Nicolas-Joseph Wackenthaler

Nicolas-Joseph Wackenthaler
Surnom Joseph Wackenthaler le Jeune
Nom de naissance Nicolas-Joseph Wackenthaler
Naissance
Sélestat
Drapeau de la France France
Décès (à 72 ans)
Dijon,
Drapeau de la France France
Activité principale Organiste
Activités annexes Compositeur
Lieux d'activité Église Saint-Georges de Sélestat, Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon
Années d'activité 1859-1909
Formation École Niedermeyer de Paris
Maîtres Louis Niedermeyer, Louis Dietsch, Georges Schmitt

Nicolas-Joseph Wackenthaler, né le à Sélestat (Bas-Rhin) et décédé le à Dijon (Côte-d’Or), est un organiste et compositeur français.

BiographieModifier

Nicolas-Joseph Wackenthaler appartient à une grande famille d'organistes alsaciens[1],[2],[3] :

De 1853 à 1859, Nicolas-Joseph Wackenthaler étudie à l'école Niedermeyer à Paris[6], où il est l'élève de Louis Dietsch[7] et de Georges Schmitt[8]. En 1858, il obtient le grand prix de composition[7] et le deuxième prix d'orgue[8].

De 1858 à 1876, il est employé à l'école Niedermeyer comme professeur d'orgue et d'improvisation[8].

Le [2], dans sa 19e année, il succède à son défunt père comme organiste à l'Église Saint-Georges de Sélestat[9].

Le , à Geispolsheim, il épouse Catherine Nuss[1].

En 1869 il s’établit à Dijon comme professeur de piano[7],[9]. Un jeune prêtre, l’abbé Trub, est nommé à sa suite comme organiste à l'Église Saint-Georges de Sélestat[2].

En 1875, il est nommé organiste du grand-orgue de la Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon[10], succédant ainsi à Jacques-Reine Pâris[11], et il entre en fonction le dimanche [7].

En 1909, malade, il démissionne de son poste d’organiste[7]. Après plus de deux années de vacance à la tribune de Saint-Bénigne, son successeur, Émile Poillot, est nommé le [12].

Il meurt à Dijon, à son domicile 12, rue de la Liberté, le [7], à l’âge de 72 ans.

Selon le témoignage de ses contemporains, Nicolas-Joseph Wackenthaler était plus apprécié comme instrumentiste et comme professeur que comme compositeur[7]. Ses œuvres d’orgue étaient parfois attribuées à son oncle Joseph, plus célèbre, car il les publiait souvent sous le prénom Joseph[9].

ŒuvresModifier

  • L’adoration des bergers, fantaisie pastorale pour les fêtes de Noël, à Madame la Comtesse de Bresson[13].
  • Communion, dédiée à M. R. Grosjean[14].
  • Fugue pour Orgue, dédiée à son ami M. l'Abbé Trub[15].
  • Introduction et Fugue en ré mineur (Grand Chœur), à la mémoire de L. Niedermeyer, son illustre et regretté Maître[16].
  • Noël varié, variations sur le Noël On dit que dans une étable[17].
  • Offertoire, dédié à son oncle Jg. Wackenthaler, de Dieuze[18].
  • Offertoire brillant, dédié à M. le Chanoine Naegelen, Curé de St. Georges à Schlestadt[19].
  • Sortie - Scherzo, à son ami A. Jessel, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Nancy[20].
  • Verset[21].
  • 3 Romances sans Paroles pour piano, op. 7 (1863), chez S. Richault, éditeur à Paris, R. 13661[22]
  • Toccata pour orgue, op. 89[23]

Notes et référencesModifier

  1. a et b Pie Meyer-Siat, « Les orgues Callinet de l’église Ste-Foy de Sélestat : La dynastie des Wackenthaler, organistes à Sélestat », dans Paul Adam (dir.), Annuaire de la Société des Amis de la Bibliothèque de Sélestat, t. XXIV, , 184 p. (lire en ligne), p. 143-145.
  2. a b et c Paul Adam, « La vie paroissiale à Sélestat de 1800 à 1920 : §10. Les auxiliaires du service liturgique », dans Paul Adam (dir.), Annuaire de la Société des Amis de la Bibliothèque de Sélestat, t. XXIV, , 184 p. (lire en ligne), p. 69-72.
  3. « Wackenthaler, Joseph », dans Fr. Édouard Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l’Alsace, t. 2, Rixheim (Alsace), F. Sutter et Cie, , 1108 p. (lire en ligne), p. 933.
  4. (en) « Mid-Century Masters and Their Programs », dans Orpha Ochse, Organists and Organ Playing in Nineteenth-Century France and Belgium, Bloomington & Indianapolis, Indiana University Press, , 274 p. (lire en ligne), p. 69.
  5. « Les organistes de Saint-Nicolas des Champs depuis 1777 », sur Cliquot des Champs.
  6. Denis Havard de la Montagne, « Léon Boëllmann (1862-1897) », sur Musica et Memoria.
  7. a b c d e f et g Pierre-Marie Guéritey, Le grand orgue de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon : 1745-1995, Dijon, Euro Muses, , 158 p. (ISBN 2-911373-00-6), p. 80-81.
  8. a b et c (de) Wolfgang Grandjean, Orgel und Oper Georges Schmitt 1821-1900 : Ein deutsch-französischer Musiker in Paris, Hildescheim, Georg Olms Verlag AG, , p. 165.
  9. a b et c (de) « Nicolas-Joseph Wackenthaler », sur mixtur.ch.
  10. Eugène Fyot, « Les orgues de Saint-Bénigne de Dijon », La Revue de Bourgogne, Dijon, vol. 10,‎ , p. 461-466 (ISSN 2021-0639, lire en ligne).
  11. « Pâris (Jacques-Reine) », dans François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, t. 6, Paris, Firmin-Didot, , 2e éd., 496 p. (lire en ligne), p. 452.
  12. Pierre-Marie Guéritey, « Émile Poillot », dans Le grand orgue de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon : 1745-1995, Euro Muses, , 158 p. (ISBN 2-911373-00-6), p. 85-87
  13. « L'adoration des Bergers (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  14. « Communion (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  15. « Fugue pour orgue (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  16. « Introduction et Fugue (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  17. « Noël varié (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  18. « Offertoire (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  19. « Offertoire Brillant (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  20. « Sortie - Scherzo (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  21. « Verset (Wackenthaler, Nicolas-Joseph) », sur IMSLP Petrucci Music Library.
  22. « Romances Sans paroles pour piano. op. 7 », sur BNF Gallica.
  23. « Joseph Wackenthaler Toccata », sur partitions-musicales.net.

Liens externesModifier