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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Duarte.
León Duarte
Duarte Luján, León.jpg
Biographie
Naissance
Disparition
Nom de naissance
León Gualberto Duarte LujánVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Loco DuarteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Lieu de détention
Automotores Orletti (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

León Gualberto Duarte Luján, surnommé « El Loco » (né à Montevideo le ) était un militant syndicaliste et libertaire uruguayen et un dirigeant du Parti pour la victoire du peuple (PVP). Il a disparu à Buenos Aires le 13 juillet 1976 victime de la « guerre sale » menée par les dictatures latino-américaines[1].

Activité politique et syndicaleModifier

En 1957, il est élu secrétaire général du Syndicat de la FUNSA où il travaille. En tant que militant syndicaliste, il participe dès ses débuts à la construction d'une centrale ouvrière unifiée, en 1956 avec la Commission de coordination pour une centrale unique (Comisión Coordinadora pro Central Única), qui se concrétise en 1961 avec la constitution de la Centrale des travailleurs d'Uruguay (Central de Trabajadores del Uruguay, CTU) qui débouche finalement en 1964 sur la fondation d'un organisme de coordination étendu : la Convention nationale des travailleurs (Convención Nacional de Trabajadores, CNT).

C'est également un militant politique d'opinion anarchiste, militant à la Fédération anarchiste uruguayenne (FAU). Face à la mise en place de la dictature en Uruguay, il accompagne également la fondation de l'organisation de lutte de la FAU : la Résistance Ouvrière-Étudiante (ROE) aux côtés de Washington Pérez[2].

Arrestation, détention et disparitionModifier

Avec le durcissement de la dictature, León Duarte, comme de nombreux militants uruguayens de gauche, se réfugie en Argentine pour échapper à la répression. Le 13 juillet 1976, León Duarte a disparu à Buenos Aires. Il a été arrêté aux côtés de Sergio López et d'Ana Quadros dans un bar situé dans la rue San Juan. De là, il a été transféré dans un centre clandestin de détention tenu par l'armée uruguayenne bien que situé à Buenos Aires, le centre clandestin Automotores Orletti, localisé au croisement des rues Emilio Lamarca et Venancio Flores, dans le quartier de Floresta. Certains de ses compagnons de détention, ont affirmé l'y avoir vu, mais il n'est jamais réapparu vivant.

León Duarte fait partie des militants assassinés par les militaires, « disparus » sans laisser de trace, dans le cadre du « plan Condor ».

Notes et référencesModifier

  1. « técnica de León Duarte » (Fiche technique de León Duarte), Secretaría de Derechos Humanos para el Pasado Reciente, (Secrétariat des droits humains pour le passé récent), consulté le 28 juillet 2018.
  2. https://www.republica.com.uy/homenaje-al-sindicalista-leon-duarte/

SourcesModifier

Liens connexesModifier

Liens externesModifier