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Monastère de Litang

bâtiment du Sichuan, en Chine

Monastère de Litang
Litang26.jpg
Présentation
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Entrée du monastère de Litang en 2009
Monastère de Litang en 2009
Intérieur du monastère

Le monastère de Litang (tibétain : ལི་ཐང་དགོན་པ་།, Wylie : li thang dgon pa, THL : li tang gönpa ; chinois : 理塘寺 ; pinyin : lǐtáng sì), également appelé jamchen chö kor ling (tibétain : བྱམས་ཆེན་ཆོས་སྐོར་གླིང་།, Wylie : byams chen chos skor gling, THL : jamchen chö kor ling ; translittération en chinois 长青春科尔寺, cháng qīngchūn kēěrsì, « temple ke'er de la longue jeunesse ») ou encore monastère de Thupten Jampaling, est l'un des plus grands monastères de l'école Gelugpa du bouddhisme tibétain, fondé en 1580 par le 3e dalaï-lama à Lithang dans le Kham au Tibet oriental.

Le monastère de Litang est situé dans l'actuel xian de Litang, préfecture autonome tibétaine de Garzê, province du Sichuan, en République populaire de Chine.

Sommaire

HistoireModifier

Le monastère fut fondé par Sonam Gyatso, le 3e dalaï-lama, en 1580[1], à la même époque que le monastère de Kumbum[2].

Comme tous les grands monastères tibétains, celui de Litang constituait une ville en soi[3].

Le kangyour de Litang est gravé sous le patronage de Mu Zeng (règne 1600 - 1620), tusi de Lijiang, puis les matrices sont amenées aux monastère de Litang par les Mongols[4].[Passage problématique]


À l'époque de la réforme agraire, quand les cadres chinois arrivaient dans les villages pour mettre en œuvre la collectivisation des terres (en 1954-55), la plupart des gens refusaient de collaborer[5] et des affrontements violents s'en suivaient. La rébellion prit de l'ampleur quand les villageois détournèrent un ruisseau qui alimentait un camp militaire chinois situé près du monastère. En raison des affrontements violents dans la région, beaucoup de personnes avaient trouvé refuge dans le monastère. Fin février 1956, les 3 000 moines du monastère hébergeaient plusieurs milliers de villageois[5], pèlerins, marchands, nomades, avec femmes et enfants... Certains étaient des réfugiés de diverses régions du Kham, d'autres étaient venus pour défendre le monastère ; selon Michel Peissel[3], 400 guérilleros rassemblés là, étaient prêts à se battre jusqu'aux derniers. L'Armée populaire de libération fit le siège du monastère et envoya un ultimatum au prieur, Khangsar, sommant les moines de « céder toutes leurs propriétés » et avertissant qu'en cas de refus, le monastère serait rasé. Khangsar refusa sèchement l'ultimatum[3]. Puis le monastère fut pilonné jour et nuit au mortier. Bien que le monastère fut fortifié, les Tibétains n'avaient aucun moyen de défense contre les attaques au mortier. Le siège devait durer 64 jours[3]. Quand les troupes d'assaut réussissaient à pénétrer dans l'enceinte, elles étaient inévitablement repoussées ou massacrées. Les troupes chinoises finirent par faire appel à un avion pour bombarder le monastère. Après la mort de centaines d’assiégés, les Khampas n'eurent d'autres choix que de se rendre. Certains assiégés réussirent à s'échapper, les autres furent faits prisonniers et certains lamas furent suppliciés[3].

Une délégation tibétaine envoyée par Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama, en 1980 à la demande du gouvernement chinois ne trouva à son emplacement que ruines et cendres[6].

Le dalaï-lama a reconnu Tenzin Delek Rinpoché comme étant la réincarnation de l’abbé du monastère de Litang[7].

En 2004, il est inscrit sur la site historico-culturel provincial protégé du Sichuan (zh). [réf. souhaitée] Il est inscrit en 2013, sur la septième liste des sites historiques et culturels majeurs protégés au niveau national, pour la province du Sichuan sous le numéro de catalogue 7-1330. [réf. souhaitée]

Le 16 novembre 2013, le monastère a été touché par un violent incendie qui a détruit la principale salle de prière[8].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Rahul, Ram., The Dalai Lama, the institution, Vikas Pub. House, (ISBN 0706987888 et 9780706987881, OCLC 32701505, lire en ligne), page 24
  2. Roland Barraux, Histoire des Dalaï Lamas, Quatorze reflets sur le Lac des Visions, Albin Michel, 1993. Réédité en 2002, Albin Michel, (ISBN 2226133178), p. 109.
  3. a b c d et e Michel Peissel, Les cavaliers du Kham, guerre secrète au Tibet, Robert laffont, , 107-112 p.
  4. Debreczeny 2013.
  5. a et b Tsering Shakya, The dragon in the land of snows: a history of modern Tibet since 1947, London, Pimlico, (ISBN 0712665331 et 9780712665339).
  6. Gilles Van Grasdorff, Panchen Lama, Otage de Pékin, Ramsay, 1999, (ISBN 2-84114-283-3), p. 214.
  7. Pierre Haski, Tenzin Delek, moine tibétain non violent, Libération, 15 janvier 2003.
  8. Tibetan Monastery Suffers ‘Massive Damage’ in Blaze, Radio Free Asia, 17 novembre 2013.

BibliographieModifier

  • (en) Karl Debreczeny, « Situ Penchen’s Artistic Legacy », JIATS, Rubin Museum of Art, no 7,‎ , p. 193-276 (lire en ligne) (THL #T5748)

Voir aussiModifier

Liens internesModifier

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