Moon Chung-hee

écrivaine sud-coréenne

Mun Jeong-hee (hangeul : 문정희), née le à Boseong dans le Jeolla du Sud, est une poétesse sud-coréenne[1].

Moon Chung-hee
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Moon Chung-hee
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Professeure
Biographie
Naissance
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Mun Jeong-huiVoir et modifier les données sur Wikidata
McCune-Reischauer
Mun ChŏnghŭiVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
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A travaillé pour

BiographieModifier

Mun Jeong-hee est née à Boseong, province de Jeollanam-do, le [2]. Elle a fréquenté le lycée de filles de Jinmyeong, puis s'est spécialisée dans la littérature coréenne à l'université de Dongguk, où elle a également enseigné. Alors qu'elle était encore au lycée, elle a publié son premier recueil de poèmes intitulé Kkotsum en 1965. En 1969, elle fait ses débuts dans la littérature lorsque ses poèmes Insomnie (Bulmyeon) et Le Ciel (Haneul) ont été acceptés dans la revue Munhak Wolgan, rubrique des Nouveaux Poètes[3].

En 1976, elle obtient le Prix de littérature contemporaine (Hyundae Munhak), en 1996 le Prix de poésie Sowol et en 2002 le Prix Jeong Ji-yong[4].

ŒuvreModifier

La poésie de Mun Jeong-hee révèle une conscience nettement romantique, exprimée dans un langage cristallin, dominé par une interaction complexe d'émotions et de sensations vives. Sa sensibilité poétique, parfois surprenante, est idéalement représenté dans son poème intitulé Chants de Hwangjini (Hwangjini-ui Norae) :

« Non, ce n'est pas ça. Même avec peu de soleil / avec un amour solitaire / c'est la timidité des nouveaux visages / comme des fleurs dans l'herbe / Je veux cogner tout mon corps contre un mur massif / et tomber. »

Les comparaisons et les métaphores sont en tout point subjectives ; elle tente dans ses poèmes d'intérioriser et de dessiner les évolutions et les tourments de ses propres émotions. Son langage figuré est le registre de sa sensibilité, elle traite de façon sensible les thèmes de l'amour romantique, notamment la réticence, la souffrance et la liberté. Dans des poèmes tels que Pomme de terre (Gamja), À mon amour, Samacheon (Saranghaneun samacheon dangsinege) et En regardant la rivière Namhan (Namhangang-eul barabomyeo), elle fait usage des éléments narratifs du conte de fées pour parvenir à une description allégorique de la réalité quotidienne[3].

Bibliographie (partielle)Modifier

  • 한계령을 위한 연가, Chanson d'amour pour Hangyeryeong (2013)
  • 카르마의 바다, Mer de karma (2012)
  • 다산의 처녀, Fécondité de la vierge (2010)
  • 사랑의 기쁨, La joie de l'amour (2010)
  • 지금 장마를 따라, En suivant la saison des pluies maintenant (2009)
  • 양귀비꽃 머리에 꽃고, Pavot sur la tête (2008)
  • 모든 사랑은 첫사랑이다, Chaque amour est un premier amour (2003)
  • 오라 거짓 사랑아, Viens à moi, mon amour mensonger (2001)
  • 이 세상 모든 사랑은 무죄이다, Dans ce monde, tout amour est innocent (1998)
  • 남자를 위하여, Pour les hommes (1996)
  • 어린 사랑에게, À un jeune amour (1991)

RéférencesModifier

  1. "Moon Chung-hee" Biographical PDF, LTI Korea, p. 1 available at LTI Korea Library or online at: http://eng.klti.or.kr/ke_04_03_011.do
  2. « 문정희 시인, 수필가 », sur hpeople.search.naver.com, Naver (consulté le 12 novembre 2013)
  3. a et b "문정희" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  4. (ko) « 정지용 문학상 », sur Jiyong.or.kr (consulté le 3 octobre 2014).

AnnexesModifier

Articles externesModifier