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Marie-Paul Ross
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Marie-Paule Ross est née le à Sainte-Luce-sur-Mer, au Québec. Elle est également diplômée en soins infirmiers. Elle est religieuse, auteur d'essais, écrivaine et conférencière. Marie-Paule Ross a créé une méthode d’intervention clinique nommée Modèle d’intervention globale en sexologie (MIGS)., Elle a démontré l'efficacité de la méthode à travers son investigation doctorale. Après avoir obtenu un doctorat sur mesure en sexologie clinique, elle fonde l'Institut de développement intégral en 2003.

BiographieModifier

NaissanceModifier

Marie-Paule Ross est née le 21 avril 1947, à Sainte-Luce-sur-Mer, dans la municipalité régionale de comté de Rimouski, au Québec. Elle est la onzième d’une famille de douze enfants dont neuf ont vécu. Elle sera baptisée à la hâte, selon la croyance du temps, par son parrain, son oncle Paul qui venait d'être ordonné prêtre et qui en était à son premier baptême. Sa mère lui avait d’ailleurs demandé que Marie-Paul soit consacrée à Marie Immaculée Conception. À noter que, plus tard, l'ordre religieux des Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception sera celui auquel Sœur Ross choisit d'appartenir.

ÉducationModifier

Durant ses études de niveau primaire, Marie-Paule Ross était considérée comme une enfant ayant des difficultés d’apprentissage. Elle a toutefois poursuivi ses études jusqu’à la fin du secondaire au Pensionnat de l’école apostolique de Rimouski en réussissant avec difficulté et beaucoup de persévérance. Elle pourra, par la suite, intégrer le postulat qui se veut la première étape de la formation à la vie religieuse. Très jeune, elle souhaitait aider les siens, surtout les plus démunis ainsi que les enfants dans le besoin, et cela, sans limite de frontières. Elle vouait d’ailleurs, dès le primaire, une fascination pour les religieuses missionnaires. La foi en l’impossible l’amena justement à accepter les exigences de cette formation de religieuse missionnaire. C’est en 1964 qu’elle se rendra à Pont-Viau, à proximité de Montréal, pour entreprendre sa formation à la vie religieuse avec les Sœurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception. Par la suite, elle complètera, en 1976, une formation en Techniques infirmières au Cégep de Saint-Laurent, à Montréal.

La missionnaireModifier

En 1967, elle devient officiellement Sœur de l'Immaculée-Conception et c’est en 1976 qu’elle prononce ses vœux perpétuels. Elle s’envolera par la suite pour l’Amérique du Sud.

En Bolivie, elle a dû créer une façon nouvelle d’être infirmière. Sa première expérience significative fut de sauver la jambe d’un campagnard qui était infectée jusqu’au genou. Une plaie profonde au pied qui s’était envenimée. L’intervention se devait d’être rapide et efficace. À l’aide d’une lame de rasoir, d'eau de Javel et de la foi en la Vie, elle a dû intervenir à froid. Des mois plus tard, c’est avec joie qu’elle a pu revoir son patient guéri et reconnaissant, marchant bel et bien sur ses deux jambes. Par la suite, elle a mis sur pied un programme de formation et de promotion de la santé auprès des femmes analphabètes. Elle formait ainsi des agents multiplicateurs en prévention et en soins sanitaires. Il fallait aussi affronter les problèmes de santé les plus fréquents : blessures conséquentes à la violence, mortalités chez les jeunes filles à la suite d’avortements maison, abus sexuels et sévices contre des enfants et de jeunes adolescents, alcoolisme et toxicomanie, tuberculose, etc.

En affrontant des groupes d’hommes fortunés et en se présentant au Chef d’État, elle a réussi à faire construire un stade éclairé, dans le petit village de brousse de Baurès. Les jeunes et les adultes s’y rassemblaient pour des jeux de basketball, volleyball et soccer. De plus, elle forma une troupe de danse folklorique internationale composée de jeunes de 12 à 15 ans qui offrait des spectacles. C’est à ce moment qu’elle constitua aussi des groupes d’études sur la sexualité humaine; elle commença par éduquer les jeunes, puis les parents. En peu de temps, les sportifs de Baurès se démarquèrent aux compétitions régionales. Elle en était la promotrice et l’accompagnatrice et chaque moment s’avérait une occasion de promouvoir une santé globale et saine.

Au dire de certains, cette nouvelle façon d’évangéliser ne correspondait pas du tout à l’image d’une religieuse missionnaire. Elle a donc dû quitter la Bolivie pour aller enseigner la catéchèse aux déportés qui se regroupaient dans les banlieues de Lima, au Pérou. Sa passion pour la santé l’amena à refaire les mêmes activités apostoliques qu'elle avait effectuées précédemment. Elle initia également son travail auprès des postulantes et novices, donnant de la formation auprès des éducateurs, tout en continuant de développer des outils de formation au célibat consacré.

