Louis Napoléon Le Roux

nationaliste breton
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Louis Napoléon Le Roux (né en 1890 à Pleudaniel, décédé en 1944 à Londres) (en breton Loeiz-Napoleon Ar Rouz) est un nationaliste breton.

Louis Napoléon Le Roux
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Gwenole Molène
Ludovic HédaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Français (avant ), Irlandais (après )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Membre de

BiographieModifier

Employé comme comptable chez François Jaffrennou, dit Taldir, il assure le secrétariat de rédaction de la revue Ar Bobl et est un des fondateurs en octobre 1911 du Parti nationaliste breton avec Camille Le Mercier d'Erm et son frère, plus radical encore, Pierre-André Le Roux. Il signe toujours Louis N. Le Roux pour ne pas mettre en avant le nom de “Napoléon”. Il fait partie des manifestants qui protestent bruyamment le à Rennes lors de l'inauguration du monument de Jean Boucher représentant Anne de Bretagne agenouillée devant le roi son époux[1].

Il participe au bulletin Brug (Bruyères) que fait paraître Émile Masson depuis Pontivy, en 1913-1914, pour le trégorrois, qui fait répandre les thèses socialistes et libertaires dans la paysannerie de Basse-Bretagne. Après s'être réfugié en Suisse pour ne pas participer à la guerre de 1914-1918, il part en Irlande où devient un proche des leaders nationalistes. Il écrit dans la revue La Bretagne libertaire en 1921. En 1922, il est le traducteur français des ouvrages de J. Ramsay MacDonald. Il écrit la première biographie de Patrick Pearse, puis après divers développements devient le secrétaire particulier du futur Premier Ministre britannique Harold MacMillan et acquiert la nationalité irlandaise, militant dans les rangs du Sinn Fein. Il fait quelques voyages discrets en Bretagne, notamment en 1939 lors du débarquement d'armes à Locquirec destinés aux indépendantistes bretons[1].

Il est tué dans les bombardements de Londres durant la Seconde guerre mondiale par un V2 allemand tombé sur l'hôpital où il est soigné à cause d'une mauvaise grippe.

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Thierry Jigourel, Grands rebelles et révoltés de Bretagne, éditions Ouest-France, 2013, (ISBN 978-2-7373-6004-6) et http://www.revolte-papier-timbre.com/histoire/galerie-de-la-revolte-des-bonnets-rouges.html

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