John Pym

politicien britannique
John Pym
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John Pym
Fonctions
Membre du Parlement d'Angleterre
Membre du parlement d'Angleterre de 1626
Tavistock (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1628-1629
Tavistock (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1625
Tavistock (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1621-1622
Calne (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1624-1625
Tavistock (d)
Membre du parlement d'Angleterre d'avril 1640
Tavistock (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Formation
Activité
Père
Alexander Pym (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Philippa Colles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Anna Hooker (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Charles Pym (en)
Alexander Pym (d)
Dorothy Pym (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Court Parlement
Parlement stérile
4e Parlement de Jacques Ier d'Angleterre (en)
1er Parlement de Charles Ier d'Angleterre (en)
2e Parlement du roi Charles Ier d'Angleterre (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

John Pym était un parlementaire anglais, né en 1584 à Brymore (Somerset) et mort le à Derby House, qui fut un des principaux opposants au Roi d'Angleterre Charles Ier d'Angleterre, devenant en 1628 l'un des rédacteurs de la Pétition des droits (The Petition of Right) puis en 1643 un des leaders du Court Parlement et du Long Parlement, quand il vote la « Grande Remontrance » contre Charles Ier.

BiographieModifier

Pym était un puritain (Puritan) farouchement opposé à l'Église catholique romaine et au développement de l'Arminianisme au sein de l'église Anglicane.

John Pym fut un des principaux opposants au Roi d'Angleterre Charles Ier. En 1628 il fut l'un des rédacteurs de la Pétition des droits (The Petition of Right), qui fixe les libertés imprescriptibles des sujets devant le roi. Elle confirme le principe du vote exclusif des impôts par le Parlement, abolit la loi martiale en temps de paix, et instaure décret d’habeas corpus ou encore la condamnation du logement de la troupe chez l'habitant.

En 1630, il participe à la politique anglaise consistant à trouver des refuges aux Amériques pour les contestataires, quand est décidée sa nomination comme trésorier de la Compagnie de l'île de la Providence[1].

Malgré ce texte, la couronne, en 1636, résolut de frapper sur tous les Anglais une taxe contestée et devenue célèbre sous le nom de ship money (argent des vaisseaux). John Hampden, autre leader l'opposition, cousin d'Oliver Cromwell, refusa de payer et son procès commença en .

A la même époque, une pétition de la Chambre des Communes dénonce la corruption et l'avidité de « divers évêques et autres personnages occupant la première place dans l’église », mais aussi des conseillers dans l’entourage du roi, jugés responsables de la ruineuse guerre entre les royaumes d’Angleterre et d’Écosse.

« d’éloigner de son Conseil ceux qui persistent à soutenir ou à favoriser les oppressions et les abus dont le peuple a été affligé » et à l’avenir « de s'engager à employer pour les affaires publiques et à s’entourer de gens auxquels le Parlement accorde sa confiance ». Les Communes demandent donc un droit de destitution des conseillers du roi et un droit sur la nomination de ces ministres, nouveautés majeures qui constituent les premières bases d’une monarchie constitutionnelle, le roi perdant le contrôle de l'exécutif au profit du Parlement.

Les Guerres confédérées irlandaises ont aussi commencé et le texte demande que les domaines confisqués aux rebelles irlandais deviennent propriété du Royaume et pas de personnalités, ainsi qu'un droit de destitution des conseillers du roi et un contrôle de la nomination de ses ministres, nouveautés majeures: le Parlement veut pouvoir éloigner du Conseil du Roi «  ceux qui persistent à soutenir ou à favoriser les oppressions et les abus dont le peuple a été affligé » et exige qu'il accepte désormais de « s’entourer de gens auxquels le Parlement accorde sa confiance ».

Pym devient à cette occasion le député le plus écouté de l'opposition parlementaire lors du Court Parlement, convoqué par le Roi, qu en prononça la dissolution le suivant, et au début du Long Parlement.

Le , au début de la Première Révolution anglaise (ou Guerre civile) qui suit cettre pétition, Pym fait voter la « Grande Remontrance » qui énumère les griefs contre la couronne, une des textes fondateurs de l'histoire constitutionnelle de la Grande-Bretagne.

Le , après sa condamnation pour haute trahison, le roi envoie ses soldats pour l'arrêter lui et quatre autres membres de la Chambre des communes. Mais, mis au courant, les cinq hommes parviennent à s'enfuir.

En 1642, la guerre civile anglaise commence. John Pym est impliqué dans la résolution des problèmes financiers du Parlement. À la tête du Comité de Sécurité créé le , il est un des principaux organisateurs des prêts et des taxes dont le Parlement a besoin pour financer son armée et lutter contre le Roi. Il négocie la Ligue solennelle qui a obtenu le soutien de presbytériens écossais.

John Pym est mort, probablement d'un cancer, à Derby House le . Il fut enterré à l'Abbaye de Westminster, mais ses restes furent déterrés et enfouis dans une fosse commune à la suite de la Restauration anglaise de 1660.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. "Histoire de l'esclavage dans les colonies françaises", par le professeur Gaston Martin, aux Presses universitaires de France, en 1948 [1]