Ouvrir le menu principal

Léon Vidal (auteur)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Léon Vidal et Vidal.
Léon Vidal
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Léon-Jérôme Vidal, né le à Marseille et décédé le à Paris, est un journaliste, dramaturge et haut fonctionnaire français.

BiographieModifier

Léon-Jérôme Vidal fit ses études à Marseille puis à Lyon (langues orientales puis droit). Après un voyage en Italie, il retourna comme avocat à Marseille, avant de partir à Paris où il devint journaliste au Figaro, au Temps et à L'Impartial. Il écrit alors des pièces de vaudevilliste sous son nom et sous le pseudonyme de "Céran", dont plusieurs avec Victor Lhérie et son frère Léon-Lévy Brunswick, dont les pièces furent représentées dans les plus célèbres théâtres parisiens du XIXe siècle (Théâtre de la Gaîté, Théâtre des Variétés, Théâtre des Nouveautés, etc.

Puis il devint fonctionnaire au ministère de l'Intérieur, au sein du "bureau de la presse". Il est nommé le 29 avril 1837 rédacteur principal[1] de la Correspondance des journaux ministériels des départements, appelée aussi Correspondance Lejollivet[2], à laquelle il collabore depuis 1834. Dans sa circulaire du 8 décembre 1837, Léon Vidal souligne à l'intention des "journalistes affiliés" la nécessité de « ne suivre d'autre impulsion que celle qui vous sera donnée par les lettres et par la Correspondance Lejollivet ».

En 1838, il devient chef de bureau au cabinet du ministre de l'Intérieur Camille de Montalivet, qu'il persuade de relancer la Correspondance ministérielle, destinée à la presse de province, au profit de l'Agence Delaire-Havas, de Charles-Louis Havas. Le ministre, de fait, retire peu après son soutien au rival d'Havas, Jacques Bresson[3]. Le 15 avril 1838[réf. nécessaire], Havas supplante ainsi la Correspondance des journaux ministériels des départements. En juillet 1838, il demande à être aussi responsable de la bibliothèque administrative du ministère[1].

Léon Vidal est alors fustigé dans les textes d'Honoré de Balzac de 1840? dénonçant le monopole de l'Agence Havas sur l'information de nombreux journaux[4].

Léon Vidal sera révoqué temporairement en 1848 par le chef de cabinet de Ledru-Rollin, puis deviendra inspecteur général des prisons et des établissements pénitentiaires. À ce nouveau poste, en 1858, il théorise les mérites de la maison de correction et de la justice militaire[5].

Décédé à 76 ans, Léon Vidal a laissé une importante littérature aux Archives nationales.

BibliographieModifier

Biographie des Quarante de l'Académie française, 1826

  • Gothon du passage Delorme, imitation en cinq endroits, et en vers, de "Marion Delorme", burlesque (avec des notes grammaticales), par MM. Dumersan, Brunswick et Céran, 1831
  • L'Épée, le bâton et le chausson, vaudeville en 4 tableaux, avec Victor Lhérie, 1830
  • Les Croix et le charivari, à-propos en 1 acte, mêlé de couplets, avec Victor Lhérie, 1831
  • Le Mort sous le scellé, folie en 1 acte, avec Victor Lhérie, 1832
  • La caserne, mœurs militaires par Léon Vidal et J. Delmart, 1833.
  • Essai sur les bibliothèques administratives, 1843
  • Aux bains de Dieppe, par Eugène Chapus et Léon Vidal, 1858
  • Conseils pour la formation des bibliothèques spéciales administratives, communales, professionnelles, militaires, hospitalières, pénitentiaires, industrielles et autres, 1864
  • Coup d'œil sur la science pénitentiaire, ses œuvres et ses résultats principaux à notre époque, 1866
  • Aperçu de la législation anglaise sur la servitude pénale et la libération conditionnelle et révocable modifiée en 1864, des changements opérés dans le régime pénitentiaire et de la statistique des grandes prisons pénales de l'Angleterre, 1865

RéférencesModifier

  1. a et b "Origines et histoire des Cabinets des ministres en France", Librairie Droz, page 39 [1]
  2. "Actes du Congrès national des sociétés savantes: Section d'histoire moderne et contemporaine, Volume 93, Numéro 2. Comité des travaux historiques et scientifiques. Section d'histoire moderne et contemporaine, 1968
  3. Politiques de l'ombre. L'État et le renseignement en France, par Sébastien Laurent, Éditions Fayard, 2009
  4. Pierre Frédérix, Un siècle de chasse aux nouvelles: de l'Agence d'information Havas à l'AFP (1835-1957), Flammarion, , p. 26
  5. "Justices Militaires Et Guerres Mondiales (Europe 1914-1950)", par Jean-Marc Berlière, Jonas Campion, Luigi Lacchè, et Xavier Rousseaux Presses universitaires de Louvain, 201

Liens externesModifier