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Monastère de Litang
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Entrée du monastère de Litang en 2009
Monastère de Litang en 2009
Intérieur du monastère

ལི་ཐང་དགོན་ཆེན / Le monastère de Litang (tibétain : ལི་ཐང་དགོན་པ་།, Wylie : li thang dgon pa, THL : li tang gönpa ; chinois : 理塘寺 ; pinyin : lǐtáng sì), également appelé jamchen chö kor ling (tibétain : བྱམས་ཆེན་ཆོས་སྐོར་གླིང་།, Wylie : byams chen chos skor gling, THL : jamchen chö kor ling ; translittération en chinois 长青春科尔寺, cháng qīngchūn kēěrsì, « temple ke'er de la longue jeunesse ») aussi appelé monastère de Thupten Jampaling, est l'un des plus grands monastères de l'école Gelugpa du bouddhisme tibétain.

Le monastère de Litang se trouve à proximité de la ville de Litang, dans le comté de Litang, dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê, province du Sichuan, en République populaire de Chine. Elle était également située dans l'ancienne province du Xikang (1939 - 1955), en République de Chine (1912-1949) dans la voie du Chuanbian sous la dynastie Qing, et du Kham au Tibet[Quand ?].

Sommaire

HistoireModifier

Le monastère fut construit et fondé par Sonam Gyatso, le 3e dalaï-lama en 1580[1] à la même époque que le monastère de Kumbum[2].

Comme tous les grands monastères tibétains, celui de Litang constituait une ville en soi[3].

À l'époque de la réforme agraire, quand les cadres chinois arrivaient dans les villages pour mettre en œuvre la collectivisation des terres (en 1954-55), la plupart des gens refusaient de collaborer[4] et des affrontements violents s'en suivaient. La rébellion prit de l'ampleur quand les villageois détournèrent un ruisseau qui alimentait un camp militaire chinois situé près du monastère. En raison des affrontements violents dans la région, beaucoup de personnes avaient trouvé refuge dans le monastère. Fin février 1956, les 3 000 moines du monastère hébergeaient plusieurs milliers de villageois[4], pèlerins, marchands, nomades, avec femmes et enfants... Certains étaient des réfugiés de diverses régions du Kham, d'autres étaient venus pour défendre le monastère ; selon Michel Peissel[3], 400 guérilleros rassemblés là, étaient prêts à se battre jusqu'aux derniers. L'Armée populaire de libération fit le siège du monastère et envoya un ultimatum au prieur, Khangsar, sommant les moines de « céder toutes leurs propriétés » et avertissant qu'en cas de refus, le monastère serait rasé. Khangsar refusa sèchement l'ultimatum[3]. Puis le monastère fut pilonné jour et nuit au mortier. Bien que le monastère fut fortifié, les Tibétains n'avaient aucun moyen de défense contre les attaques au mortier. Le siège devait durer 64 jours[3]. Quand les troupes d'assaut réussissaient à pénétrer dans l'enceinte, elles étaient inévitablement repoussées ou massacrées.

Les troupes chinoises finirent par faire appel à un avion pour bombarder le monastère. Après la mort de centaines d’assiégés, les Khampas n'eurent d'autres choix que de se rendre.

Certains assiégés réussirent à s'échapper, les autres furent faits prisonniers et certains lamas furent suppliciés à mort[3]. Une délégation tibétaine envoyée par Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama en 1980 à la demande du gouvernement chinois ne trouva à son emplacement que ruines et cendres[5].

Le Dalaï Lama a reconnu Tenzin Delek Rinpoché comme étant la réincarnation de l’abbé du monastère de Litang[6].

Le monastère a été touché par un violent incendie le 16 novembre 2013, détruisant une partie de l'entrée[7].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. (bo) Danzhu Angben (dir.), 藏族大辞典/བོད་རིགས་ཚིག་མཛོད་ཆེན་མོ, 兰州, 甘肃人民出版社,‎ (ISBN 9787226020302, OCLC 53151689), p. 453
  2. Roland Barraux, Histoire des Dalaï Lamas, Quatorze reflets sur le Lac des Visions, Albin Michel, 1993. Réédité en 2002, Albin Michel, (ISBN 2226133178), p. 109.
  3. a, b, c, d et e Michel Peissel, Les cavaliers du Kham, guerre secrète au Tibet, Robert laffont, , 107-112 p.
  4. a et b Tsering Shakya, The dragon in the land of snows: a history of modern Tibet since 1947, London, Pimlico, (ISBN 0712665331 et 9780712665339).
  5. Gilles Van Grasdorff, Panchen Lama, Otage de Pékin, Ramsay, 1999, (ISBN 2-84114-283-3), p. 214
  6. Tenzin Delek, moine tibétain non violent, Libération
  7. Incendie monastère de Litang, Radio Free Asia

Voir aussiModifier

Liens internesModifier

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