Nikāya, terme pāli et sanskrit, désigne les sections des corpus canoniques de suttas hinayana, dont le seul exemple complet de nos jours est le Sutta Pitaka du canon pali[1].

Dans le bouddhisme chinois, on utilise souvent le terme sanskrit āgama comme synonyme de nikāya[2]. Cependant, les agamas chinois ne reprennent pas l'entier du Sutta Pitaka. Le grand commentateur Buddhaghosa emploie les deux termes comme des synonymes[3].

C'est aussi un terme honorifique pour désigner une secte, un ordre ou un groupe de moines[4],[5].

Le terme bouddhisme nikaya ou bouddhisme des nikaya désigne selon le contexte le bouddhisme ancien ou le bouddhisme hinayana, aussi désigné comme les dix-huit écoles bouddhistes anciennes. Il tend aussi à se répandre pour désigner l'ensemble des écoles qui constituaient cette voie[6].

RéférencesModifier

  1. (en) Robert E. Buswell Jr. & Donald S. Lopez Jr., The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton, Princeton University Press, 2014 (ISBN 978-0-691-15786-3), p. 585.
  2. Philippe Cornu, Dictionnaire du bouddhisme, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 978-2-020-82273-2) p. 38
  3. (en) Damien Keown, Oxford Dictionary of Buddhism, Oxford, Oxford University Press, 2003, (ISBN 978-0-192-80062-6) p. 6
  4. (en) Damien Keown, Oxford Dictionary of Buddhism, Oxford, Oxford University Press, 2003, p. 193
  5. Philippe Cornu, Dictionnaire du bouddhisme, Seuil, 2006, p. 411-412
  6. Bernard Faure, Le bouddhisme, tradition et modernité, Paris, Le Pommier, , 216 p. (ISBN 978-2-7465-1055-5), p. 35

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