Ouvrir le menu principal

La Libre Belgique

quotidien belge en langue française
(Redirigé depuis La Libre)

La Libre Belgique
La Libre, LLB, Le Patriote, La Libre Belgique
Image illustrative de l’article La Libre Belgique

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Zone de diffusion Belgique
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Généraliste
Prix au numéro 1,8€
Diffusion 33600 ex. (2018-2019)
Fondateur Victor et Louis Jourdain
Date de fondation 1884 (sous le nom Le Patriote)
Ville d’édition Bruxelles

Propriétaire IPM
Directeur de la rédaction Denis Pierrard
Rédacteur en chef Dorian de Meeûs
ISSN 1379-6992
Site web LaLibre.be
Supplément

Libre Eco, Quid, Essentielle Focus, Dossier, Arts Libre, Essentielle Immo

La Libre Belgique, couramment dénommée « La Libre », est un quotidien belge de langue française qui couvre l'ensemble de l'actualité nationale et internationale. Sa devise : "Faisons vivre l'info". Ce journal touche chaque jour quelques 225 830 lecteurs, versions papier et Web confondues, et tire 33 600 exemplaires au quotidien[1]. Le 10 septembre 2019, le quotidien enrichit son offre d'actualité financière en intégrant à la version papier et à la version Web un supplément spécialisé : la Libre Eco[2].

La Libre est l'un des grands journaux belges francophones à tirage payant. Il se partage les lecteurs belges avec Le Soir, La Dernière Heure/Les Sports (du même groupe) et les journaux du Groupe Sudpresse.

Ligne éditorialeModifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Tout comme son semblable en langue néerlandaise, De Standaard, La Libre Belgique a longtemps eu une forte tendance catholique, avant de s'ouvrir vers d'autres points de vue dès 1999[3]. Elle est aujourd'hui plutôt critique envers les positions de l'Église catholique[4],[5], selon Christian Laporte, chroniqueur religieux du journal.

Sur le plan socio-économique, le journal dit défendre « l'économie de marché au service du développement social » et sur le plan institutionnel, il « se place clairement, dans le débat communautaire, du côté de la défense des intérêts francophones », indiquait-il en 2005[6].

La Libre EcoModifier

Après 18 mois de travail et de réflexion[7], la Libre Eco voit le jour le 10 septembre 2019 et prend pour slogan le célèbre "Nous décodons. Vous décidez". Son but est d'apporter aux lecteurs une information claire et précise à propos des différents sujets économiques et financiers (vie des entreprises et start-ups, placements, immobilier, tendances conjoncturelles, etc.) et de fournir des modules comparatifs intéressants, ainsi que des chroniques d'experts renommés[8].

HistoireModifier

La Libre Belgique commence son histoire en 1884 sous le nom Le Patriote, à l'initiative de Louis et Victor Jourdain et avec le soutien de personnalités du monde politique catholique telles qu'Auguste Beckers. Le Patriote se positionne par un journalisme offensif, lié à la cause politique catholique, mais se veut respectueux des autres idées.

En 1914, alors que commence la première guerre mondiale, le journal refuse de se plier aux volontés de l'envahisseur allemand et est réduit au silence. Il opte alors pour des publications clandestines, dès février 1915, après quelques mois de silence, et reçoit son nom de guerre : "La Libre Belgique". Après l'armistice, un débat secoue la direction : faut-il garder le nom "La Libre Belgique" ou revenir au nom de base "Le Patriote" ?

C'est le 18 novembre 1918, après la dernière édition clandestine du 12 novembre, qu'apparaît le premier numéro de "La Libre Belgique", juste après la mort des frères Jourdain, terrassés par la fièvre espagnole le 7 et 31 octobre 1918. On y annonce que, tant qu'il y aura du papier, les lecteurs du Patriote recevront La Libre Belgique.[9]

Durant la deuxième guerre mondiale, dès1940, La Libre Belgique revient à la clandestinité, mais continue à être publiée avec une régularité sans faille, grâce à deux avocats : Robert Logelain et Paul Struye, qui sont rapidement rejoints par Marie-Louise Hénin et Michel Goffart. Au total, ce sont 85 numéros, sous forme de bimensuel de 4 à 8 pages, qui apparaîtront jusqu'en septembre 1944. Le journal reparaît dès le 6 septembre 1944 sous sa forme d'origine[10]. Il se veut alors catholique, conservateur, monarchiste et opposé au communisme.

