fox. En 2012, le PRI gagne les élections présidentielles avec son candidat Enrique Peña Nieto.

Scissions internes à l'origine de nouveaux partisModifier

Affaires judiciaires récentes concernant des personnalités appartenant au PRIModifier

En dépit des efforts de « régénération » qu'entendait soutenir le PRI après son passage dans l'opposition, entre 2000 et 2012, une série de scandales éclabousse l’administration du président Peña Nieto[16].

En avril 2017, l’ex-gouverneur de Veracruz Javier Duarte, autrefois désigné comme l'incarnation de cette régénération, est arrêté au Guatemala après six mois de fuite accusé d'avoir détourné des centaines de millions de dollars par l'intermédiaire d’entreprises fantômes qui bénéficiaient de contrats publics. L'accusation éprouve des difficultés a réunir des preuves opposables devant un tribunal[17],[18].

L'ex-gouverneur de l'État de Chihuahua, César Duarte Jáquez, est en cavale depuis mai 2017[16] ; quant au gouverneur de Quintana Roo, Roberto Borge Angulo, il est également inculpé pour corruption en juin 2017 après avoir été capturé au Panama.

L'ex-gouverneur de l'État de Tamaulipas Tomás Yarrington (es) (qui était en fuite depuis 2012) a été capturé le 9 avril 2017 à Florence et emprisonné au Mexique, puis extradé aux États-Unis le 20 avril 2018, faisant l'objet d'accusations de corruption, d'extorsion, de fraudes, de blanchiment et de liens avec le crime organisé (son procès est prévu pour 2020 et devrait se tenir à Brownsville).

Mercedes del Carmen Guillén Vicente (es), sœur de l'ex sous-commandant Marcos, et qui fut secrétaire générale du gouvernement du Tamaulipas (n°2 de l'État) durant la gouvernance de Yarrington, puis procureure générale de cet état, a fait l'objet de sanctions par le pouvoir judiciaire fédéral le 21 février 2017 pour obstruction à la justice dans les affaires concernant l'ex-gouverneur de l'état de Chiapas Juan Sabines Guerrero et celles concernant l'ex procureur général de la PGR (es) Jesús Murillo Karam (es), alors qu'elle occupait le poste de présidente de la commission fédérale de gouvernance[19],[20].

IdéologieModifier

L'article second de la déclaration de principes du PRI en fait un parti nationaliste, démocratique et populaire[21].

Le PRI est membre de plein droit de l'Internationale socialiste.

DirigeantsModifier

Présidents du Mexique issus du PRIModifier

Présidents du PNR, PRM et PRIModifier

Parti national révolutionnaire
Portrait Président Durée
1 Manuel Pérez Treviño -
2 Basilio Vadillo -
3 Emilio Portes Gil -
4 Lázaro Cárdenas -
5 Manuel Pérez Treviño -
6 Melchor Ortega Camarena -
7 Carlos Riva Palacio -
8 Matías Ramos -
9 Emilio Portes Gil -
10 Silvano Barba González -
Parti de la Révolution mexicaine
Portrait Président Durée
10 Silvano Barba González -
11 Luis I. Rodríguez -
12 Heriberto Jara Corona -
13 Florencio Padilla -
Parti révolutionnaire institutionnel
Portrait Président Durée
14 Rafael Pascasio Gamboa -
15 Rodolfo Sánchez Taboada -
16 Gabriel Leyva Velázquez -
17 Agustín Olachea -
18 Alfonso Corona del Rosal -
19 Carlos Alberto Madrazo Becerra -
20 Lauro Ortega Martínez -
21 Alfonso Martínez Domínguez -
22 Manuel Sánchez Vite -
23 Jesús Reyes Heroles -
24 Porfirio Muñoz Ledo -
25 Carlos Sansores Pérez -
26 Gustavo Carvajal Moreno -
27 Javier García Paniagua -
28 Pedro Ojeda Paullada -
29 Adolfo Lugo Verduzco -
30 Jorge de la Vega Domínguez -
31 Luis Donaldo Colosio -
32 Rafael Rodríguez Barrera -
33 Genaro Borrego Estrada -
34 Fernando Ortiz Arana -
35 Ignacio Pichardo Pagaza -
36 María de los Ángeles Moreno -
37 Santiago Oñate Laborde -
38 Humberto Roque Villanueva -
39 Mariano Palacios Alcocer -
40 José Antonio González Fernández -
41 Dulce María Sauri Riancho -
42 Roberto Madrazo -
43 Mariano Palacios Alcocer -
44 Beatriz Paredes Rangel -
45 Humberto Moreira -
46 Cristina Díaz Salazar -
47 Pedro Joaquín Coldwell -
48 Cristina Díaz Salazar -
49 César Camacho Quiroz -
50 Manlio Fabio Beltrones -
51 Carolina Monroy del Mazo -
52 Enrique Ochoa Reza -
53 René Juárez Cisneros -
54 Claudia Ruiz Massieu - en cours

RéférencesModifier

  1. (en) Kathleen Bruhn, Urban Protest in Mexico and Brazil, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 18.
  2. (en) K. Larry Storrs, Mexico-U.S. Relations, Stanford University Press, (lire en ligne), p. 56.
  3. (en) David J. Samuels et Matthew S. Shugart, Presidents, Parties, and Prime Ministers: How the Separation of Powers Affects Party Organization and Behavior, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 141.
  4. Renaud Lambert, « Au Mexique, la tentation de l’espoir », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juillet 2018).
  5. (es) « Nota sobre el nacionalismo claudicante », sur nexos.com.mx.
  6. (es) « Se transforma el PRI en “socialdemócrata” por acuerdo de su comisión de deliberación - La Jornada », sur www.jornada.unam.mx, .
  7. (es) Comparative Politics (lire en ligne).
  8. (en) Kathleen Bruhn, Urban Protest in Mexico and Brazil, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 18.
  9. (en) K. Larry Storrs, Mexico-U.S. Relations, Stanford University Press, (lire en ligne), p. 56.
  10. (en) David J. Samuels et Matthew S. Shugart, Presidents, Parties, and Prime Ministers: How the Separation of Powers Affects Party Organization and Behavior, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 141.
  11. (es) Lic. Armando Vázquez, Breve Historia y Hechos del Partido Revolucionario Institucional-Archivo confidencial, Hermosillo, Sonora, Editorial J. Costilla SA de CV, .
  12. Henry B. Parkes (préf. Jacques Soustelle), Histoire du Mexique, Paris, Payot, , 429 p. (ISBN 2-228-12790-6).
  13. (es) Lorenzo Meyer, Historia de la Revolución Mexicana, vol. 13 : Los conflictos sociales y los gobiernos del Maximato (1928-1934), México D.F., El Colegio de México, , 335 p. (ISBN 968-12-0084-5).
  14. (es) (es) « Breve Historia del PRI : PRM (1938-1946) » - Site officiel (voir archive)
  15. a et b « Au Mexique, la presse au service d’une tyrannie invisible », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 15 décembre 2017).
  16. a et b Frédéric Saliba, « Au Mexique, le Parti révolutionnaire institutionnel rattrapé par les scandales », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. (es) « Javier Duarte es inocente », sur excelsior.com.mx, .
  18. (es)Congelan los procesos penales contra Javier Duarte en Veracruz : [1].
  19. [2]
  20. [3]
  21. [4]

Voir aussiModifier