Jesse Sykes

chanteuse et compositrice américaine
Jesse Sykes
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Jesse Sykes
Informations générales
Nom de naissance Jesse Solomon
Naissance (53 ans)
Mount Kisco, État de New York, États-Unis
Activité principale Musicien
Auteur-compositeur
Genre musical Folk psychédélique
Rock psychédélique
Country alternative
Americana
Années actives Depuis 1998
Labels Burn Burn Burn Records
Fargo Records pour la France
Barsuk Records
Southern Lord
Station Grey
Site officiel jessesykes.com
Composition du groupe
Membres Jesse Sykes (chant, guitare)
Phil Wandscher (guitare)
Anciens membres Kevin Warner (batterie, percussions, banjo, jusqu'en 2005)
Anne Marie Ruljancich (alto, violoncelle, chœurs)
Bill Herzog (basse, contrebasse, batterie, chœurs)
Eric Eagle (batterie, depuis 2006)

Jesse Sykes (née Solomon, le ) est une photographe, chanteuse et compositrice américaine, connue pour son groupe Jesse Sykes & the Sweet Hereafter, formé en 1999 en compagnie de Phil Wandscher[1].

DébutsModifier

Jesse Sykes est née à Mount Kisco (État de New York)[2], et a grandi à Pound Ridge, New York[3]. Son obsession pour Lynyrd Skynyrd l’a conduite à se procurer sa première guitare à l’âge de 12 ans[4].

Elle a obtenu un BFA en photographie de l’École de design de Rhode Island[5].

Jesse Sykes a emménagé à Seattle après un court séjour à New York[4],[5]. « J’étais ouverte à la nouveauté, et sur un coup de tête, je suis venue ici » a-t-elle dit au Seattle P.I. « Je ne pensais pas rester ici si longtemps. »[5]

Jesse Sykes a aussi raconté au Seattle P.I. que rencontrer le compositeur Townes Van Zandt après un concert était l’une de ses expériences les plus mémorables des années 1990[5]. « Immédiatement, j’ai senti que je le connaissais. Il y avait quelque chose de très puissant en lui, » dit-elle « Je pense que c'est l’une de ces personnes un peu chamaniques. Il était plein d’amour. Je pense qu’il a fait ressentir cette amour à toutes les personnes qu’il a rencontré. Il était là pour recevoir et donner. Quand il m’a étreinte, j’ai senti comme une rivière me traversant droit au cœur. Cette sensation ne s’en est jamais vraiment allée. »[5]

CarrièreModifier

En 1990, Jesse Sykes emménage à Seattle (État de Washington), et commence à jouer dans des groupes de musique. Elle joue dans le groupe Hominy [6] avec son mari d'alors, Jim Sykes, à la guitare[4]. Le groupe sort un album éponyme en 1998 sur le label Ivy.

En 1998, elle rencontre Phil Wandscher[7], co-fondateur du groupe de country alternative Whiskeytown, qu'il a quitté peu avant[6],[8]. Ils forment ensemble le groupe Jesse Sykes & the Sweet Hereafter.

Les membres de The Sweet Hereafter comprennent Anne Marie Ruljancich au violon, Bill Herzog à la basse, Kevin Warner à la batterie (pour les deux premiers albums)[9], remplacé par la suite par Eric Eagle[10].

En 1999, Jesse Sykes rencontre le producteur Tucker Martine. C'est lui qui enregistrera et produira les trois premiers albums des Sweet Hereafter[11]. Marble Son, sorti en 2011, a été produit par Jesse Sykes et Phil Wandscher en compagnie de l’ingénieur du son Mell Dettmer[12],[13]. Des enregistrements et travaux de direction complémentaires ont été réalisés Martin Feveyear sur Like, Love, Lust and the Open Halls of the Soul et Marble Son. Ce dernier a aussi mixé ces albums[14]. Le groupe signe sur Barsuk Records en 2003 après que Chris Walla de Death Cab For Cutie, également signé sur le label, ait entendu Reckless Burning, le premier album du groupe et l'ait conseillé au directeur du label, Josh Rosenfield[5]. La même année, le groupe signe sur le label parisien Fargo[15]. L'album suivant, Oh, My Girl, est remarqué par le critique Jon Pareles du New York Times, il l'inclût dans sa liste de fin d'année 2004 « des albums qui méritent l'attention avant de tourner la page du calendrier »[16]. L'album fut aussi présent dans All Things Considered de la NPR[6]. The Seattle Times rapporte que le magazine Rolling Stone trouva cet album menaçant et à fleur de peau, « vraiment un bijou de lamentation » et que Oh, My Girl avait terminé sur de nombreuses listes de fin d'année en 2004[9].

