Leopold Petznek

politicien autrichien

Leopold Petznek, né le à Bruck et mort le (à 75 ans) à Vienne (Autriche), est un homme politique autrichien, député social-démocrate de Basse-Autriche.

Leopold Petznek
Fonctions
President of the Court of Audit (d)
-
Président de Landtag (d)
Basse-Autriche
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Franz Petznek (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie Lackmayer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Parti politique

BiographieModifier

Leopold Petznek est le fils de modestes paysans de Basse-Autriche, Franz Petznek et son épouse, née Maria Mackmayer. Il est tôt orphelin et reçoit son éducation dans un orphelinat de Mödling à partir de 1889, fondé par l'anatomiste Josef Hyrtl.

Élève brillant, il poursuit ses études à Sankt-Pölten et à Vienne. Il est instituteur de campagne 1900 à 1911, puis instituteur à l'orphelinat de Mödling de 1911 à 1930, où il enseigne l'allemand et l'histoire-géographie. Il devient directeur de l'école secondaire de Mödling de 1930 à 1933 et prend sa retraite en 1933. Il épouse Emilie Bärnat qui lui donne un fils, Otto, mais la jeune femme souffre de troubles psychiatriques et finit par être enfermée à l'hôpital psychiatrique de Mauer-Öhling (de), où elle meurt le [1].

Il fait la connaissance en 1919 de la princesse de Windisch-Graetz, née archiduchesse Élisabeth-Marie d'Autriche (1883-1963), qui est à l'époque plongée dans des procédures judiciaires pour obtenir la séparation d'avec son époux. Ils deviennent amants en 1921 et il convertit la princesse au socialisme. Elle utilise sa fortune pour subventionner le parti et elle est surnommée l'« archiduchesse rouge » par la presse de l'époque. Elle obtient la séparation de corps en 1924 (le divorce n'existe pas à l'époque, il sera introduit par le régime du Troisième Reich) et, en 1929, le député s'installe en ménage avec elle dans sa grande villa entouré d'un parc de 2,7 ha à Hütteldorf, quartier résidentiel éloigné du centre-ville de Vienne.

Leopold Petznek est élu député social-démocrate à la diète de Basse-Autriche de 1921 à 1934 (et il en est le deuxième président de 1927 à 1934) et fait quelques mois de prison au début de 1934[2], pour avoir, selon Carl Karwinsky, secrétaire d'État à la sécurité, dressé les ouvriers contre le gouvernement. Il est libéré en . La villa Windisch-Graetz est perquisitionnée et la police rapporte que l'ancienne archiduchesse expédie de l'argent en Tchécoslovaquie, où elle est en relation avec des membres du parti social-démocrate et a fait passer de nuit clandestinement la frontière au socialiste Otto Bauer, ce qu'elle nie, son chauffeur ne quittant pas la villa la nuit. En fait Otto Bauer a été transporté à la frontière par d'autres moyens. La princesse continue secrètement d'aider d'autres militants. Le couple mène une vie retirée, et encore plus après l'Anschluss de 1938. Toutefois Petznek est arrêté en pleine rue le , après l'attentat contre Hitler et déporté à Dachau le . Il est libéré en à l'arrivée des troupes américaines.

À son retour, la villa est saccagée par des soldats soviétiques, puis réquisitionnée par les forces françaises d'occupation du général Béthouart qui en disposent jusqu'en 1955. Le couple, malade, vit dans une petite maison sans confort à proximité. Leopold Petznek accepte en le poste de président de la Cour des comptes, devenu le premier socialiste à présider cette institution. Il y demeure jusqu'en .

Après que le divorce de sa compagne fut prononcé au début de l'année 1948, il épouse discrètement au bureau d'état-civil du quartier, le , l'ancienne archiduchesse.

Il meurt d'une crise cardiaque, le , quelques mois après avoir réintégré la villa Windish-Graetz. Il est enterré dans l'intimité au cimetière d'Hütteldorf, le ministre de l'Intérieur Oskar Helmer ayant exprimé ses condoléances. Son épouse s'éteint dans leur villa en 1963.

Notes et référencesModifier

  1. in Friedrich Weissensteiner, op. cité, p. 152
  2. in Friedrich Weissensteiner, op. cité, p. 162

BibliographieModifier