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Louis-Alexandre Bouché

peintre français
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Louis-Alexandre Bouché
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
LuzancyVoir et modifier les données sur Wikidata
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« Caricature de Louis-Alexandre Bouché par Nadar (1820-1910) vers 1850. »

Louis-Alexandre Bouché, né le à Luzancy, et mort le dans la même commune, est un peintre français. Il est principalement paysagiste, mais on lui doit quelques portraits dont celui de son épouse et celui de son maître Camille Corot. Hormis la France, le seul pays qu'il visite est l'Italie. Six ans avant sa mort, il est fait chevalier de la légion d'honneur.

Sommaire

BiographieModifier

Louis-Alexandre Bouché est né le à Luzancy[1]. Il est le fils de Nicolas-Pierre Bouché, tisserand âgé de quarante ans, et de son épouse, Hermantine Georgina Gatellier, âgée de trente ans[1].

Aîné d'une fratrie de huit enfants, il travaille à l'âge de dix ans dans une tuilerie dans sa commune natale puis à quinze ans est embauché dans un chantier de La Ferté-sous-Jouarre où est fabriqué des meules de moulins[1]. Louis-Alexandre Bouché consacre son temps libre au dessin, Louis-Jean-Marie Rémy lui donne ses premières leçons et organise la rencontre décisive entre son élève et Corot[1]. Son maître Camille Corot[2],[3], lui conseille de se rendre à Paris, Louis-Alexandre y travaille quelque temps puis voyage en France avant d'aller en Italie[1]. Il rejoint à son retour le hameau de Messy près de Luzancy[1]. Il envoie au Salon des œuvres qui ont pour sujet la région de Luzancy, dont Le soir au bord de la Marne en 1864 et Bords de la Marne en 1911[1]. Il expose au Salon entre 1864 et 1910[4]. Louis-Alexandre Bouché exécute le portrait de son épouse en 1867[5]. Louis-Alexandre Bouché est un ami de Léon Lhermitte, d'Amédée Servin (1829-1885) et de Joseph-Paul Meslé (1855-1927)[1]. En 1895 il obtient une médaille de troisième classe[6]. L'État achète ses tableaux et, six ans avant sa mort, il est fait chevalier de la légion d'honneur[1].

Louis-Alexandre Bouché meurt le en son domicile à Messy dans la commune de Luzancy puis est inhumé le dans le cimetière de la commune[7].

ŒuvresModifier

1864-1869Modifier

  • Un soir au bord de la Marne, Salon de 1864[2],[8].
  • Vue prise dans la vallée de Martinvaast, près de Cherbourg, Salon de 1865[8].
  • Souvenir d'Italie, Salon de 1866[8].
  • Portrait de son épouse en buste, 1867, huile sur toile, signé et daté en bas à gauche, 45 x 38 cm[5].
  • Un temps brumeux, le soir, au bord de la Marne, Salon de 1867[2],[8].
  • Près de Meaux, 1868[9].
  • Chemin creux à Luzancy, Salon de 1869[10].

1870-1879Modifier

  • Ruine d'un moulin à la Ferté-sous-Jouarre, 1870, toile de 25 cm de hauteur et 39 cm de large
    Description : « Non loin d'un moulin en ruine, un pont et la campagne toute verdoyante; dans le fond, les maisons de la ville au-dessus desquelles s'élève le clocher. »[11],[12].
  • Bouquet d'arbres à Luzancy le soir, Salon de 1870[10].
  • Le ru, sous bois, Salon de 1870[10],[13].
  • Un chemin dans les bois au mois de mars, Salon de 1872[10].
  • Chemin creux à Luzancy, Salon de 1874[10].
  • Une rue à Luzancy, Salon de 1874[10], huile sur bois H 0,718 m x L. 1,007 m[14], musée des beaux-arts de Limoges[1],[2].
  • La mare du village, Salon de 1874[10].
  • Portrait de M. C. C., Salon de 1874[10].
  • La sortie du troupeau, Salon de 1875[10].
  • Le charriage du fumier, Salon de 1875[10].
  • La pluie, Salon de 1876[10].
  • La charrue, Salon de 1876[10].
  • La campagne au printemps, Salon de 1877[10].
  • Le berger qui se chauffe, Salon de 1877[10].
  • Mon jardin, Salon de 1878[10].
  • Soirée d'automne, bords de la Marne, Salon de 1878[10].
  • Le hameau, Salon de 1879[10].
  • La neige, Salon de 1879[10].