D'après le Miami New Times, « En ce moment, le groupe passe la majeure partie de son temps sur les routes, surtout en Europe où The Sweet Hereafter a reçu un bon accueil dès le départ »[17]. En 2004, le groupe joue au festival Roskilde au Danemark. En 2005, Conor Oberst, fan du groupe[18], les invite à tourner en compagnie de son groupe Bright Eyes[18].

Après la sortie de leur troisième album, Like, Love, Lust and the Open Halls of the Soul que le Dallas Observer décrit comme leur « premier chef-d'œuvre »[18] et que le CMJ décrit comme « un pas en avant significatif pour Jesse Sykes en tant que porteuse du flambeau de l'affliction maîtrisée »[19], le groupe tourne avec Sparklehorse[20]. À propos de leur concert au Webster Hall, dans un article intitulé Everything Crumbles Toward Eternities, le New York Times dit « que d’une certaine manière, Mme Sykes pourrait être le contrepoint féminin de M. Linkous ». Tragiquement, Mark Linkous se donne la mort en 2010[21]. Sparklehorse fut abandonné par son label en plein milieu de leur tournée avec The Sweet Hereafter, chose que Jesse Sykes décrivit comme une « bombe lâchée sur les gens de Sparklehorse, touchant encore plus durement Mark Linkous » dans un article pour le Seattle Weekly qu’elle écrivit pour parler de son expérience de tournée avec Mark Linkous[22]. Le titre Birds of passerine sur Marble Son a été écrit par Jesse Sykes en hommage à Mark[23].

En 2008, le groupe tourne avec Earth[24] et Black Mountain[25].

En 2009, Sykes et Wandscher écrivent et enregistrent une bande son originale pour la performance de The Tempest par la Seattle Shakespeare Company[26],[27].

En 2010, Sykes participe aux All Tomorrow's Parties de Monticello, New York avec la tête d'affiche du festival Altar, projet collaboratif entre Sunn O))) et Boris[28]. Le festival a été organisé par le réalisateur Jim Jarmusch[29]. Le même week-end, Sykes se produisit avec Altar au Masonic Temple de Brooklyn. BXI, projet collaboratif entre Ian Astbury, leader de The Cult, et Boris ouvre en première partie, suivi de Jesse Sykes and the Sweet Hereafter[30]. Cette nuit-là, une coupure de courant se produit pendant 45 minutes[30]. Afin d'économiser l'énergie, Altar joua dans le noir complet[31]. Le , Jesse Sykes se produit à nouveau avec Altar dans le cadre des ATP de Londres dans la salle The Forum.

La participation de Jesse Sykes à Altar commence en 2006 quand les membres de Sunn O))) lui demandent d’écrire des paroles et une mélodie ainsi que de chanter sur la musique qu’ils avaient écrite avec Boris, pour un futur album collaboratif. Sykes nomma le morceau The Sinking Belle[32], prenant pour inspiration les mémoires de l’auteure Joan Didion, The Year of Magical Thinking[33]. Pour le webzine Pitchfork, The Sinking Belle est la pièce maîtresse et le chef-d'œuvre de l’album Altar[34].

En 2011, Marble Son sort et rencontre des critiques favorables de la part de nombreuses publications dont le New York Times[35], Spin[36], Consequence of Sound[37], etc.[38] Le webzine britannique The Line Of Best Fit dit de l’album qu’il était « en un mot, un triomphe »[39]. Spin le décrivit comme « une vision rock psychédélique tentaculaire »[36].

Vie personnelleModifier

Jesse Sykes a été mariée au musicien Jim Sykes. Elle a eu une relation pendant 10 ans avec Phil Wandscher[40].

DiscographieModifier

HominyModifier

Jesse Sykes and the Sweet HereafterModifier

SinglesModifier

  • 2002 : 45 tours partagé, Moon over troubled town (Jesse Sykes) / Nothing but the blues et People take trips (Steve Turner de Mudhoney) (Burn Burn Burn). Particularité : les étiquettes des deux faces sont inversées.
  • 2008 : On this land (feathers keep falling), en téléchargement.
  • 2018 : Dewayne, en téléchargement.

