Parti de la liberté et de la justice

parti politique égyptien
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Parti Liberté et Justice
(ar) حزب الحرية والعدالة
Image illustrative de l’article Parti de la liberté et de la justice
Logotype officiel.
Présentation
Président Saad el-Katatni[1]
Fondation
Disparition [2] (continue de fonctionner clandestinement)[3]
Siège 20, rue el-Malek el-Saleh, île de Roda, Le Caire, Égypte
Secrétaire général Hussein Ibrahim[4]
Journal Liberté et Justice
Slogan « Nous tenons bon pour l'Égypte »
(arabe : نحمل الخير لمصر)
Positionnement Droite
Idéologie Islamisme[5],[6]
Économie mixte[7]
Affiliation internationale Frères musulmans
Adhérents 8 821 (2011)[8]
Couleurs Vert et bleu
Site web www.fjponline.com

Le Parti Liberté et Justice ou Parti de la Liberté et de la Justice (arabe : حزب الحرية والعدالة (Ḥizb al-ḥurriya wa al-’adala)) est un parti politique égyptien fondé en 2011 et disparu en 2014. Il est la vitrine politique des Frères musulmans.

CréationModifier

Alors que les Frères musulmans étaient, sous la présidence d'Hosni Moubarak, interdits mais tolérés et que leur participation aux élections législatives de 2005 et de 2010 se faisait sous le couvert de partis indépendants, la chute de Moubarak et du parti officiel du PND en laisse un vide politique que les Frères musulmans entendent bien occuper.

Le est fondé le Parti Liberté et Justice, avec, à sa tête Mohamed Morsi. Il suit la ligne politique des Frères musulmans, même si le nom du parti n'y fait pas allusion : il évite ainsi de tomber sous le coup des menaces du Conseil suprême des Forces armées, qui assurait le pouvoir par interim, d'interdire les partis religieux. Liberté et justice sont d'ailleurs des leitmotivs de la révolution de 2011 auxquels les Frères musulmans ne prennent part que tardivement : liberté contre la confiscation des élections ou la répression des islamistes, et justice proche de la demande de "dignité" de la révolution et de la réputation d'intégrité des Frères musulmans auprès de la population. Cette dénomination donne également le sentiment d'ouverture et de modération que le parti va essayer de donner dans les premiers mois de son existence ; ainsi un représentant copte, Rafiq Habib est choisi comme vice-président adjoint du parti, bien que le parti soutienne la charia comme base de la future constitution.

Élections législatives de 2011-2012Modifier

Le parti forme une coalition, l'Alliance nationale démocratique pour l'Égypte (en) avec notamment un parti nassérien de gauche, le Parti de la Dignité et surtout la formation libérale du Néo-Wafd. Cette dernière est cependant trop consciente des divergences idéologiques avec le PLJ et s'en dissocie quelques semaines avant les élections.

Les partis traditionnels étant discrédités par leur coexistence avec le pouvoir et les partis révolutionnaires libéraux étant pour la plupart inconnus, l'ancrage local, à la fois religieux et social, est déterminant dans la campagne électorale.

Aux élections législatives de 2011-2012, le parti remporte 37,5 % des voix et 49 % des sièges : sur 508 sièges, la coalition en obtient 228, dont 217 pour le seul PLJ. Le PLJ devient ainsi la plus puissante force politique de l'Égypte, devant des partis libéraux laminés et un Parti de la lumière salafiste aux scores inattendus et le concurrençant par son islamo-conservatisme.

Saad el-Katatni devient logiquement président de cette nouvelle assemblée, tandis que Ahmed Fahmi prend la tête du Sénat.

Élection présidentielle égyptienne de 2012Modifier

En , les Frères musulmans annoncent qu'ils ne présenteront pas de candidat à l'élection présidentielle de 2012 au nom de la pluralité en politique. Abdel Moneim Aboul Fotouh, un membre des Frères musulmans, déclare cependant sa candidature en et est exclu du mouvement. Le , le PLJ, en confrontation avec les militaires au pouvoir, en concurrence avec les salafistes et ignorant les demandes des libéraux, change de position et désigne Khairat al-Chater, guide suprême adjoint des Frères musulmans, comme candidat à cette élection par un vote du conseil 56 voix contre 52[9]. Les militaires, par l'intermédiaire d'un tribunal administratif invalident cette candidature, el-Chater n'ayant pas purgé sa peine pour ses activités politiques sous Hosni Moubarak. Mohamed Morsi est aussitôt proposé comme candidat alternatif du parti.

DissolutionModifier

Le , le parti est dissous par la justice égyptienne[10].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Egypt's El-Katatni becomes new head of Muslim Brotherhood's FJP », Ahram Online,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 20 décembre 2013)
  2. (en) « Egypt court bans Muslim Brotherhood's political wing » [archive du ], BBC News, (consulté le 25 novembre 2014)
  3. (en) « Al-Komi: Disbanding Freedom and Justice Party Will Not Stop Us Serving People » [archive du ], Ikhwanweb, (consulté le 12 août 2014)
  4. (en) « Brotherhood's Freedom & Justice Party elects new secretary-general », Ahram Online,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 20 décembre 2013)
  5. (en) Egypt's Islamists announce own political party, (lire en ligne[archive du ])
  6. (en) Egypt Islamists form 'non-theocratic' party, (lire en ligne[archive du ])
  7. « Archived copy » [archive du ] (consulté le 4 août 2015)
  8. (de) « Länderbericht Parteienmonitor Ägypten 2011 », sur Fondation Konrad-Adenauer, (consulté le 18 octobre 2015), p. 3
  9. (en) « Members dissent during Brotherhood presidential candidate's campaign stop », Al-Ahram,
  10. « La justice égyptienne dissout la branche politique des Frères musulmans », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 11 février 2019)

Liens externesModifier