Moon Hyung-in

Moon Hyung-in est un chercheur en biologie médicale, membre du département de biotechnologie médicale et professeur à l'université Dong-A à Busan en Corée du Sud, auteur de critiques frauduleuses de ses propres publications.

Moon Hyung-in
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Éléments biographiquesModifier

Moon Hyung-in a obtenu son doctorat au département de pharmacie de l'université Sungkyunkwan en 2001. En 2012, il est accusé d'avoir publié un certain nombre d'articles dans des journaux scientifiques à comité de lecture en en rédigeant lui-même les critiques. Il soumettait ses manuscrits à des journaux qui acceptent les experts suggérés par l'auteur ; il utilisait de faux noms et des adresses mail qu'il contrôlait pour proposer des critiques[1]. Un éditeur a découvert le pot aux roses après avoir reçu un compte-rendu 24 heures après avoir envoyé l'article à l'« expert ». Moon Hyung-in aurait aussi reconnu falsifier les données dans ses articles[2],[3].

Liste des publications retiréesModifier

  • Pharmaceutical Biology[4], 2011, 49,2, p. 190–193 ;
  • Journal of Enzyme Inhibition and Medicinal Chemistry[5], 2012, doi: 10.3109/14756366.2011.641014, publication électronique ; 2012, doi: 10.3109/14756366.2011.615746, publication électronique ; 2010, 25,5, p. 608-614 ; 2010, 25,3, p. 391-393[6] ;
  • International Journal of Food Sciences and Nutrition[7], 2012, 63,5, p. 537–547, doi: 10.3109/09637486.2011.607801 ; 2011, 62,2, p. 102–105, doi: 10.3109/09637486.2010.513682 ; 2011, 62,3, p. 215–218, doi: 10.3109/09637486.2010.503187 ;
  • The Journal of Ethnopharmacology[8], 2005, 97,3,21, p. 567–571, doi: 10.1016/j.jep.2005.01.006 ;
  • FEBS Letters[9], 2006, 580,3, p. 769–774, doi: 10.1016/j.febslet.2005.12.094 ;
  • Phytotherapy Research[10],[11] ; 2006, 20,8, p. 714-716, doi 10.1002/ptr.1941 ; 2005, 19,3, p. 239–242, doi 10.1002/ptr.1682.

Vingt autres articles, tous publiés dans Immunopharmacology and Immunotoxicology, ont également été retirés, avec les excuses de l'éditeur qui assure que toutes les mesures ont été prises afin que ce problème ne puisse pas se reproduire[12]. Au total, ce sont 35 publications qui ont été retirées[6].

Notes et référencesModifier

  1. Frédéric Schütz, « Un mode d'évaluation défaillant », Le Monde : Cahier Science et Médecine,‎ , p. 4-5.
  2. (en) Josh Fischman, « Fake Peer Reviews, the Latest Form of Scientific Fraud, Fool Journals », Chronicle of Higher Education,‎ (lire en ligne)
  3. (en) David Wagner, « Researcher, Peer Review Thyself », Atlantic Monthly,‎ (lire en ligne)
  4. Retraction Notice: Pharmaceutical Biology
  5. Retraction Notice: Journal of Enzyme Inhibition and Medicinal Chemistry
  6. a et b (en) Ivan Oransky, « Retraction count grows to 35 for scientist who faked emails to do his own peer review », sur Retraction Watch, (consulté le 26 septembre 2017).
  7. Retraction Notice: International Journal of Food Sciences and Nutrition
  8. Retraction Notice: the Journal of Ethnopharmacology
  9. FEBS Letters
  10. Retraction Notice #1 : Phytotherapy Research
  11. (en-US) « Retracted: Matrix metalloproteinase-1 expression inhibitory compound from the whole plants of Viola ibukiana Makino. (Phytother Res 2005; 19(3): 239–242) », Phytotherapy Research, vol. 21,‎ , p. 600 (DOI 10.1002/ptr.2150)
  12. (en) Ivan Oransky, « 20 more retractions for scientist who made up email addresses so he could review his own papers », sur Retraction Watch, (consulté le 26 septembre 2017).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) Cat Ferguson, Adam Marcus et Ivan Oransky, « Publishing : The peer-review scam - When a handful of authors were caught reviewing their own papers, it exposed weaknesses in modern publishing systems. Editors are trying to plug the holes », Nature, vol. 115, no 7528,‎ , p. 480-482 (DOI 10.1038/515480a, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier