Ouvrir le menu principal

Max Hoelz

homme politique allemand
(Redirigé depuis Max Hölz)

Max Hoelz
Illustration.
Max Hoelz et sa femme en 1928.
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Riesa (Drapeau de la Saxe Saxe)
Date de décès (à 43 ans)
Lieu de décès Nijni Novgorod (Drapeau de l'URSS Union soviétique)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemand
Parti politique USPD, KPD, KAPD

Max Hoelz (nom également retranscrit sous la forme Max Hölz) né le , à Moritz (de) (maintenant, Zeithain), près de Riesa (Saxe) est un militant communiste et agitateur révolutionnaire allemand. Il est mort le à Gorki en URSS.

Sommaire

BiographieModifier

Max Hoelz grandit en Saxe allemande au sein d’une famille d’ouvriers agricoles. À l’âge de 14 ans, il quitte la misère familiale pour mener la vie d’un vagabond. Il travaille d’abord comme domestique, puis trouve un poste de concierge dans un cinéma de Falkenstein/Vogtl., ville industrielle du Vogtland. Tuberculeux, il échappe au service militaire et profite d’une opportunité pour partir en Angleterre où il survit à l’aide de petits boulots précaires, avant de trouver une place dans une usine de métallurgie et suis des cours du soir pour devenir ingénieur.

À la veille de la Première Guerre mondiale, il retourne à Falkenstein, où il s’installe et se marie avec sa femme, Clara. En 1917, âgé de 28 ans, et bien que déclaré inapte au service militaire, il s'engage et se trouve affecté à l'état major où il a un différend avec son officier sur le fait de devoir traiter humainement les prisonniers (il était pour un traitement humain) et envoyé sur le Front occidental. Il s’y lie d’amitié avec Georg Shumann (de), militant socialiste, qui l’ouvre aux idées nouvelles. Lors de l’offensive allemande de 1918, Max Hoelz est blessé et rapatrié en Allemagne.

Lorsqu’il rentre chez lui à Falkenstein, le 9 novembre 1918, le Kaiser vient d’abdiquer et la révolution éclate dans tout le pays. Max Hoelz décide de s’engager pour la révolution et crée un conseil de soldats dans sa ville, puis adhère à l’USPD et participe à la campagne électorale de son parti. Ce sont les sociaux démocrates du SPD qui remportent les élections et proclament la république de Weimar. L’écrasement de la Révolte spartakiste de Berlin (pour laquelle son ami Georg Shumann a lutté), puis l’échec de la république des conseils de Bavière désespèrent Max Hoelz. Il ne voit pas d’issue parlementaire à l’avènement du socialisme en Allemagne. Pour lui, il n’y a qu’une solution : l’action directe.

Au printemps 1919, il fonde à Falkenstein la section locale du tout nouveau Parti communiste d’Allemagne (KPD), puis crée le conseil des chômeurs de la ville. Il organise une marche de chômeurs qui prend d’assaut la mairie et séquestre le bourgmestre. Après négociation, le conseil des chômeurs obtient des bons alimentaires et de chauffage. Mais Max Hoelz n’en reste pas là : il arme une bande de chômeurs et écume la région au cours de ce qu’il appelle des expropriations de propriétaires terriens. Il redistribue l’argent collecté aux chômeurs et aux paysans pauvres de la région. En réaction à cette situation, le 3 juillet 1919, l’armée encercle Falkenstein et pourchasse les militants communistes.

Hoelz s’enfuit et passe dans la clandestinité. Le KPD lui fournit une fausse identité, sous laquelle il parcourt l’Allemagne centrale en y organisant des meetings. Dénoncé, il est arrêté et incarcéré à la prison de Burghof (près de Hanovre) où un commando du KPD parvient à le faire évader. Max Hoelz repasse dans la clandestinité et retourne dans le Vogtland où il continue de participer à des meetings.

