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Jean Lumière

chanteur de variétés, acteur
Jean Lumière
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean Lumière en 1944 (photo studio Harcourt]
Informations générales
Nom de naissance Jean Anezin
Naissance
Marseille
Décès (à 83 ans)
Paris
Activité principale chanteur
Activités annexes professeur de chant
Genre musical Variété française
Années actives 1930-1960

Jean Lumière est un chanteur français, né le à Marseille et mort le à Paris.

Sommaire

BiographieModifier

De son vrai nom Jean Anezin, il naît dans une famille de négociants amateurs de musique[1]. Premier prix de comédie et de tragédie au conservatoire de Marseille, il envisage d'abord une carrière d'acteur[2] puis commence à chanter à Nice et à Marseille. À la suite d'une rencontre avec la chanteuse Esther Lekain, il fait ses débuts en 1930 à Paris au théâtre de l'Européen. C'est Esther Lekain qui lui choisit son pseudonyme : « Votre voix est claire, vous êtes du Midi, vous vous appellerez Jean Lumière »[1].

En 1934, il connaît un énorme succès avec la romance de Paul Delmet et Charles Fallot, La Petite Église, et obtient le Grand Prix du disque[1]. Il poursuit dès lors une brillante carrière de chanteur de charme en France puis, après la Seconde Guerre mondiale, dans de nombreux pays étrangers (Europe, Amérique du Nord et du Sud, Moyen et Proche-Orient). Il est notamment le premier interprète de la version française de la chanson tirée du long métrage d'animation Pinocchio des studios Disney sorti en 1946 : Quand on prie la bonne étoile (When You Wish upon a Star).

Longtemps considéré comme possédant la « meilleure voix radiophonique », Jean Lumière quitte la scène en 1960 pour devenir professeur de chant[3]. Il compte parmi ses élèves Marcel Amont, Gloria Lasso, Cora Vaucaire, Mireille Mathieu.

Principales interprétationsModifier

  • Visite à Ninon (Gaston Maquis)
  • Chanson d'automne (Maurice Rollinat)
  • Un amour comme le nôtre (Ch. Borel-Clerc)
  • Maman
  • Le chaland qui passe
  • Le Tango chinois
  • Sérénade indochinoise
  • Tout simplement [4]
  • Un tango langoureux (Charlys et Montho/Mateo y DECKER)
  • Les Roses de Picardie (1962)[5]

BibliographieModifier

  • Encyclopaedia universalis: Universalia 1980, p. 570-571
  • Chantal Brunschwig, L.-J. Calvet et J.-C. Klein, Cent ans de chanson française (1880-1980), Paris, Seuil, 1981
  • Pierre Saka et Yann Plougastel, La Chanson française et francophone, Paris, Larousse, 1999

Notes et référencesModifier

  1. a b et c C. Brunschwig, Cent ans de chanson française, op. cit., p. 241.
  2. Pierre Guiral, Les Marseillais dans l'histoire, Volume 3 de Les Hommes dans l'histoire, Privat, 1988, p. 160.
  3. C. Brunschwig, op. cit., p. 223.
  4. « Tout simplement », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 26 décembre 2017)
  5. « Les Roses de Picardie », sur BNF/Gallica (consulté le 11 avril 2018)