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Monument de l'Umschlagplatz
(pl) Pomnik Umschlagplatz
Umschlagplatz (1).JPG
Présentation
Type
Architectes
Hanna Szmalenberg (d), Władysław Klamerus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
Statut patrimonial
Monument immobile (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Umschlagplatz

Le Monument de l’Umschlagplatz (nom complet: Mur-Monument de l’Umschlagplatz) est un monument situé dans la rue Stawki, à l'emplacement de l’ancienne place du ghetto de Varsovie, d'où en 1942-1943, partaient les convois vers le camp d’extermination de Treblinka et les autres camps du district de Lublin.

Sommaire

CaractéristiquesModifier

 
Premier mémorial de l’Umschlagplatz.

Le monument a été inauguré le , à la veille du 45e anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie[1]. Il a été créé d’après le projet de Hanna Szmalenberg et Władysław Klamerus, sous forme du mur blanc d’une hauteur de 4 mètres, avec une bande noire sur la faҫade principale, ce qui fait référence aux couleurs du châle de prière juif. Le terrain de forme rectangulaire de 20 × 6 m[2], entouré d’un mur, symbolise le wagon ouvert. Sur le côté intérieur du mur, on a gravé, de manière alphabétique, 400 prénoms juifs et polonais les plus populaires de la période d’avant-guerre, pour souligner la coexistence séculaire de la population juive et polonaise à Varsovie et les interactions entre leurs cultures et religions. De plus, chaque prénom commémore symboliquement mille victimes du ghetto de Varsovie. Dans la partie centrale du mur, on a mis les quatre plaques avec les inscriptions en polonais, yiddish, anglais et hébreu:

 
Les murs du monument entourant le fragment de l’Umschlagplatz, le chemin de la mort au premier plan.

"Durant les années 1942-1934, plus de 300 000 Juifs ont traversé ce chemin de souffrance et de mort et ont été déportés du ghetto de Varsovie vers les camps de concentration nazis."

Devant la porte qui mène au mémorial, il se trouve la plaque noire en demi-cercle, ressemblant à la stèle funéraire juive. Elle a été faite de syénite offert par le gouvernement et la société suédoise. Une sculpture en bas-relief fait dans cette pierre représente la forêt d’arbres tombés (dans l’art funéraire juive, l’arbre tombé est un symbole de la mort prématurée et violente), ce qui symbolise l’extermination de la population juive. Sur le même axe il se trouve une autre porte – une étroite trouée verticale couronnée d’une stèle. Par la trouée, on peut voir un arbre ayant poussé après la guerre qui est un symbole d’espoir. Les deux portes, mises dans la même axe symbolisent le passage de la mort à l’espérance de la vie[3].

 
Le bloc en syénite avec un symbole de la forêt d’arbres tombés.

Sur le mur du bâtiment voisin du monument (le numéro 8 d’avant-guerre, le 10 d’aujourd’hui), il est gravé un verset du livre de Job en polonais, yiddish et hébreu: "Terre, ne couvre pas mon sang, et que rien n’arrête mon cri" (Job 16, 18). Les contours des deux fenêtres et de la porte sont coupés par cette inscription. Entre le monument et le mur de l’école, du bord de la rue Stawki, il monte le chemin de la mort – le chemin traversé par les Juifs qui attendaient le transport à Treblinka. Dans cette zone, la route a été pavée de basalte noir.

Sur la paroi arrière, il se trouve une plaque de fondation avec les noms des créateurs et des fondateurs du monument[4].

La Route à la Mémoire du Martyre et de la Lutte des Juifs, inaugurée le même jour que le monument, commence à l’intersection des rues Anielewicz et Zamenhof, elle mène par les rues Zamenhof, Dubois et Stawki et se termine au lieu où il se trouve le monument.

Dans ce lieu, le 11 juin 1999, Jean-Paul II a dit la prière pour le peuple juif pendant son septième pèlerinage en Pologne[5].

En 2002, le monument, le fragment conservé de la place de transbordement et les deux bâtiments avoisinants (la rue Stawki 4/6 et 8 avant la guerre, aujourd’hui Stawki 10) ont été enregistrés comme les monuments historiques protégés[6].

 
Les prénoms gravés sur le mur du monument.

Entre les années 2007-2008, le monument, étant en mauvais était à cause des matériaux de qualité médiocre utilisés pendant sa construction, a été rénové. Les plaques du marbre blanc « Biała Marianna » ont été remplacées par le granite gris de Zimnik en Basse-Silésie[7], la roche plus résistante aux intempéries. Conformement à un projet de Hanna Szmalenberg et Teresa Murak, le chemin en argile et en gravier passe par le square entourant le monument, et de l’intersection des rues Stawki et Dzika, il y a une plate-bande de fleurs bleues d’hyssopus (la couleur du drapeau d’Israël)[8].

