Khaled al-Faleh

Khaled A. al-Faleh
خالد الفالح
Illustration.
Khaled A. al-Faleh en 2012
Fonctions
Ministre de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources Minières
En fonction depuis le
(5 ans, 2 mois et 17 jours)
Prédécesseur Ali al-Naïmi
Ministre de la Santé

(1 an et 8 jours)
Prédécesseur Ahmed Khatib
Successeur Tawfiq Al Rabiah
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dammam (Arabie saoudite)
Nationalité Drapeau de l'Arabie saoudite Saoudienne
Diplômé de Université A&M du Texas
Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines

Khaled A. al-Faleh (en arabe : خالد الفالح Ḫālid al-Fāliḥ), né en 1960 à Dammam, est un homme d’affaires et politique saoudien. Il est président-directeur général de Saudi Aramco jusqu’en 2015, puis est nommé directeur du comité exécutif du groupe. Il est ministre de la Santé d’ à au sein du gouvernement saoudien, et ministre de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources Minières de à .

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Khaled al-Faleh est né et a grandi à Dammam dans la province orientale d'Ach-Charqiya. Il est diplômé de l’Université A&M du Texas en génie mécanique en 1982, avant d’effectuer un MBA à l'Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines en 1991[1].

Carrière professionnelleModifier

Khaled al-Faleh rejoint Saudi Aramco en 1979[1]. À travers un programme du groupe, il se rend en 1982 aux États-Unis pour suivre un cursus scientifique à l’université d’A&M du Texas. En 1992, il rejoint le département Service du groupe, et devient manager du département trois années plus tard. A la fin 1995, il est nommé manager de la raffinerie de Ras Tanura, la plus grande du Moyen-Orient. Il passe ensuite à la direction du département Business Analysis de Saudi Aramco en 1998[2].

En , Al-Faleh est nommé président de Petron Corporation, une joint-venture entre Saudi Aramco et la Compagnie nationale pétrolière philippine (PNOC). L’année suivante, il retourne en Arabie saoudite et devient vice-président du groupement d’étude de Saudi Aramco pour les activités pétrolières et gazières "amont", avant de prendre la vice-présidence du développement et de la coordination de l’ensemble des activités gazières en [2].

Après la mise en place d’un plan de développement national sous le nom de Gas Natural Initiative en 1998, Al-Falih est désigné au début des années 2000 pour diriger l’équipe saoudienne chargée des négociations avec les supermajors, compagnies pétrolières internationales et nationales. Son travail aboutit à la création de 4 co-entreprises formées entre Saudi Aramco et plusieurs compagnies pétrolières étrangères : South Rub' al-Khali Company (SRAK), Luksar Energy, Sino Saudi Gas et EniRepSa Gas. Il devient président du conseil d’administration de la South Rub‘ al-Khali (SRAK), joint-venture entre Shell, Total et Saudi Aramco[3].

En , il entre au conseil d’administration de Saudi Aramco. En , après deux années de vice-présidence des opérations de Saudi Aramco, il succède à Abdallah S. Jum'ah au poste de président-directeur général du groupe. Sa nomination prend effet le [2].

Carrière politiqueModifier

En , Khaled al-Faleh est nommé ministre de la Santé après un remaniement gouvernemental impulsé par le Roi Salmane[4]. Il cède à cette occasion son poste de président-directeur général de Saudi Aramco à Amin Al-Nasser, et devient président du conseil d’administration du groupe.

Avec la mise en œuvre du programme Vision 2030 et l’enjeu stratégique du royaume de diversifier son économie et ses sources d’énergie, Khaled al-Faleh est nommé ministre de l'Énergie, de l'Industrie et des Ressources Minières en [4],[5]. En , il annonce une réorientation majeure de la politique énergétique saoudienne vers le gaz, se fixant l’objectif de passer cette ressource de 50 à 70 % de son mix énergétique[6]. En tant que Ministre et ancien PDG de Saudi Aramco, il est chargé de la préparation de l’introduction en Bourse de 5 % du capital de Saudi Aramco prévue à l’horizon 2018[1]. Afin de rééquilibrer l’offre pétrolière et de faire remonter les prix du pétrole sur le marché mondial, al-Faleh engage une forte réduction de l’offre pétrolière saoudienne, et encourage en 2017 les pays exportateurs mondiaux de l’Opep de même que les pays non membres à suivre l’exemple de l’Arabie saoudite[7].

