Ouverture du pion roi

Aux échecs, l'ouverture du pion roi est le fait d'ouvrir par le coup 1.e4, coup populaire à tous les niveaux de jeu. Les codes ECO associés sont B00–B99 et C00–C99.

abcdefgh
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case noire e7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion blanc sur case blanche e4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh
Ouverture du pion Roi : 1.e4

Point de vue des BlancsModifier

1. e4 est un coup actif qui contrôle la case centrale d5 (et la case f5), ouvre des diagonales pour la Dame et le Fou-roi, et, ce-faisant, prépare le petit roque plus rapidement que 1. d4. Son seul défaut par rapport à ce dernier coup est que l'ouverture du pion roi rend la création du centre de pions classique e4 + d4 plus compliqué qu'en commençant par 1. d4, d'où la force (et la popularité) de la défense sicilienne après 1. e4. Dans la défense sicilienne, les Noirs jouent pour le gain, mais ne prennent pas de risques inconsidérés car ils ne « compromettent pas fondamentalement leur structure, même si un pion "d" arriéré survient dans de nombreuses lignes »[1].

L'ouverture du pion roi est traditionnellement jugée comme menant à des parties plus tactiques (où le moindre faux pas peut coûter la partie) que les ouvertures suivant 1. d4 (qui pardonnent plus les imprécisions), mais il s'agit là d'une généralisation qui comporte de nombreuses exceptions. Par exemple, il existe des anti-siciliennes « solides » (ex: la variante Alapine) ; à l'inverse, un joueur d'attaque comme Mark Hebden[2] a démontré qu'il était possible de jouer 1. d4 de façon agressive.

Point de vue des NoirsModifier

Après 1. e4, le grand maître international Edmar Mednis isole sept « coups parfaits » : 1...c6, 1...c5, 1...d6, 1...e6, 1...e5, 1...Cf6 et 1...g6[3], deux « coups médiocres » : 1...Cc6 et 1...d5[4], le reste étant qualifié de « coups faibles »[5], selon l'argumentation que les coups qui sont « mauvais pour les Blancs » (1. a3, 1. a4, 1. Ca3, 1. Ch3, 1. h3, 1. h4, 1. g4[6], le coup 1. f4 ne contribuant en rien au développement et affaiblissant l'aile-roi, mais étant sauvé - il n'est jugé par lui que « médiocre » - par le fait qu'il fait pression sur la case centrale e5[7]) sont encore pires pour les Noirs.

Notes et référencesModifier

  1. John Grefe (U.S. Co-Champion 1973), Mastering the chess openings, Chess Enterprises, 1992, (ISBN 0-945470-23-1) (OCLC 26919946), page 28.
  2. dont le répertoire Blanc est détaillé dans les quatre dernières pages du livre de Steve Giddins Comment construire son répertoire d'ouvertures (Olibris, 2008, (ISBN 978-2916340180))
  3. Edmar Mednis, Comment bien jouer l'Ouverture, Grasset-Europe Échecs, 1987, (ISBN 978-2-246-36791-8), page 22.
  4. Comment bien jouer l'Ouverture, page 27.
  5. Comment bien jouer l'Ouverture, page 28.
  6. Comment bien jouer l'Ouverture, pages 19-20.
  7. Comment bien jouer l'Ouverture, page 19.

Voir aussiModifier