Massacre de Kandahar

Affaire judiciaire afghane et américaine

Massacre de Kandahar
Image illustrative de l’article Massacre de Kandahar
Le staff sargeant Robert Bales au fort Irwin en août 2011.

Date
Lieu District de Panjwai, dans la province de Kandahar
Victimes Civils afghans
Morts 16
Auteurs Drapeau des États-Unis Robert Bales
Guerre Guerre d'Afghanistan
Coordonnées 31° 31′ 37″ nord, 65° 29′ 56″ est
Géolocalisation sur la carte : Asie
(Voir situation sur carte : Asie)
Massacre de Kandahar
Géolocalisation sur la carte : Afghanistan
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Massacre de Kandahar

Le massacre de Kandahar, aussi appelé le massacre de Panjwai[1], survient à l'aube du , quand seize civils sont abattus et six autres blessés dans le district de Panjwai dans la province de Kandahar en Afghanistan. Neuf des victimes étaient des enfants et onze morts appartenaient à la même famille. Quelques corps sont en partie brûlés.

Le staff sargeant Robert Bales de l'Armée de terre des États-Unis sera arrêté plus tard dans la matinée après s'être accusé des meurtres. Le , au terme d'un procès tenu sur une base militaire américaine, Bales est condamné à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle[2].

RéactionsModifier

 
Le président américain Barack Obama téléphonant à son homologue afghan Hamid Karzai à la suite du massacre afin de lui exprimer ses condoléances.

Les responsables de la Force internationale d'assistance et de sécurité et les autorités américaines présentent leurs excuses pour les morts. Les autorités afghanes condamnent le geste, affirmant qu'il s'agit de meurtres avec préméditation. L'Assemblée nationale d'Afghanistan vote une résolution demandant un procès public en Afghanistan, mais le Secrétaire à la Défense des États-Unis, Leon Panetta, réplique que le soldat serait jugé selon les lois militaires américaines. Le , Bales plaide coupable aux 16 chefs d'accusation de meurtre prémédité en échange de l'abandon d'une poursuite pour la peine de mort. Au moment de sa demande de pardon, il affirme ignorer pourquoi il avait ouvert le feu.

Les autorités américaines concluent que les meurtres ont été le fait d'une seule personne. Le , un groupe composé de plusieurs membres de l'Assemblée nationale d'Afghanistan avance cependant que jusqu'à 20 soldats ont participé aux meurtres. Plus tard, le groupe ne put confirmer ces soupçons.

De leur côté, les Talibans dénoncent dans une déclaration « l'esprit sauvage des Américains » et parlent d'un « crime sanglant et inhumain[3] ».

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kandahar massacre » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Taimoor Shah, « Days Of Horror And Grief: Reporting The Panjwai Massacre », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2013)
  2. (en) Jack Healy, « Soldier Gets Life Without Parole in Deaths of Afghan Civilians », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2013)
  3. (en) After Afghan massacre, how deep are the wounds?, USATODAY, 13 mars 2012