Il rejoint ensuite le Parti communiste ouvrier d'Allemagne, scission conseilliste du KPD. À la fin de 1920, il organise une bande armée d'environ 50 hommes, qui s'emploie à libérer les militants emprisonnés après le soulèvement de la Ruhr. En mars 1921, il organise diverses actions terroristes, notamment un attentat à la bombe contre la mairie de Falkenstein/Vogtl.. À la fin du mois, il participe à de violents combats de rue dans le cadre de l'« Action de Mars » organisée par le KPD et le KAPD[1].

Arrêté, il est condamné à la réclusion à perpétuité, mais il bénéficie d'une amnistie en 1928 ; il émigre alors en URSS. En 1933, il se noie (dans des circonstances troubles car il était très bon nageur) dans une rivière, l'Oka, près de Nijni Novgorod, lors de son voyage de retour vers l'Allemagne.

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Felix Halle (de), Vorwort zur Anklagerede von Max Hoelz gegen die bürgerliche Gesellschaft, Berlin, 1921.
  • Egon Erwin Kisch (dir.), Max Hoelz. Briefe aus dem Zuchthaus, E. Reiss, Berlin 1927.
  • Gernot Volger, « Max Hoelz – Kämpfer, Rebell, Revolutionär », in Archiv für die Geschichte des Widerstands und der Arbeit, n° 10, 1989, p. 109–124.
  • Manfred Gebhardt (de), Max Hoelz – Wege und Irrwege eines Revolutionärs, Neues Leben, Berlin, 1989, (ISBN 3-355-00940-7)
  • Reinhard Müller, Der Fall Max Hoelz. Rebell in Reih und Glied, in Mittelwe 36, Jg. 8, 1999, H.1, p. 78–94.
  • Peter Giersich; Bernd Kramer, Max Hoelz. Man nannte ihn: Brandstifter und Revolutionär, Robin Hood, Che Guevara, einen Anarchisten, den Roten General. Sein Leben und sein Kampf, Karin Kramer Verlag, Berlin 2000.
  • Reinhard Müller, Menschenfalle Moskau. Exil und stalinistische Verfolgung, Hamburger Editionen, Hamburg 2001.
  • Volkmar Schöneburg, Max Hoelz (1889–1933): Fragen an die Weimarer Justiz wegen ihrer Rechtslastigkeit. Drei Briefe aus dem Zuchthaus. In: Jahrbuch für Forschungen zur Geschichte der Arbeiterbewegung, Heft I/2003.
  • Ulla Plener (de) (dir.), Max Hoelz: « Ich grüße und küsse Dich – Rot Front! », Tagebücher und Briefe, Moskau, 1929 bis 1933. Karl Dietz Verlag, Berlin 2005.
  • Diethart Kerbs (de), Lebenslinien. Deutsche Biographien aus dem 20.Jahrhundert, Mit einem Nachwort von Arno Klönne (de), Klartext Verlag (de), Essen 2007, (ISBN 978-3-89861-799-4)
  • Christian Heisenberg, Das schwarze Herz oder Die wahre Geschichte vom Leben und Sterben des Max Hoelz. Eine politische Biographie, Berlin/Plauen 2010. (ISBN 3-00-009658-2)
  • Hoelz, Max, in Biographische Datenbanken
  • Peter Giersich, Neues über Max Hoelz: Sein Aufenthalt in der CSR 1920. In: Jahrbuch für Forschungen zur Geschichte der Arbeiterbewegung, Heft I/2013.
  • Ludwig Bergmann, Max Hölz. Seine gesamte Biographie und die wahren Vorgänge bei seiner Verhaftung, Packpapier Verlag, Osnabrück o.J.
  • Norbert Marohn (de), Hoelz. Biografie einer Zukunft, Lychatz Verlag, Leipzig 2014, (ISBN 978-3-942929-86-8)

Notes et référencesModifier

  1. Jacques Droz, Le Socialisme en Allemagne, in Histoire générale du socialisme, tome 3 : de 1918 à 1945, Presses universitaires de France, 1977, p. 220-221

Articles connexesModifier

Liens externesModifier