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Mahamane Ousmane est un homme politique nigérien né le 20 janvier 1950 à Zinder (Niger)[1]. Il a été le premier président de la République élu démocratiquement en 1993, renversé par un coup d'état en 1996.

Mahamane Ousmane
Mahamane Ousmane (à droite), avec l'ancien président botswanais Ketumile Masire et l'ancien président cap-verdien António Mascarenhas Monteiro (2005).
Mahamane Ousmane (à droite), avec l'ancien président botswanais Ketumile Masire et l'ancien président cap-verdien António Mascarenhas Monteiro (2005).
Fonctions
Président de la République du Niger

(2 ans, 9 mois et 11 jours)
Élection
Premier ministre Mahamadou Issoufou
Souley Abdoulaye
Amadou Cissé
Hama Amadou
Prédécesseur Ali Saibou
Successeur Ibrahim Baré Maïnassara
(président du Conseil de salut national, de facto)
Président de l'Assemblée nationale du Niger

(9 ans, 4 mois et 22 jours)
Prédécesseur Moutari Moussa
Successeur Seyni Oumarou
Président du Parlement de la
Communauté économique des
États de l'Afrique de l'Ouest
En fonction depuis le
(10 ans et 9 mois)
Prédécesseur Moumouni Adamou Djermakoye
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Zinder (Afrique-Occidentale française)
Nationalité nigérienne
Parti politique Convention démocratique et sociale
Profession Homme d'État

Mahamane Ousmane
Présidents de la République du Niger

Sommaire

BiographieModifier

Après avoir étudié l’économie monétaire et financière en France et au Canada, Mahamane Ousmane revient au Niger en 1980.

En janvier 1991, il fonde le parti politique Convention démocratique et sociale (CDS) d’aspiration social-démocrate. Le 27 mars 1993, au cours de la première élection démocratique, il est élu président de la République avec 55,42 % des voix face à Mamadou Tandja[2]. Il est rapidement confronté à une crise économique et sociale, ainsi qu'à la rébellion Touareg avec laquelle il signe un accord de paix le 24 avril 1995.

En septembre 1994, un retournement d’alliance le met en minorité à l’Assemblée nationale. En février 1995, il perd les élections législatives et nomme Hama Amadou, un des principaux chefs du parti majoritaire dirigé par le futur président Mamadou Tandja.

Le 27 janvier 1996, il est renversé par un coup d’État mené par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara. Une élection présidentielle controversée est organisée en juin 1996 et Baré la remporte face à Ousmane[2].

Lors des législatives du 24 novembre 1999, le CDS obtient 17 des 83 sièges de l'Assemblée nationale[2]. Ousmane, président du CDS, est ensuite élu président de l'Assemblée le 29 décembre[1]. Il est choisi comme candidat du CDS lors de la présidentielle de novembre 2004 mais échoue au premier tour avec 17,43 % des voix. Son parti obtient 22 des 113 sièges lors des législatives de décembre 2004 (17,36 % des voix) ce qui permet à Ousmane de rester à son poste de président de l'Assemblée[2] jusqu'en 2009.

Son parti a connu une dissension qui a donné naissance au RSD Gaskiya de Cheiffou Amadou.[réf. nécessaire]

Depuis avril 2004, Ousmane est président du comité interparlementaire sur des droits de l'homme de l'Union économique et monétaire ouest-africaine[1]. Il est aussi président du Parlement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)[3] depuis novembre 2006.

RéférencesModifier

  1. a, b et c (en) President of the national assembly of Niger Mahamane Ousmane elected president of the ipu committee on human rights of parliamentarians, communiqué de presse de l'union inter-parlementaire, 15 janvier 2004.
  2. a, b, c et d (en) African Elections Database
  3. (en) Niger MP elected ECOWAS new Parliament Speaker, Panapress, 15 novembre 2006.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Rédaction LM, « Paris « s'interroge » sur la régularité de l'élection présidentielle au Niger », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Collectif, Tchad, Niger, escroqueries à la démocratie, (ISBN 2738446981, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via L'Harmattan.
  • Abdoulaye Niandou Souley, « Démocratisation et crise du modèle compétitif au Niger », dans Les figures du politique en Afrique: des pouvoirs hérités aux pouvoirs élus, Éditions Karthala, (lire en ligne), p. 413-435.

Liens externesModifier