Étant convaincue que la santé est très liée à la façon de vivre sa sexualité sainement et étant de nouveau contestée par des dirigeants religieux, elle dut revenir au Québec. On lui reprochait, entre autres, de ne pas être «assez» religieuse, vu son implication dans les sports, la danse et la sexologie, matière pour laquelle on lui reprochait également de ne pas avoir d’études. Marie-Paul a donc demandé de poursuivre ses études. C’est ainsi, qu’inscrite à l’Université Laval, à Québec, elle a obtenu en moins de quatre ans un certificat d’études en sexualité humaine, un baccalauréat général individualisé en sexologie (B.A) ainsi qu’une maîtrise en orientation (type A) spécialisée en intervention sexologique clinique (M.A).

Devenue sexologue clinicienne titulaire, elle est de nouveau controversée et exclue par des autorités religieuses. En fidélité à son être, profondément croyante, religieuse missionnaire, infirmière et sexologue, elle est retournée au Pérou. En plus d’être membre de son ordre religieux, elle est devenue coopérante volontaire avec le CECI (Centre canadien d’étude et de coopération internationale). Elle a appris à perfectionner son action en ciblant davantage les priorités. Elle a élaboré un modèle d’intervention en sexologie qui est devenu un outil privilégié pour la promotion de la santé globale. C’est à cette époque qu’elle a fondé un centre de formation d’intervenants pour offrir des services éducatifs et thérapeutiques au milieu, le CEDEPSE (Centre de développement psycho-sexo-spirituel). Ses six années d’efforts ont été couronnées de succès incomparables. Elle était dès lors, invitée dans différents pays à travers l’Amérique latine et l’Europe à donner des conférences et de la formation. Elle recevait de nombreuses demandes. On voulait recevoir sa formation. La Colombie, le Pérou, le Chili, la Bolivie, l’Argentine, Porto Rico, le Costa Rica, la République Dominicaine, le Honduras, le Nicaragua, l'Équateur et le Mexique l'accueillent. Certains pays d’Europe et d'Asie sont également intéressés. C’est pendant ces années qu’elle développera une nouvelle théorie en sexologie : le MIGS (Modèle d’intervention globale en sexologie), approche qui vise à unifier l’être humain dans ses composantes physique, affective et spirituelle.

Toutefois, l’orage gronde en Amérique du Sud. Elle dérange et semble créer la controverse. Plusieurs supérieurs de différents instituts n’acceptent pas cette formation qui permet le dévoilement de réalités bouleversantes. Un certain nombre d’entre eux s’arrangent même pour dénoncer Sœur Marie-Paul au Vatican et l'accuser de vider les noviciats, d’amener les jeunes dans le sexe et la drogue, bref, de créer un véritable bouleversement. Elle se rend donc à Rome pour défendre son point de vue et expliquer le réel travail qu’elle effectue auprès des jeunes en formation à la vie religieuse.Elle y reçoit un appui inespéré qui la conduit à initier son projet d'investigation doctorale.

La rencontre de Jean-PaulModifier

Le , Marie-Paule Ross est reçue au Palais apostolique de Rome et rencontre le Saint-Père Jean-Paul II. Après lui avoir confessé ses mensonges et ses observations quant aux écarts au célibat chez plusieurs ecclésiastiques et les conséquences dramatiques qui la préoccupent, le Saint-Père lui donne le cautionnement moral pour poursuivre sa mission[1].

Investigation doctoraleModifier

Elle complètera, en 2000, un doctorat sur mesure en sexologie à l’Université Laval, dont le directeur de thèse était Mgr Pierre Gaudette avec quatre autres codirecteurs de différentes disciplines. S’appuyant sur son modèle d’intervention expérimenté depuis plus d’une dizaine d'années, elle parachèvera un doctorat sur mesure adapté selon une méthode empirique. Effectivement, elle recueillera auprès de 5 groupes-témoins, dans 5 pays différents, et, à l’aide d’un échantillonnage variant de 30 à 50 individus par groupe, une quantité importante d’informations lui permettant de conclure que plus de 80 % des hommes et des femmes ayant un rôle clef au sein de l’Église ont des écarts au célibat.

L’écart, selon Marie-Paule Ross, inclut une variété de conduites et d’attitudes banalisées portant dommage au célibat : attachement irrégulier à une personne, autoérotisme provoqué avec fantasmes de vie de couple, vue de pornographie avec autostimulation, amourette, nourrir l’amourachement, confusion dans l’amitié, vivre des relations de dépendances qui conduisent à des échanges (lettres, téléphones, contacts amoureux, etc.) et à l’incapacité d’être libre devant des jeux, Internet ou encore Facebook.

Ses études porteront essentiellement sur le fait d’apporter des bases scientifiques et des outils adéquats afin de donner une formation spécifique au célibat consacré. Par conséquent, elle deviendra sexologue clinicienne pour répondre au besoin d’aide concernant ces défaillances au célibat. Elle sera donc la première religieuse sexologue au monde à proposer une formation spécifique à l'engagement au célibat.

