Jeux pervers (film, 1968)

film sorti en 1968

Jeux pervers (The Magus) est un film fantastique britannique réalisé par Guy Green et sorti en 1968. Le scénario, écrit par John Fowles, est basé sur son roman du même nom.

SynopsisModifier

Nicholas Urfe est un écrivain anglais en crise existentielle qui décide d'accepter un poste de professeur anglophone dans la lointaine île grecque de Phraxos, il souhaite aussi mettre un terme à sa liaison avec Anne, une hôtesse de l'air française. En arrivant sur l'île, Nicholas rencontre le richissime et mystérieux Maurice Conchis (surnommé le « Magus », ou magicien), que les habitants ne connaissent pas sous ce nom parce que l'homme en question est décédé pendant la Seconde Guerre mondiale après avoir été accusé de collaborer avec les envahisseurs nazis. Nicholas continue à rendre visite à Conchis et découvre dans sa maison la présence d'une femme, la belle américaine Lily. Dès lors, la réalité, le passé et le présent, les fantasmes vont se mélanger sans que Nicholas ne parvienne à savoir où est la vérité.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Réception critiqueModifier

  • Duel au sommet entre deux acteurs de légende, (Michael Caine et Anthony Quinn), ce thriller à l'atmosphère troublante entraîne dans un jeu de manipulation psychologique, brouillant les frontières entre réalité et cauchemar, « sorte de labyrinthe dont la sortie n'est pas indiquée à la fin.[1] »
  • Le film a été un désastre critique. Fowles a été extrêmement déçu, et en a attribué la responsabilité au réalisateur Guy Green[2], malgré le fait qu'il ait écrit le scénario lui-même. Michael Caine lui-même a déclaré que c'était l'un des pires films dans lesquels il avait été impliqué, parce que personne ne savait de quoi il s'agissait. Candice Bergen a déclaré lors d'une interview sur le film : "Je ne savais pas quoi faire et personne ne me l'a dit. Je ne pouvais pas ressembler à une représentation".
  • Quand on a demandé à Woody Allen s'il changerait sa vie s'il avait l'opportunité de le faire, il a répondu en plaisantant qu'il ferait "tout exactement pareil, à l'exception de regarder The Magus "[3].

Notes et référencesModifier

  1. Jean Tulard (sous la dir. de), Guide des films, vol. 2, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2005, p. 1754.
  2. John Fowles, The French Lieutenant's Diary, Granta #86, 2004, (ISBN 0-903141-69-8)
  3. (en) Claire and Constantine Verevis Perkins, B is for bad cinema : aesthetics, politics, and cultural value, Albany, SUNY Press, , 197-212 p. (ISBN 978-1-4384-4995-1, lire en ligne)

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