Depuis 2012, le « Marche de la Mémoire du 22 juillet » (pol. Marsz Pamięci 22 lipca), organisé par l’Institut historique juif pour commémorer les victimes des déportations du ghetto de Varsovie, commence près du monument[9].

Premier mémorial de l’UmschlagplatzModifier

 
La citation du livre de Job sur la paroi latérale du bâtiment.

Le monument actuel a remplacé le mémorial d’après-guerre – la plaque en grès, située sur la paroi latérale de l’un des bâtiments à l’Umschlagplatz (du côté de la rue Stawki) à laquelle il a été gravée une inscription en polonais, hébreu et yiddish[10]:

"C’est le lieu d’où dans les années 1942-1943, les centaines des Juifs ont été déportés vers les camps d’extermination par les meurtriers hitlériens. À la mémoire des martyrs et des combattants juifs."

VoisinageModifier

  • La Route à la Mémoire du Martyre et de la Lutte des Juifs – un bloc en pierre commémorant la création du ghetto de Varsovie par les Allemands en 1940 (la rue Stawki/ coin de la rue Dzika).
  • L’édifice du Faculté de Psychologie de l’Université de Varsovie – dans les années 1942-1943, l’unité de la SS surveillant l’Umschlagplatz ont stationné-là.
  •  
    La commémoration du côté de la rue Dzika.
    À l’arrière de l’école « Zespół Szkół Licealnych i Ekonomicznych nr 1 », il a été conservé le fragment du mur du ghetto frontalier de l’Umschlagplatz[11],[12]. En 2014, il a été démonté et reconstruit après le nettoyage des briques[13],[14].

RéférencesModifier

  1. Kobylarz, Renata., Walka o pamięć : polityczne aspekty obchodów rocznicy powstania w getcie warszawskim 1944-1989, Instytut Pamięci Narodowej--Komisja Ścigania Zbrodni przeciwko Narodowi Polskiemu, (ISBN 9788376290416 et 837629041X, OCLC 439749525, lire en ligne)
  2. Karta ewidencji obiektu upamiętniającego. Pomnik–Umschlapgplatz Urząd Dzielnicy Warszawa-Śródmieście, srodmiescie.art.pl
  3. Henryk Drzewiecki. Trakt Pamięci w Warszawie. „Res Publica”. 2/1990. p. 43. Dans son interprétation de cet élément de la commémoration, l’auteur évoque le verset de l’Évangile selon Matthieu : Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. (Matthieu 7: 13-14)
  4. La construction du monument a été financée par la ville de Varsovie et L'American Jewish Joint Distribution Committee.
  5. Paweł Zuchniewicz, Papieska Warszawa, Centrum Myśli Jana Pawła II, Warszawa 2006, p. 16-17.
  6. Rejestr zabytków nieruchomych – Warszawa Narodowy Instytut Dziedzictwa, p. 47
  7. Pomnik w nowej skórze, gazeta.pl
  8. Pomnik gotowy na rocznicę, gazeta.pl
  9. Tomasz Urzykowski. Marsz Pamięci w rocznicę wywózek. „Gazeta Stołeczna”, p. 4, 24.07.2017
  10. Stanisław Ciepłowski, Napisy pamiątkowe w Warszawie XVII-XX w., Państwowe Wydawnictwo Naukowe, Warszawa 1987, p. 210.
  11. Krystyna Krzyżakowa. Stawki. „Stolica”. 16/1983, p. 12, 17.04.1983.
  12. Dariusz Bartoszewicz: Jak uratować mur Umschlagplatzu? Grozi zawaleniem. gazeta.pl, 28.05.2013.
  13. Tomasz Urzykowski: Rozebrali, żeby odbudować. Mur przy Umschlagplatzu do odtworzenia. W: "Gazeta Stołeczna" [on-line]. warszawa.gazeta.pl, 2.04.2014.
  14. Tomasz Urzykowski: Mur przy Umschlagplatz został odbudowany. W: "Gazeta Stołeczna" [on-line]. warszawa.gazeta.pl, 21.04.2014.

BibliographieModifier

  • Henryk Drzewiecki. Trakt Pamięci w Warszawie. „Res Publica”. 2/1990. p. 41–44.
  • Wiesław Głębocki: Warszawskie pomniki. Wydawnictwo PTTK "Kraj", 1990, p. 108-109. (ISBN 83-7005-211-8).