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Olivier Spithakis

homme d'affaires français
Olivier Spithakis
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Parti politique

Olivier Spithakis est un homme politique et homme d'affaires français né à Marseille le 27 janvier 1956[1]. Il a notamment été le directeur général de la mutuelle étudiante MNEF, et a été condamné à de la prison ferme dans le cadre de l'affaire de la MNEF.

BiographieModifier

Étudiant à Sup de Co Marseille et membre du Parti socialiste, Olivier Spithakis est devenu en 1979 le trésorier de la MNEF lors de sa prise de contrôle par les membres de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), mouvement trotskyste lambertiste[2]. Spithakis, membre à la fois du PS et de l'OCI durant les années 1970[3], est ensuite le logisticien de la campagne de François Mitterrand dans le sud-est lors de l'élection présidentielle de 1981[4].

Dans les années 1990, Olivier Spithakis a été mis en cause dans l'affaire de la MNEF. En mars 2004, dans le volet financier de l'affaire, il a été condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance »[5]. En juin 2006, dans le volet de l'affaire concernant les emplois fictifs de la mutuelle, il a été condamné à deux ans avec sursis et 50 000 euros d'amende. Le procureur avait, dans son réquisitoire, dénoncé les pratiques « d'un clan et d'une tribu chargés de distribuer les prébendes »[6].

En mars 2006, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, soupçonné d'une éventuelle destruction de preuves au siège de la MNEF en 1998 attestée par les témoignages de plusieurs anciens salariés, Olivier Spithakis a fait une déclaration surprenante, affirmant avoir procédé à la destruction de « documents sensibles sur des jeunes susceptibles de troubler l'ordre public » portant sur des étudiants, documents élaborés « dans le cadre d'une collaboration avec le ministère de l'Intérieur » qui étaient à la recherche de terroristes islamistes. Selon lui, les dossiers détruits par ses soins comportaient en particulier une « liste des étudiants qui avaient fourni des informations »[réf. nécessaire].

En février 2017, le nom d'Olivier Spithakis est cité dans la cadre d'une enquête de journalistes sur une tentative de trafic d'influence qu'aurait orchestré le secrétaire d’État Jean-Marie Le Guen[7].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Tout sur la MNEF, Paris, Numéro 1, 2000, 275 p.