Ouvrir le menu principal

L'opération Skye est une partie de l'opération Fortitude, vaste plan d'intoxication de l'armée allemande en fausses informations organisé par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale.

HistoriqueModifier

Afin de dissimuler le véritable lieu du débarquement, les Alliés lancèrent l'opération Fortitude, elle-même divisée en deux parties : Fortitude Sud avec l'opération Quicksilver et Fortitude Nord avec l'opération Skye.

L'opération Fortitude Nord menée par les Britanniques devait faire croire à l'existence d'une British Fourth Army qui se préparait à débarquer en Norvège. Un faux état-major de cette armée était simulé au château d'Édimbourg. L'opération Skye est la principale composante de Fortitude Nord, avec la simulation d'un faux trafic radio. Des opérateurs se passèrent des messages entre eux, comme pourraient le faire les différentes unités d'une armée, espérant que les systèmes d'écoute allemands les intercepteraient.

Skye I était l'état-major de la IVe Armée, Skye II un II Corps britannique fantôme, Skye III le XV Corps de génie américain stationné en Irlande du Nord (réel lui, mais avec des fausses unités additionnelles pour faire croire à de futurs combats), Skye IV était un VII Corps britannique fantôme. Le gouvernement britannique obtint aussi le soutien des médias qui communiquèrent de fausses informations comme des résultats de match de football entre les différentes unités ou l'annonce de faux mariages d'hommes des unités, comme cela se faisait en Grande-Bretagne.

Skye commença le 22 mars 1944 et fut pleinement opérationnelle vers le 6 avril.

L'armée allemande maintint 17 divisions en Norvège et au Danemark, autant de divisions en moins sur le théâtre de Normandie. Mais dans son livre, sur base de ses comptes-rendus des opérations de désinformation alliées liées au débarquement, Roger Hesketh conclut « Aucune preuve n'a jamais pu être trouvée montrant que cette désinformation radio ou les tromperies visuelles contribuèrent de quelque manière à Fortitude Nord[1] ». On pense maintenant que les Allemands ne suivaient pas le trafic radio simulé.

Notes et référencesModifier

  1. Hesketh 2000, p. 167

Articles connexesModifier

SourcesModifier

  • (en) Roger Hesketh, Fortitude : the D-Day deception campaign, Woodstock, N.Y., Overlook Press, (ISBN 1-58567-075-8)