Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Carton.
Louis Carton
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Benjamin Charles CartonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Père
Louis Florimond Carton
Mère
Adèle Célestine Lefranc
Conjoint
Marie Ernestine Émilienne Thélu
Autres informations
Domaine
Membre de
Distinction

Louis Carton, de son nom complet Louis Benjamin Charles Carton mais plus simplement appelé docteur Carton, né le à Saint-Omer (Pas-de-Calais) et mort le à Paris, est un médecin militaire français.

Il est surtout connu pour son activité d'archéologue amateur qu'il mène sur les sites de Tunisie, avec le soutien de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il était aussi un représentant du parti colonial français et un collectionneur controversé[1],[2].

BiographieModifier

Il se passionne très tôt pour l'étude du passé et devient, à 21 ans, membre de la Société géologique du Nord[3].

Après avoir achevé ses études au lycée de Lille, il part pour la Tunisie en tant qu'aide-major en 1888[4]. Sur place, il commence à mener des recherches archéologiques et dégage à cette occasion une grande partie des ruines de Dougga[4]. En 1902, devenu médecin-major, chef de service au 4e régiment de tirailleurs tunisiens à Sousse, il y fonde une société archéologique et achève les fouilles de ses catacombes[4].

Son effort se porte ensuite sur Bulla Regia où il fait aménager un groupe de ruines romaines. Il crée dans la foulée un comité d’initiative dans la ville de Souk El Arba toute proche et publie le Guide du nord-ouest de la Tunisie[4], faisant de lui l'un des précurseurs du tourisme en Tunisie[1]. Cependant, son principal objectif restait la préservation du site archéologique de Carthage pour lequel il se dépensa sans compter durant toute sa vie[4]. Passionné d'archéologie, l'architecte Raphaël Guy le rejoint dans les années 1910[5].

Il fait de nombreux dons au musée archéologique de Sousse comme des pièces de monnaie arabes, des bas-reliefs (représentant deux panthères qui s'affrontent et découvertes à Aïn-Zerred près de Thurbane en 1904) ou une inscription grecque sur marbre (1914). D'autres pièces, dont les effigies puniques, sont offertes au musée du Bardo, puis constituent le fonds du musée de Carthage.

Vie privéeModifier

 
Villa Stella du docteur Carton à Khereddine

Issu d'une famille du nord de la France, il épouse Marie Thélu le à Marconne (Pas-de-Calais), fille d'Émile Ange Thélu et d'Elvire Chevau, eux-mêmes descendants de vieilles familles du Nord.

Il habitait la villa Stella à Khereddine dans la banlieue de Tunis[6].

ŒuvresModifier

  • Essai sur les travaux hydrauliques des Romains dans le sud de la régence de Tunis, Paris, Ernest Leroux,
  • Deux jours d'excursion en Tunisie : Souk el Arba, Bulla Regia, Chemtou, Thuburnica, Ghardimaou, Lille, Imprimerie L. Danel,
  • Ksour et troglodytes de la Tunisie, Paris, Lachevardière,
  • Rapport sur les fouilles faites à Bulla Regia en 1890, Paris, Ernest Leroux,
  • De Tunis à Dougga, Lille, Imprimerie L. Danel,
  • Notes sur quelques ruines romaines de Tunisie, Paris, Imprimerie nationale,
  • Découvertes épigraphiques et archéologiques faites en Tunisie (région de Dougga), Paris, Ernest Leroux,
  • Le sanctuaire de Baal-Saturne à Dougga : rapport sur les fouilles exécutées à Dougga en 1893, Paris, Imprimerie nationale,
  • Chronique archéologique nord-africaine, Tunis, Imprimerie rapide,
  • La colonisation romaine dans le pays de Dougga, Tunis, Imprimerie rapide,
  • Les catacombes d'Hadrumète : première campagne de fouilles (1904-1905), Sousse, Imprimerie française,
  • Le sanctuaire de Tanit à el-Kénissia, Paris, Imprimerie nationale,
  • Note sur des fouilles exécutées à Thuburnica et à Chemtou, Paris, Imprimerie nationale,
  • Inscriptions latines découvertes dans la vallée moyenne de la Medjerdah en Tunisie, Paris, Imprimerie nationale,
  • Découvertes faites en 1914 dans les fouilles de Bulla Regia, Paris, Imprimerie nationale,
  • Questions de topographie carthaginoise, Paris, Ernest Leroux,
  • Carthage et le tourisme en Tunisie, Boulogne-sur-Mer, Imprimeries réunies,
  • Ruines de Thugga-Dougga, Tunis, Namura et Bonici,
  • Pour visiter Carthage, Tunis, Imprimerie Barlier,
  • Sanctuaire punique découvert à Carthage, Paris, Paul Geuthner,

RéférencesModifier

  1. a et b « Louis Carton (1861-1924), voyageur archéologue », sur cths.fr, (consulté le 12 janvier 2017)
  2. Clémentine Gutron, L'archéologie en Tunisie (XIXe-XXe siècles) : jeux généalogiques sur l'Antiquité, Paris, Karthala, , 327 p. (ISBN 9782811103965, lire en ligne), p. 101
  3. François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française, Paris, Karthala, , 1112 p. (ISBN 9782811107901), p. 196
  4. a b c d et e Mahmoud Bouali, « Un pionnier d'envergure de l'archéologie en Tunisie », La Presse de Tunisie,‎ (ISSN 0330-9991)
  5. Fabienne Crouzet, « L'orientalisme architectural en Tunisie : œuvre et carrière de Raphaël Guy (1869-1918) », ABE Journal, no 13,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2019)
  6. Francine Belaisch Scemama, Actes de propriété : ces maisons de Tunisie qui nous habitent encore, Books on Demand, (ISBN 9782322021383, lire en ligne)

Voir aussiModifier