1880-1889Modifier

  • La Marne, Salon de 1880[10].
  • Chevaux de labour, Salon de 1880[10].
  • La tournée du meunier, Salon de 1881[10].
  • La promenade du jeudi, Salon de 1881[10].
  • Une mare en hiver, Salon de 1882[10].
  • La ruelle aux ânes, Salon de 1882[10].
  • Après l'orage, Salon de 1883
    Description : « Les corbeaux altérés s'abattent au bord des flaques d'eau de la route brune, rouge clair, qui serpente et s'enfonce à l'horizon, où s'élèvent deux grands peupliers. À gauche, dans la prairie, les meules de blé s'échelonnent en perspective, comme la ligne des massifs du fond se découpant sur un ciel gris et aux gros nuages argentés. Telle est l'économie de ce bon paysage »[15].
  • Paysage avec cours d'eau, 1884, panneau de 23 cm de hauteur et 38 cm de large
    Description : « Rivière aux eaux profondes coulant à travers des collines boisées; sur le bord de cette rivière, un jeune garçon debout regarde devant lui. »[16].
  • L'eau morte, Salon de 1884[17].
  • Le bucheron, Salon de 1884[17].
  • Bords de la Marne, Salon de 1888[18], musée de Lyon, huile sur toile 145 H x 147 L[2],[19].
  • Le hameau - crépuscule, Salon de 1888[18].

1890-1899Modifier

  • Un coteau à Luzancy, Salon de 1890[20].
  • La Marne à Meaux, Salon de 1890[20].
  • Le jardin de Mérantine, à Luzancy, Salon de 1891[21].
  • Lever de Lune, Salon de 1895[22].
  • Moutons sur une route, Salon de 1895[22].
  • Cour de la ferme à Tourny (Normandie), Salon de 1897[23].
  • Rue de village, le soir, Salon de 1897[23].
  • Rue de village, 1898, toile de 32 cm de hauteur et 40 cm de large
    Description : « Par cette rue formée de rustiques maisons bâties en torchis, des vaches brunes que conduit un paysan descendent lentement sous des arbres. »[16].

1900-1909Modifier

  • La Vachère, 1900, toile de 44 cm de hauteur et 35 cm de large.
    Description : « Paysanne suivant une vache qui traverse un pré le long d'une route menant à la porte d'une chaumière »[24].
  • Bords de rivière, 1900, toile de 27 cm de hauteur et 40 cm de large.
    Description : « Longue colline noirâtre au pied de laquelle coule une rivière dont les bords sont chargés de plantes et de fleurs des champs jaunes et blanches. »[25].
  • La Marne à Saint-Aulde, le soir, 1901, H. 1,15 m L. 1,47 m, musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg[26].
  • Les Meules, 1901, toile de 33 cm de hauteur et 46 cm de large.
    Description : « cinq ou six meules dressées dans un champ de blé coupé ; auprès de l'une de ces meules une charrette que l'on est en train de charger, des poules picorent à l'entour. »[25].
  • La Route du village, 1902, toile de 44 cm de hauteur et 55 cm de large.
    Description : « Troupeau d'oies traversant une route pour rejoindre les maisons d'un hameau que des arbres ombragent. »[24].
  • Bords de rivière, 1902, toile de 33 cm de hauteur et 46 cm de large.
    Description : « Eau coulant tranquille; la rive, au premier plan, est parsemée de fleurs des champs blanches et jaunes; au fond, des coteaux boisés. »[27].
  • Paysage avec des moutons - crépuscule, 1902, hauteur 39 inches et largeur 46 inches.
    Description : « Une grande ferme avec des dépendances au toit de chaume se dresse dans une rue du village sur une large route sablonneuse, et à travers la grande porte ouverte de la basse-cour, une paysanne, accompagnée d'un chien, garde un grand troupeau de moutons dans l'enclos. Sur la droite, la route serpente entre les maisons dispersées et disparaît à mi-distance. L'horizon est formé par une ligne de collines boisées contre un ciel brillant au coucher du soleil, et de grands nuages de tempête menaçants dérivent vers le zénith. Bouché a reçu de nombreuses lettres d'inspiration sur la qualité de son travail de la part des leaders de l'art en France. » (William Bouguereau, Jean-Jacques Henner, Tony Robert-Fleury, Léon Lhermitte, Henri Harpignies)[28],.
    Vendu à New-York le 27 avril 1906 au vicomte Joseph Jefferson au prix de 1350 $[2].
  • Moutons au pâturage, 1903, toile de 49 cm de hauteur et 65 cm de large.
    Description : « Troupeau de moutons qui, sous la garde de son berger, broute l'herbe d'une prairie nouvellement fauchée. »[29].
  • La rentrée du troupeau, 1904, toile de 34 cm de hauteur et 42 cm de large.
    Description : « Troupeau de moutons ramenés à l'étable de la ferme par une vieille paysanne. »[27].
  • Le Passeur, 1904, toile de 46 cm de hauteur et 61 cm de large.
    Description : « Au tournant d'une rivière bordée de saules, dans une large vallée couverte de plantes et d'herbages, un passeur assis à l'avant de son bateau et tenant une gaule. »[29].
  • La rentrée du troupeau, 1905, toile de 65 cm de hauteur et 50 cm de large
    Description : « Des moutons conduits par une jeune paysanne s'en reviennent à leur étable située tout auprès de grands arbres. Ciel aux nuages jaunes vivement colorés par un soleil couchant. »[11].
  • Les chèvres, exposition internationale des beaux-arts 1906[30].

Année inconnueModifier

  • Dans les balastières de Messy, musée de Château-Thierry[2].
  • Le grand saule, musée de Limoges[2].
  • Paysage à Luzancy, musée de Limoges[2].
  • Paysage au crépuscule, hauteur 15 inches et largeur 21,5 inches, collection privée
    Description : « Un sentier sinueux au centre du premier plan, entre des prairies herbeuses, le long duquel s'égare la figure d'une paysanne portant un enfant. Un grand rideau de masses d'arbres penchés, à la manière des Harpignies, tache partiellement le ruban d'un ruisseau au milieu de la distance, la berge boisée plus lointaine et les nuages au coucher de soleil rougeoyant. »[31].

* Paysage avec personnage marchant dans la neige et bouquet d'arbres au soleil couchant rougeoyant (coll. privée, Le Pecq s. Seine).

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Coret 2000, p. 30.
  2. a b c d e f g h et i Bénézit 1924, p. 698.
  3. Akoun 2005, p. 230.
  4. « Louis Alexandre Bouché », sur musee-orsay.fr (consulté le 5 avril 2018).
  5. a et b « Louis Alexandre BOUCHÉ (1838-1911) Portrait de son épouse en buste », sur carvajalsvv.com (consulté le 4 avril 2018).
  6. « Les récompenses du Salon », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2018)
  7. Convoi et enterrement, Base Léonore
  8. a b c et d Bellier de La Chavignerie et Auvray 1882, p. 128.
  9. Errera 1921, p. 779.
  10. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w et x Bellier de La Chavignerie et Auvray 1887, p. 87.
  11. a et b Galerie Georges Petit, Lair-Dubreuil et Baudoin 1908, p. 14.
  12. Errera 1921, p. 797.
  13. « Albums des salons du XIXe siècle ; salon de 1870 », sur culture.gouv.fr (consulté le 4 avril 2018).
  14. « Une rue à Luzancy », sur musee-orsay.fr (consulté le 5 avril 2018).
  15. Véron 1883, p. 74.
  16. a et b Galerie Georges Petit, Lair-Dubreuil et Baudoin 1908, p. 10.
  17. a et b Salon de 1884, p. 28.
  18. a et b Salon de 1888, p. 26.
  19. « Les bords de la Marne », sur culture.gouv.fr (consulté le 3 avril 2018).
  20. a et b Salon de 1890, p. 24.
  21. Salon de 1891, p. 18.
  22. a et b Salon de 1895, p. 22.
  23. a et b Salon de 1897, p. 21.
  24. a et b Galerie Georges Petit, Lair-Dubreuil et Baudoin 1908, p. 11.
  25. a et b Galerie Georges Petit, Lair-Dubreuil et Baudoin 1908, p. 15.
  26. « La Marne à Saint-Aulde, le soir », sur musee-orsay.fr (consulté le 5 avril 2018).
  27. a et b Galerie Georges Petit, Lair-Dubreuil et Baudoin 1908, p. 12.
  28. American Art Association 1906.
  29. a et b Galerie Georges Petit, Lair-Dubreuil et Baudoin 1908, p. 13.
  30. Exposition internationale des beaux-arts 1906.
  31. European and American paintings.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Classement par ordre chronologique :

Liens externesModifier

  Image externe
  (en) « Portrait de Jean Baptiste Camille Corot en 1860. »