DiffusionModifier

En 2002, une deuxième grande réforme du journal (après celle de 1999) a lieu : il est publié au format tabloïd et sa mise en page est repensée tout en s'inscrivant toujours plus comme un journal de « débat ». Début mai 2009, La Libre passe à un format encore plus compact avec l'utilisation d'une technique de « cuisson » des encres (heatset) qui a pour but de ne plus tacher les doigts des lecteurs. Le 18 novembre 2008, un problème technique survient : seulement quatre exemplaires sortent des presses ce jour-là.

La Libre Belgique appartient aujourd'hui au groupe IPM qui édite six éditions régionales[11] :

Le groupe IPM édite aussi La Dernière Heure[12].

Quelques chiffresModifier

  • Diffusion payante : 33 600 exemplaires quotidiens en 2018-2019[13].
  • Lectorat : 225 830 lecteurs quotidiens (papier et digital), en 2018-2019, selon le CIM[14].
  • François Le Hodey affirme dans La Libre du 20 janvier 2007 que le groupe IPM qui détient La Dernière Heure et La Libre Belgique vend plus de journaux en 2007 qu'en 1987, vingt ans plus tôt. Ce n'est plus vrai, depuis le 3e trimestre 2008 : Libre et DH cumulent alors 122 380 ventes et abonnements, contre 135 098, en 1987 (source : CIM).
  • En 1987, La Libre fait authentifier pour la première fois ses chiffres par le CIM : sa diffusion payante est alors de 66 763 exemplaires.
  • C'est le seul quotidien belge francophone à avoir une réelle audience en Flandre, à hauteur de 14 %[réf. nécessaire].

Bataille contre GoogleModifier

La Libre Belgique, au travers de la société Copiepresse qui gère les droits d'auteur de plusieurs organes de presse belges, a intenté un procès à Google afin que ce dernier paie des droits d'auteur pour l'indexation de ses articles dans son service Google News. Ayant perdu en première instance et en appel, la société de Mountain View a préféré sortir de son index de recherche le domaine lalibre.be en entier, non seulement du service News mais également dans un premier temps de la recherche universelle, pour ensuite la réintégrer à cette dernière quelque temps après[15].

Notes et référencesModifier

  1. « Press audience », sur CIM (consulté le 26 novembre 2019)
  2. DH Les Sports+, « "La Libre Eco" au plus près de vos affaires », sur www.dhnet.be, (consulté le 26 novembre 2019)
  3. « La Libre Belgique », sur eurotopics.net (consulté le 27 novembre 2019)
  4. http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/641261/apres-la-tunisie-et-l-egypte-l-eglise-catholique.html.
  5. http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/686528/l-eglise-ira-jusqu-au-bout.html.
  6. La Libre.be, « Quelle est la ligne éditoriale de «La Libre Belgique» ? », sur www.lalibre.be (consulté le 25 janvier 2019).
  7. La Libre.be, « La Libre Eco : les coulisses d’une naissance », sur www.lalibre.be, (consulté le 27 novembre 2019)
  8. La Libre.be, « De grandes nouveautés sur le site de La Libre », sur www.lalibre.be, (consulté le 27 novembre 2019)
  9. La Libre.be, « Il y a cent ans, "La Libre Belgique" sortait de l’ombre », sur www.lalibre.be, (consulté le 27 novembre 2019)
  10. « La Libre Belgique | The Belgian War Press », sur warpress.cegesoma.be (consulté le 27 novembre 2019)
  11. http://www.lalibre.be/economie/digital/les-abonnes-de-la-libre-ont-acces-a-tous-les-articles-de-lalibre-be-547336fc35707d02ac1fa0bd.
  12. https://www.ipmgroup.be/marques/.
  13. « Press audience », sur CIM (consulté le 26 novembre 2019)
  14. « Press audience », sur CIM (consulté le 26 novembre 2019)
  15. « Google désindexe les sites de journaux belges ».

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier