Joseph Dion Ngute

homme d'État camerounais

Joseph Dion Ngute, né le à Bongong Barombi, est un homme d'État camerounais. Il est Premier ministre depuis le .

Joseph Dion Ngute
Illustration.
Joseph Dion Ngute en 2022.
Fonctions
Premier ministre du Cameroun
En fonction depuis le
(5 ans, 6 mois et 12 jours)
Président Paul Biya
Gouvernement Dion Ngute
Prédécesseur Philémon Yang
Ministre chargé de mission à la Présidence

(10 mois et 1 jour)
Ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures,
chargé du Commonwealth

(20 ans, 2 mois et 22 jours)
Biographie
Nom de naissance Joseph Dion Ngute
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Bongong Barombi (Cameroun britannique)
Nationalité Camerounaise
Parti politique RDPC
Diplômé de Université de Yaoundé
Université de Londres
Université de Warwick
Profession Juriste

Joseph Dion Ngute
Premiers ministres du Cameroun

Biographie

modifier

Vie personnelle

modifier

Joseph Dion Ngute naît le à Bongong Barombi dans la région du Sud-Ouest du Cameroun[1],[2], alors sous tutelle britannique. D'ethnie Sawa, il est issu d'une famille de notables et de la chefferie traditionnelle de sa localité.

Il est de ce fait polygame. D'après la législation camerounaise, la polygamie est autorisée[3].

Formation

modifier

Joseph Dion Ngute étudie au lycée bilingue de Buéa de 1966 à 1971 où il sort diplômé d'un General Certificate of Education - A-Level. Il obtient une licence en droit à l'université de Yaoundé en 1977. De 1977 à 1978, il continue ses études au Queen Mary College de l'université de Londres où il obtient le Master's Degree en droit. Il prépare une thèse de 1978 à 1982, à l'université de Warwick au Royaume-Uni[1].

Carrière académique et politique

modifier

Dans les années 1980, Joseph Dion Ngute est professeur de droit à l'université de Yaoundé-II[4] et occupe plusieurs autres postes dans l'administration académique camerounaise. En 1986, il est nommé directeur adjoint du Centre national d'administration et de magistrature et en 1991, directeur général de l'École nationale d'administration et de magistrature[4] avant de se lancer en politique.

Du [5] au , il est ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé du Commonwealth[6]. Dans cette fonction, il représente le Cameroun à la commission des droits de l'homme aux nations unies à Genève. Il a également conduit la délégation camerounaise lors des négociations qui ont abouti à la création de l'UA (Union Africaine).

Par la suite, il est membre de la commission mixte Cameroun-Nigeria, placée sous l'égide des Etats-Unis. Il participe ainsi au règlement du conflit frontalier qui oppose le Cameroun au Nigeria sur la presqu'île de Bakassi.

Il est nommé ministre chargé de mission à la Présidence dans le quatrième gouvernement Philémon Yang le [7]. Dans cette fonction, il côtoie des personnalités du monde diplomatique telles que Ferdinand Ngoh Ngoh et René Sadi.

Il est le Premier Ministre du Cameroun depuis le [8]. Cette position lui permet de faire des consultations et d'organiser le Grand dialogue national. Ceci pour résoudre la crise anglophone au Cameroun[9].

Notes et références

modifier
  1. a et b Juin 2012 | Livre | 19, « Biographie de Joseph Dion Ngute », sur camerlex.com, (consulté le ).
  2. « DION NGUTE Joseph | Prime Minister's Office », sur spm.gov.cm (consulté le ).
  3. « BBCBrasil.com | Reporter BBC | Camarões promove casamento coletivo de polígamos », sur bbc.com (consulté le ).
  4. a et b « Cameroun : Joseph Dion Ngute, nouveau Premier ministre de Paul Biya », sur La Tribune (consulté le ).
  5. « Le gouvernement de Paul Biya de 1982 a 2015 », sur camerlex.com (consulté le ).
  6. Danielle Mouadoume, « Remaniement: Joseph Dion Ngute est le nouveau Premier ministre », sur Cameroon Radio Television, (consulté le ).
  7. « Décret N°2018/191 du 02 mars 2018 portant réaménagement du Gouvernement. », sur prc.cm (consulté le ).
  8. « Cameroun : Paul Biya nomme Premier ministre le juriste anglophone Joseph Dion Ngute », sur jeuneafrique.com, (consulté le ).
  9. « Cameroun: ouverture du «grand dialogue national» sur la crise anglophone », sur Le Figaro, (consulté le )

Articles connexes

modifier