Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Épervier (homonymie).

Les Sept Vies de l’Épervier
Série
Scénario Patrick Cothias
Dessin André Juillard
Genre(s) historique

Personnages principaux Ariane de Troïl
Germain Grandpin
Henri IV
Louis XIII
Lieu de l’action Royaume de France
Époque de l’action XVIIe siècle

Langue originale français
Éditeur Glénat
Collection Vécu
Nb. d’albums 7

Prépublication Vécu

Les Sept Vies de l’Épervier est une série de bande dessinée française en sept tomes dessinée par André Juillard sur des scénarios de Patrick Cothias. Elle met en scène les destins croisés d’une famille de petite noblesse auvergnate et des membres de la famille royale au début du XVIIe siècle, à la fin du règne du roi Henri IV.

Sommaire

AnalyseModifier

Cette série constitue une rupture dans l'histoire de la bande dessinée historique franco-belge. En effet, contrairement à la bande dessinée historique classique où, comme chez Jacques Martin, « la période choisie […] pour faire évoluer les personnages […] n'est qu'un prétexte à aventures […] banales et parfaitement intemporelles »[1], Les Sept Vies de l’Épervier présentent des personnages « qui s'affirment au fur et à mesure du récit […] en véritables satellites de l'Histoire, qu'ils soient réels ou fictifs »[2].

D'après Patrick Gaumer, cette série « traitée avec élégance et réalisme, tant sur le plan du scénario que du graphisme (...) s'impose comme l'une des plus belles réussites du genre[3] ».

Synopsis par albumModifier

Tome 1 : La Blanche morte (1983)Modifier

Auvergne, hiver 1601. Une femme enceinte fuit son mari, le baron Yvon de Troïl ; elle réussit à donner naissance à une fille, Ariane, mais meurt de froid et d'épuisement peu après. Au même moment, la reine Marie de Médicis donne naissance au Dauphin, le futur Louis XIII.

Huit ans plus tard, en Auvergne. Un chevalier vêtu de rouge pousse le peuple à la révolte contre les riches nobles et s'en prend aux hommes du cruel comte Thibaud de Bruantfou. Ce justicier va impressionner et marquer l'esprit de la petite Ariane.

Tome 2 : Le Temps des chiens (1984)Modifier

Janvier 1610. Henri IV, Malherbe et le Dauphin Louis rencontrent un étrange vieillard, Léonard Langue-Agile, qui effraie le roi avec la prédiction de son destin. En Auvergne, Thibaud de Bruantfou, continue de servir ses intérêts en faisant régner l'injustice dans son pays. L'Épervier continue à s'opposer à lui en employant la force s'il le faut.

Tome 3 : L’Arbre de mai (1986)Modifier

Paris, mai 1610. Marie de Médicis, épouse du roi Henri IV, se prépare à être sacrée reine de France, un pays encore en proie aux complots religieux ; le roi vient d’ailleurs d'échapper à une nouvelle tentative d'assassinat. Loin de Paris, le comte Thibaud de Bruantfou se lance dans une chasse à l’homme dont la proie est l’Épervier. Ce justicier masqué est aussi un sujet de conflit entre Ariane de Troïl et son père, qui semble lui vouer une haine tenace…

Tome 4 : Hyronimus (1988)Modifier

Auvergne, mai 1610. Thibaud de Bruantfou n’a pas réussi à capturer l’Épervier et a perdu un œil dans la bataille. Il tente d’utiliser Ariane pour atteindre son ennemi et fait appel à un juge de l’Inquisition. À Paris, le roi Henri IV croit de plus en plus à la prophétie qui a annoncé sa mort dans un attentat et cherche à renforcer sa sécurité.

Tome 5 : Le Maître des oiseaux (1989)Modifier

Paris, 14 mai 1610. Henri IV vient de mourir, poignardé par Ravaillac. Marie de Médicis est nommée régente et gouverne la France avec son favori, l’Italien Concini. Loin de Paris, l'Épervier a perdu son bras gauche dans un combat contre l'Inquisition. Il se sent prêt à se venger de tous ses ennemis à visage découvert.

Tome 6 : La Part du diable (1990)Modifier

Paris, 24 avril 1617. Louis XIII, conseillé par son entourage, ordonne la mort de Concini et prend ainsi le pouvoir qui lui revient de droit. Le pouvoir change aussi, dans le cercle fermé des familiers de l’Épervier : Ariane de Troïl continue à imposer sa supériorité à son frère…

Tome 7 : La Marque du Condor (1991)Modifier

Paris, 1625. Dans la cour de Louis XIII, Ariane de Troïl n'entend plus parler que des exploits de Masquerouge, justicier audacieux et fin bretteur. Pour mettre fin à ses agissements, on fait venir le Condor, épéiste borgne et manchot exilé aux Amériques…

PersonnagesModifier

L'intrigue se développe à partir de personnages réels (Henri IV, Louis XIII, Marie de Médicis, Ravaillac...) et de personnages de fiction (la famille de Troïl).

  • Ariane de Troïl : elle échappe à la mort quand sa mère lui donne naissance dans la campagne enneigée. Très douée à l'épée, elle est fascinée par un rebelle local surnommé "l'homme au masque" et "l'épervier". Adolescente, elle voit périr le reste de sa famille et part pour Paris avec Germain.
  • Yvon de Troïl : époux de Blanche, père d’Ariane et de Guillemot. C’est un aristocrate de province désargenté, hanté par le décès accidentel de son épouse Blanche.
  • Blanche de Troïl: fille d'un laboureur, elle a épousé Yvon de Troïl et a donné naissance à Guillemot et Ariane.
  • Gabriel de Troïl : ancien soldat, il est le frère cadet d’Yvon, qui le chasse de la demeure familiale à cause d’un adultère entre Gabriel et Blanche. Alors que Gabriel, en proie au chagrin, erre dans la campagne, il croise une vieille femme qui lui propose un marché étrange. A la suite de ce marché, Gabriel devient un rebelle surnommé "l'homme au masque" et "l'épervier". Ariane ignore son identité réelle.
  • Guillemot de Troïl : fils d’Yvon et frère aîné d’Ariane, il est complice des frasques de sa soeur. Il fait preuve d'aptitudes limitées à l'épée.
  • Germain Grandpin : capitaine de la garde, chargé de la protection des enfants royaux, donc de Louis XIII. Il sauve la vie d'Henri IV puis il tombe en disgrâce suite au régicide de Ravaillac. Après avoir purgé une peine de prison, il décide de retrouver son ancien ami Gabriel de Troïl en Auvergne, où il rencontre Ariane, Guillemot et Yvon. Il devient le confident d'Ariane et son maître d'armes.
  • Thibaut de Bruantfou : voisin de la famille de Troïl, il manifeste un caractère violent et cruel.
  • Henri IV
  • Louis XIII
  • Marie de Médicis

Le cycle des Sept Vies de l’ÉpervierModifier

La bande dessinée est originellement une préquelle de la série Masquerouge des mêmes auteurs (reprise par Marco Venanzi au dessin à partir du tome 4). Cependant, le dernier tome des Sept Vies de l’Épervier se déroule après tous les Masquerouge. Par extension, on nomme « Cycle des Sept Vies de l’Épervier » l'ensemble des neuf séries dérivées de cet univers (nommé en fonction de l’Épervier et non de Masquerouge car le premier élargissait l'univers), qui totalise 53 albums tous scénarisés par Cothias.

Les séries partagent un certain nombre de personnages fictifs. D'autres personnages majeurs communs à plusieurs séries sont réels, par exemple le cardinal de Richelieu. Ces personnages historiques sont traités comme faisant partie du cycle, au sens où un événement inventé dans une bande dessinée du cycle reste valable dans les autres séries, même s’il contredit la réalité historique.

Séries du cycleModifier

PublicationModifier

PériodiquesModifier

À partir du tome 3, la série a été prépubliée dans le magazine Vécu.

ÉditeursModifier

  • Glénat : tomes 1 et 2 (première édition des tomes 1 et 2)
  • Glénat (collection « Vécu ») : tomes 1 à 7 (première édition des tomes 3 à 7)
  • Glénat (collection « Caractère ») : tomes 1 à 7

Références ornithologiquesModifier

  • Épervier : Rôles endossés par 7 personnages de la série, distribués par le Maître des oiseaux
  • Guillemot de Troïl : Guillemot de Troïl, fils d’Yvon de Troïl et frère aîné d’Ariane
  • Condor : Chevalier Condor, mercenaire arrivé de Nouvelle-France
  • Bruant fou : Comte Thibaud de Bruantfou et ses deux fils, voisins des barons de Troïl
  • Sittelle torchepot : Monsieur Torchepot, prévôt de police de Paris
  • Traquet : Traquet, garde du Cardinal de Richelieu dans l'album 7 et dans le tome 1 de la série Masquerouge (La grenouille et le chevalier)
  • Tétras lyre : Vicomtesse de Tetra-lyre dans le tome 1 de Masquerouge (Une pluie d'or en hiver)

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dossier sur les Sept Vies de l’Épervier dans Vécu (nouvelle série) no 2, 1995.
  • Interview de Patrick Cothias dans Vécu (nouvelle série) no 16, 1998.
  • Daniel Hugues, « Entre l’aigle et l’épervier », Les Cahiers de la bande dessinée, no 56,‎ , p. 23-25.
  • Collectif, Les Sept Vies de l’Épervier, Glénat, coll. « Les Cahiers de la bande dessinée présentent », .
  • Patrick Gaumer, « 7 vies de l'épervier », dans Dictionnaire mondial de la BD, Larousse, (ISBN 978-2035843319), p. 766-767
  • Le n°4 des Cahiers de la bande dessinée (août 2004) porte sur la série principale et ses différentes déclinaisons.
  • David Prudhomme, « L'Histoire de France en bande dessinée : Les Sept Vies de l'Épervier », Les Cahiers de la bande dessinée, no 6,‎ janvier-mars 2019, p. 28