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Nathan Law

personnalité politique chinoise
Nathan Law
Law Kwun Chung5.png
Nathan Law
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
羅冠聰Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Lingnan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Parti politique

Nathan Law Kwun-chung (chinois traditionnel : 羅冠聰 ; né le ) est un activiste et homme politique de Hong Kong. En tant qu’un ancien leader étudiant, il était président du conseil représentatif du bureau des étudiants de l’Université Lingnan (en), président intérimaire du bureau des étudiants de l’université Lingnan, et secrétaire général de la Hong Kong Federation of Students (en) (HKFS). Il était un des leaders étudiants pendant le mouvement des parapluies en 2014, ce qui a duré 79 jours. Il est actuellement président de Demosistō, un nouveau parti politique, né des manifestations en 2014.

Le , à l’âge de 23 ans, Law est élu au conseil législatif en tant que membre pour Hong Kong Island, ce qui le rend le plus jeune membre dans l’histoire hongkongaise. À la suite de sa déclaration politique lors de la cérémonie pour prêter serment, il a fait face à une contestation juridique du gouvernement. Le 14 juillet 2017, il est destitué[1].

Sommaire

BiographieModifier

Origines et familleModifier

Né le à Shenzhen dans la province de Guangdong, Law est le fils d’un hongkongais et d’une chinoise. À 6 ans il déménage à Hong Kong avec sa mère pour se réunir avec sa famille. Il étudie à l’HKFEW Wong Cho Bau Secondary School (en), et il fait sa licence sur les études culturelles à l’Université Lingnan (en).

ActivismeModifier

Law assiste à la grève des quais en 2013 (en). Il rejoint et devient président du conseil représentatif du bureau des étudiants de l’université Lingnan, et est aussi membre du comité de HKFS. Il devient plus tard le président intérimaire du bureau des étudiants de Lingnan University.

Pendant le mouvement des parapluies, il devient un des leaders étudiants et est un des cinq délégués étudiants qui ont assisté au débat avec des officiels gouvernementaux dirigés par le secrétaire en chef de l’administration Carrie Lam Cheng Yuet-ngor avec le secrétaire général de HKFS Alex Chow, vice-secrétaire Lester Shum (en), secrétaire général Eason Chung, et un autre membre du comité Yvonne Yeung en octobre 2014. Il est aussi un des trois leaders étudiants au cœur des manifestations qui sont privés de leurs permis de retour en Chine continentale (Home Return Permits) et qui sont bannis d’aller à Pékin pour demander le suffrage universel en novembre 2014. Après les manifestations, il est arrêté avec d’autres leaders étudiants.

Après les manifestations, Law succède à Alex Chow pour devenir le secrétaire général de HKFS de 2015 à 2016. Il gagne avec 37 voix sur 53 délégués étudiants de 7 institutions tertiaires qui ont été qualifiés à voter dans l’élection annuelle en mars 2015. L’autre candidat Jason Szeto Tze-long a eu 14 voix. Son secrétaire a été souligné par la crise de désaffiliation qui a vu les étudiants localistes des institutions membres déclencher des référendums pour se séparer de l'HKFS, ce qui a été accusé de prendre des décisions hâtives avec peu de transparence lors du mouvement de parapluies.

Law a fait campagne contre le référendum à Lingnan University en tant que président intérimaire du bureau des étudiants de Lingnan University, le référendum pour quitter l’HKFS a été vaincu. Cependant, trois syndicats d'étudiants, y compris ceux de l'Université polytechnique de Hong Kong (HKPU), l'Université baptiste de Hong Kong (HKBU) et City University de Hong Kong (CityU) ont quitté la fédération lors de leurs référendums dans le cadre du secrétariat de Law, suite au départ de l'Union des étudiants de l'Université de Hong Kong (HKUSU) en février 2015.

Membre du conseil législatif et destitutionModifier

En avril 2016, Law et d’autres leaders du mouvement des parapluies, y compris Joshua Wong, forment le parti politique Demosistō, qui a pour but de lutter pour le droit d’auto-détermination quand le paradigme « un pays deux systèmes » sera expiré en 2047, où il est devenu président fondateur. Il exprime son intérêt de participer dans l’élection législative en 2016.  

Law reçoit plus de 50 818 voix et gagne l’élection à la deuxième place à Hong Kong Island, au même temps que ses alliés Lau Siu-lai et Eddie Chu. À l’âge de 23 ans, Law est le plus jeune membre du conseil législatif de Hong Kong.

Lors de la réunion inaugurale du conseil législatif, Law et d'autres membres utilisent la cérémonie de serment comme plate-forme de protestation. Law fait une déclaration en disant que la cérémonie de serment était déjà devenue « l'outil politique » du régime, en ajoutant « vous pouvez me chaîner, vous pouvez me torturer, vous pouvez même détruire ce corps, mais vous ne vous arrêterez jamais ». En prenant le serment, Law a également augmenté son intonation sur le mot «  » (pays) dans l'expression « région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de la Chine ».

Bien que le serment de Law ait été validé par le greffier, la controverse sur le serment déclenchée par Sixtus Leung et Yau Wai-ching, du parti Youngspiration, a mené à la contestation judiciaire du chef de l'exécutif, Leung Chun-ying, et du secrétaire du juge Rimsky Yuen. Le 7 novembre 2016, le Comité permanent du Congrès national du peuple (NPCSC) a interprété l'article 104 de la loi fondamentale de Hong Kong, en uniformisant les manières de prêter serment lors de la prise de fonctions publiques. En conséquence, le duo a été disqualifié par le tribunal. Par la suite, le gouvernement a lancé une deuxième action en justice contre Law et trois autres législateurs pro-démocratique, Lau Siu-lai, Edward Yiu et Leung Kwok-Hung, ce qui a entraîné leur destitution du conseil législatif le 14 juillet 2017.

En août 2017, il est condamné pour son rôle dans le mouvement des parapluies à 8 mois de prison ferme, alors qu'en parallèle, Joshua Wong, Alex Chow sont condamnés respectivement à 6 et 7 mois de prison ferme[2].

Notes et référencesModifier

  1. « Hongkong : de nouveaux députés défient ouvertement Pékin », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. « Peines de prison pour des leaders de la « révolte des parapluies » à Hongkong », sur Le Monde,