En , il présente un nouveau plan d'investissements dans les énergies renouvelables, composé de 30 projets à réaliser afin d'atteindre l’objectif de 10 GW permettant de produire 10 % de l'électricité du royaume en 6 ans[8].

En , alors que Riyad prépare l'introduction en Bourse d'Aramco pour 2020-202 et n'est pas satisfait du cours du brut trop bas, il est démis de ses fonctions de Saudi Aramco et est remplacé par Yassir al-Roumayyan[9]. Et quelques jours plus tard il est demis de ses fonctions de ministre de l'Énergie, de l'Industrie et des Ressources Minières et remplacé par Abdel Aziz ben Salmane, demi-frère du prince héritier Mohammed ben Salmane[10],[11].

Autres mandatsModifier

  • Depuis 2008 : Membre du conseil consultatif international de l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah et du conseil d’administration des membres fondateurs
  • Membre du Board of Trustees de l'Université Américaine de Sharjah et de la Prince Mohammad bin Fahd University[12]
  • Membre du MIT Presidential CEO Advisory Board
  • Associé à l'Académie royale d'ingénierie de Londres
  • Président du conseil de direction de la Commission Royale chargée des zones industrielles d'Al-Jubayl et Yanbu
  • Secrétaire général du fonds pour le développement industriel saoudien (SIDF), de l’organisation pour les zones industrielles et technologiques et de l'autorité saoudienne des exportations[13]
  • Président de la communauté Oil & Gas et membre du conseil des affaires internationales du Forum économique mondial
  • Membre du Conseil international de JPMorgan Chase et de l'Asia Business Council
  • Secrétaire général du conseil municipal d’urbanisme de la ville de Dammam[13]
  • Depuis 2016 : directeur du conseil de la Cité du Roi Abdullah pour l’énergie atomique et renouvelable et de la Ma’aden (Saudi Arabian Mining Co.)[13]

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Antoine Izambard, « Qui est Khaled al-Faleh, le pilote de la diversification saoudienne? », Challenges,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c (en) « Al-Falih Appointed President & CEO », sur Aramcoexpats.com,
  3. Saudi Arabia Mineral, Mining Sector Investment and Business Guide Volume 1 Strategic Information and Regulations, Lulu.com, , 300 p. (ISBN 978-1-5145-0604-2, lire en ligne)
  4. a et b « Arabie: le patron d'Aramco promu ministre de l'Energie », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  5. Denis Fainsilber, « L'Arabie saoudite nomme le patron d'Aramco ministre de l'Energie », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  6. Anne Feitz, « L'Arabie saoudite veut doubler sa production de gaz au détriment du solaire », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  7. « L'Arabie saoudite accentue sa réduction de l'offre pétrolière », Bilan,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Saudi seeks 10% renewable energy in six years: minister », Phys.org,‎ (lire en ligne)
  9. Le Point magazine, « L'Arabie saoudite remplace son ministre de l'Energie », sur Le Point, (consulté le 16 décembre 2019)
  10. « L'Arabie saoudite remplace son ministre de l'Energie », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 16 décembre 2019)
  11. « L'Arabie saoudite remplace son ministre de l'Energie », sur Capital.fr, (consulté le 16 décembre 2019)
  12. a et b « Son Excellence Khalid A. Al-Falih de Saudi Aramco désigné « Dirigeant de l'année du secteur pétrolier 2016 » par Energy Intelligence », sur Businesswire.com,
  13. a b et c (en) Mohamed Ramady, Saudi Aramco 2030 : Post IPO challenges, Springer, , 277 p. (ISBN 978-3-319-67750-7, lire en ligne)
  14. a et b (en) Linda Edwards, « Saudi Aramco President Named Texas A&M Outstanding International Alumnus », Texas A&M Today,‎ (lire en ligne)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier