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Jean Wintsch
Image illustrative de l’article Jean Wintsch

Naissance
Odessa
Décès (à 63 ans)
Lausanne
Origine russe puis suisse
Type de militance activisme
éditeur
Cause défendue éducation libertaire
antimilitarisme
néomalthusianisme

Jean Wintsch, né à Odessa le et mort à Lausanne le , est un médecin et une des figures emblématiques du mouvement libertaire suisse du début du XXe siècle.

Il collabore au journal Le Réveil anarchiste et à La Voix du Peuple (syndicaliste révolutionnaire).

Néomalthusien et pédagogue libertaire, il fonde en 1910 l’école Ferrer de Lausanne.

Sommaire

BiographieModifier

Dès l’été 1901, encore étudiant, il collabore au Réveil anarchiste de Genève animé par Luigi Bertoni à La Voix du Peuple, l’organe syndicaliste révolutionnaire de Suisse romande.

En 1907, il rédige pour le Congrès anarchiste international d'Amsterdam, un rapport sur la Fédération communiste anarchiste de la Suisse romande qui est présenté par Amédée Dunois[1].

En 1908, il fonde le groupe néomalthusien de Lausanne.

En novembre 1909, il participe au Congrès antimilitariste de Bienne.

De 1910 à 1919, il anime l’École Ferrer de Lausanne et son Bulletin publié jusqu'en 1921[2].

En 1914, bien qu’antimilitariste, il rallie le « Manifeste des seize » de Jean Grave.

De 1915 à 1919, il publie à Lausanne le périodique La Libre Fédération et est l'éditeur responsable de la Libre Pensée.

De 1919 à 1921, il fait partie du comité de rédaction du journal Les Temps nouveaux[3].

En 1931 il devient médecin des écoles de Lausanne et membre de la Commission scolaire.

Professeur à l’École des sciences sociales de l’Université, auteur de divers ouvrages sur l’hygiène, la pédagogie, la formation professionnelle, l'alimentation et la délinquance juvénile, il est l'initiateur de colonies de vacances, de cures d'air pour enfants convalescents et de cuisines scolaires.

Il se rend en Espagne aux premiers mois de la révolution sociale espagnole de 1936 et à son retour donne des conférences, notamment à la Maison du Peuple de Lausanne, et des articles en soutien aux républicains espagnols.

ŒuvresModifier

  • Un essai d’institution ouvrière, l’École Ferrer, Lausanne, 1919, rééd. Entremonde, 2009, notice.
  • Un artiste lausannois, Steinlen, Lausanne, Lapie, 1921
  • L’École espagnole, Lausanne, Maison du Peuple, 1937.
  • De la prophylaxie des maladies vénériennes, 1921
  • Les premières manifestations motrices et mentales chez l’enfant, 1935.
  • Les enfants délinquants, questions d’hygiène infantile et mentale, 1939.

BibliographieModifier

  • Jean Batou, Mauro Cerutti, Charles Heimberg, Pour une histoire des gens sans histoire : ouvriers, exclus et rebelles en Suisse, 19e-20e siècles, Éditions d'en bas, 1995, lire en ligne.
  • Claude Cantini, Charles Heimberg, Pour une histoire sociale et antifasciste : contributions d'un autodidacte, Éditions d'en bas, 1999, lire en ligne.

NoticesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Congrès anarchiste international d'Amsterdam, Compte-rendu analytique des séances et résumé des rapports sur l'état du mouvement dans le monde entier, Paris, La Publication Sociale, 1908, lire en ligne.
  2. Joël Henry, Du social en Europe, le dispositif français en péril, Éditions Cheminements, 2006, page 295.
  3. La presse anarchiste : Les Temps nouveaux.