AlbumsModifier

EPsModifier

Participations et collaborationsModifier

  • 2004 - Weary blues from waiting sur la compilation Hard headed woman: a celebration of Wanda Jackson
  • 2004 - Chant : River man avec Mount Analog sur la compilation Poor boy: songs of Nick Drake
  • 2006 - Écriture, chant : The Sinking Belle sur l'album collaboratif de Sunn O))) et Boris, Altar[33]
  • 2009 - Chant : Outside love sur l'album Outside Love de Pink Mountaintops
  • 2014 - Chant avec Tomo Nakayama : I am waiting sur la compilation I saved latin! A tribute to Wes Anderson
  • 2020 - Chant et guitare : The Dolphins et Morning dew sur l'album The Third Mind du groupe de Dave Alvin, The Third Mind

Musique pour le théâtre, le cinéma et la télévisionModifier

  • 2004 - Titre Reckless burning utilisé sur Jack & Bobby, saison 1, épisode 11, Today I am a man[41]
  • 2005 - Titre Reckless burning utilisé sur la bande son du film 12 and Holding[42]
  • 2006 - Troubled soul utilisé sur la bande son du film Le dernier présage[43]
  • 2008 - The dreaming dead utilisé sur l'épisode Strange Love de True blood [44]
  • 2008 - Troubled soul utilisé sur la bande son du film belge Eldorado[45],[46]
  • 2009 - Paroles et chant : Éternelle idole pour une pièce dirigé par Gisèle Vienne co-écrite avec Stephen O'Malley [47]
  • 2009 - Bande son pour The tempest de la Seattle Shakespeare Company co-écrite avec Phil Wandscher [48]
  • 2012 - Come to mary utilisé sur la bande son du film Path of souls[49]

Notes et référencesModifier

  1. (en) Jason MacNeil, « Jesse Sykes – Biography », AllMusic (consulté le 7 avril 2013)
  2. (en) Jesse Sykes, « Selective Exposure », Seattle Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2015)
  3. (en) Jesse Sykes, « From Cripple Creek to Pound Ridge », Seattle Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2015)
  4. a b et c (en) Hannah Levin, « Blue-toned and Beautiful », The Stranger (newspaper),‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2015)
  5. a b c d e et f (en) Gene Stout, « Jesse Sykes and the Sweet Hereafter are Spreading Their Wings », Seattle Post-Intelligencer,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  6. a b et c (en) Meredith Ochs, « Music Review: 'Oh, My Girl' from Jesse Sykes' Band », All Things Considered, NPR,‎ (lire en ligne [audio] feature, consulté le 11 avril 2015)
  7. (en) Jesse Sykes, « Jesse Sykes's Page » [archive], sur No Depression, (consulté le 11 avril 2015)
  8. (en) Joanna Horowitz, « Jesse Sykes — new disc, Showbox gig », sur Seattle Times, Seattle Times (consulté le 26 mai 2015)
  9. a et b (en) Tom Scanlon, « Barsuk Records' roster of rising acts post-Death Cab for Cutie », Seattle Times,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  10. (en) Eric Eagle, « Eric Eagle | Credits », AllMusic (consulté le 17 mai 2015)
  11. (en) Tucker Martine, « Tucker Martine | Credits », AllMusic (consulté le 17 mai 2015)
  12. (en) Trent Moorman, « Sound Check Jesse Sykes & the Sweet Hereafter: Marble Son, Wrangled Chaos », The Stranger (newspaper),‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  13. (en) Chris Mateer, « Jesse Sykes discusses creation of Marble Son », sur Uprooted Music Revue (consulté le 19 avril 2015)
  14. (en) Martin Feveyear, « Martin Feveyear | Credits », AllMusic (consulté le 17 mai 2015)
  15. (en) Hannah Levine, « Rocka Rolla Brothers in Arms (mentions Sykes/Fargo Records) », The Stranger,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  16. (en) Jon Pareles, « 2004: The Ones That Got Away », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 11 avril 2015)
  17. (en) Lee Zimmerman, « Tangled Up in Blue », Miami New Times,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  18. a b et c (en) Noah W. Bailey, « Blue Norther », Dallas Observer,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  19. (en) « Best New Music », CMJ New Music Monthly, no 145,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  20. (en) « Sparklehorse Announces North American Tour Mark "Sparklehorse" Linkous is set to take Jesse Sykes & the Sweet Hereafter on the road with him. », SPIN,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  21. (en) Ben Siserio, « Mark Linkous, Leader of Sparklehorse Band, Dies at 47 », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  22. (en) Jesse Sykes, « It's a Wonderful Life », Seattle Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  23. (en) Roy Kaston, « "Life Has To Mirror What Goes On Sonically": An Interview with Jesse Sykes », River Front Times,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  24. (en) Brian J Barr, « Earth and the Sweet Hereafter », Seatlle Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  25. (en) Brock Theissen, « Black Mountain Announce North American Tour », Exclaim.ca,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  26. (en) BRENT ARONOWITZ, « Opening Nights: Pilot in Peril, Prospero in Pain », Seattle Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  27. (en) Adam Hetrick, « Winters and Lass Will Conjure Magic in Seattle Shakespeare Company's Tempest », sur Playbill (consulté le 19 avril 2015)
  28. (en) Ben Ratliff, « The Best of Two Bands at All Tomorrow’s Parties », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 11 avril 2015)
  29. (en) Tom Breihan, « Filmmaker Jim Jarmusch Talks ATP "I invited Bill Murray to come to ATP just to hang out." », Pitchfork,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  30. a et b (en) « Brooklyn Masonic Temple », Brooklynvegan.com (consulté le 17 mai 2015)
  31. (en) « Electrical problems & then police show up », Brooklynvegan.com, (consulté le 17 mai 2015)
  32. (en) Kory Grow, « CMJ New MUSIC Monthly, Beast Meets West, BORIS Brings Their Monster Doom To SunnO)))'s Studios », CMJ,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  33. a et b (en) Hannah Levine, « The Break-Up Artists Jesse Sykes and the Sweet Hereafter bust out of alt-country. Hard. », Willamette Week,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  34. (en) Grayson Currin, « Sunn O))) & Boris Altar, Pitchfork Review », Pitchfork Media,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  35. (en) Jon Pareles, « Psychedelia of Many Colors, Doo-Wop in Bluesy Shades », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 11 avril 2015)
  36. a et b (en) David Menconi, « Spin Reviews \ Jesse Sykes & the Sweet Hereafter, ‘Marble Son’ (Station Grey) », Spin Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  37. (en) Tony Hardy, « Jesse Sykes & the Sweet Hereafter – Marble Son », Consequence of Sound,‎ (lire en ligne)
  38. (en) Litsa Dremousis, « Might As Well Jump », Seattle Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  39. (en) Janne Oinonen, « Jesse Sykes & The Sweet Hereafter – Marble Son Review », The Line Of Best Fit,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  40. (en) Kevin Cole, « Jesse Sykes: The Beautiful Sound Of Struggle », KEXP-FM, NPR,‎ (lire en ligne [audio] interview and in-studio performance, consulté le 11 avril 2015)
  41. (en) « Jack and Bobby (soundtrack credits) », sur IMBD, IMBD (consulté le 19 avril 2015)
  42. (en) « 12 and Holding (2005) Soundtracks », sur IMDb, (consulté le 11 avril 2015)
  43. (en) « First Snow (sound track credit) », sur IMBD, IMBD (consulté le 19 avril 2015)
  44. (en) « True Blood (soundtrack credits) », sur IMBD (consulté le 19 avril 2015)
  45. (en) Stephen Holden, « Two Men on the Road, Together and Yet Alone (movie review) », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  46. (en) Emanuel Levy, « Eldorado: Interview with Director Bouli Lanners (mentions jesse sykes music in his film) », Emanuel levy Cinema 24/7,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2015)
  47. (en) Gisele Vienne, « Eternelle Idole (play) directed by Gisele Vienne, music credits », Eternelle Idole (play) (consulté le 19 avril 2015)
  48. (en) « Seattle Shakespeare Company (credits) », sur Seattle Shakespeare Company (consulté le 19 avril 2015)
  49. (en) « Path of Souls (film soundtrack credits) », sur IMBD (consulté le 19 avril 2015)

Liens externesModifier