Le MIGS (Modèle d'intervention globale en sexologie)Modifier

Marie-Paule Ross a développé un modèle d’intervention qui s’applique à l’éducation et à la clinique. Il permet d’identifier, d’évaluer, d’analyser, de comprendre et de traiter une variété de situations conflictuelles au niveau de trois dimensions constitutives de l’être humain (physique, affective et spirituelle). Les outils proposés s’adaptent à l’ensemble des besoins des individus : ils servent à une compréhension globale des aspirations de l’être, de ses difficultés et de ses problématiques.

Cette approche favorise la croissance personnelle, l’atteinte de la maturité affective et spirituelle ainsi qu’un développement harmonieux. Le modèle MIGS a été expérimenté depuis les années 1990 dans plus de vingt six pays et s’adapte à différents types d’interventions. Ce modèle a été soumis à une investigation doctorale qui avait pour but de démontrer sa pertinence ainsi que son efficacité. Cette étude s’est réalisée dans le cadre de son doctorat sur mesure en sexologie obtenu en 2000, sous la direction de la Faculté des études supérieures de l’Université Laval, à Québec.

Le MIGS est une méthode qui invite à traiter et à assumer les situations difficiles inhérentes à la condition humaine. L’objectif est d’outiller l’individu afin qu’il puisse réactiver ses potentiels intérieurs qui lui permettront de résoudre ses difficultés. Cette méthode favorise l’autonomie thérapeutique. Les malaises sont traités dans leurs racines les plus profondes et la responsabilité est remise à l’individu, en lui fournissant tous les outils nécessaires pour y parvenir. La respiration thérapeutique, la marche thérapeutique, la bilatéralité alternée ainsi que des protocoles spécifiques au traitement des émotions et des sentiments dysfonctionnels sont utilisés. Des outils simples et accessibles sont ainsi proposés pour favoriser l’autothérapie et la responsabilité de la santé globale de l’individu.

Fondation de l'Institut de développement intégralModifier

Le , à Québec, eut lieu l'inauguration officielle de l'IDI (l'Institut de développement intégral) fondé par Marie-Paul Ross avec l'appui et le soutien de quelques personnes sensibilisées aux problématiques sociales.

L'IDI a pour mission de favoriser le bien-être global de la personne avant tout. L'Institut offre des services en éducation et en clinique selon le MIGS. Ces services sont offerts à l'ensemble de la population de même qu'aux intervenants professionnels.

Affiliations professionnellesModifier

Marie-Paule Ross est membre des associations professionnelles suivantes :

ACCP/CCPA : Association canadienne de counselling et de psychothérapie (No 10000725)

APNN: Alliance Professionnelle des Naturopathes et Naturothérapeuthes (1009 -15)

ANQ : Association des Naturothérapeutes du Québec ( NA-1412)

SQPP : Société Québécoise des Psychothérapeutes Professionnel(le)s No 1242

RIMAS : Regroupement des intervenants en matière d'agression sexuelle No 230

IIS : Institut international de sexoanalyse

ICS : Institut canadien de sexoanalyse

EMDRIA : Eye Movement Desensitization and Reprocessing International Association

EMDRAC : Eye Movement Desensitization and Reprocessing Association of Canada

AMSQ : Association de médecine sexuelle du Québec

HonneursModifier

  • Femme de Mérite au Gala du YMCA, prix Santé, en 2009
  • Prix Florence, Promotion de la santé de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec - mai 2011
  • Médaille Gloire de l’Escolle, titre de Grand diplômé de l’Université Laval - mai 2011
  • Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, en reconnaissance à sa contribution - 2012
  • Prix International "Marco & Alberto Ippolito" de l'Italie - Prix International de l'Amitié pour l'ensemble de son œuvre - mai 2014
  • Médaille de l'Assemblée nationale du Québec, en reconnaissance à son engagement social et communautaire - août 2014
  • Décoration de l'Ordre Painchaud de la Fondation Bouchard du Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, La Pocatière - mai 2015

Œuvres littérairesModifier

  • Marie-Paule Ross, Traverser l'épreuve, comment activer notre potentiel de vie, Montréal, Éditions Fides, 2010. Best seller.
  • Marie-Paule Ross, Je voudrais vous parler d'amour... et de sexe, France, Éditions Michel Lafon, 2011. Best seller.
  • Marie-Paule Ross, Pour une sexualité épanouie: un modèle d'intervention globale en sexologie, le MIGS, Montréal, Éditions Fides, 2011 (2e éd.). Best seller.
  • Marie-Paule Ross, La sexualité des jeunes - Petit manuel pour les parents, Montréal, Éditions Fides, 2012. Best seller.

RéférencesModifier

  1. Marie-Paul Ross, Je voudrais vous parler d'amour...et de sexe, Éditions Michel Lafon,

2. le site internet de Marie Paul Ross: www.mariepaulross.com