Jean Gisclon

journaliste français

Jean Gisclon
Jean Gisclon

Naissance
Lyon, France
Décès (à 95 ans)
Paris, France
Origine Drapeau de la France France
Grade Colonel
Années de service 19321960
Conflits Guerre d'Espagne
Deuxième Guerre mondiale
Faits d'armes As de guerre avec 6 victoires
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945
Médaille de l'Aéronautique
Air Medal
Prix Louis-Castex (1976)
Autres fonctions Écrivain
Journaliste

Jean Gisclon, né à Lyon (Rhône) le et mort à Paris le , est un aviateur, écrivain et journaliste français [1]

BiographieModifier

En 1932, il obtient son brevet de pilote à l'école d'Aulnat (Puy-de-Dôme). Il a pour moniteur Fernand Lefèbvre, qui deviendra pilote d'essai et se tuera aux commandes d'un prototype en 1946.

Engagé dans l'armée d'observation puis dans la chasse, au sein du Groupe de Chasse 2/5 La Fayette, il accède au grade de colonel. As de guerre avec 6 victoires, il est commandeur de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945 avec 6 palmes, il est décoré de la médaille de l'Aéronautique et de l'Air Medal américaine[2],[3].

Première affectation en au 35e Régiment d'Aviation, basé à Lyon - Bron. Il y restera jusqu'en 1936, affecté successivement aux 35e et 55e Escadre d'Observation (Breguet 19 et 27, Potez 25 et 540, Hanriot 431 et Mureaux 117), puis à la 5e Escadre de Chasse (Gourdou 32, Nieuport 622, Dewoitine 500 et 501, et enfin, plus tard, Curtiss H.75 ou p. 36).

En , intervient un événement important : à la suite d'une infraction caractérisée (et remarquée !) au règlement de la circulation aérienne, très, très bas au-dessus de la banlieue lyonnaise, notre jeune pilote est condamné à 60 jours d'arrêts de rigueur mais, surtout, menacé de radiation du personnel navigant.

L'intervention d'amis efficaces lui permet de se soustraire aux foudres lyonnaises et il se retrouve détaché au cabinet du Ministre de l'Air. Là, on lui propose de convoyer à Barcelone, des avions destinés aux Républicains espagnols.

Il quitte l'armée en 1960 atteint par la limite d'âge de son grade, et commence une carrière d'écrivain et de journaliste au quotidien Le Parisien, ainsi qu'à la revue Pionniers. En tant qu'écrivain, il aura pour objectif principal de réhabiliter l'ensemble des pilotes français durant la campagne de France (mai-) ainsi qu'après le débarquement américain en Afrique du nord en . Réarmé par le commandement américain, il participera à la campagne de Tunisie (Kasserine-Thelepte) puis à la libération de la Corse et à la Campagne d'Italie. En 1945, il sera instructeur à Meknès où il côtoiera le fils de l'écrivain Blaise Cendrars qui trouvera la mort lors d'un entraînement.

Détaché à deux reprises auprès du cabinet du ministre de l'air , il sera barré durant de longues années dans ses promotions au grade supérieur par le général Martial Valin, ancien des Forces françaises libres.[non neutre]

Il en ira de même pour sa promotion au grade de commandeur de la Légion d'honneur puisqu'il dut attendre 2005 soit l'âge de 92 ans pour être enfin décoré de la croix de commandeur. Cela illustre l'inimitié tenace des milieux gaullistes envers les combattants qui, en , après l'Armistice, eurent la mauvaise idée d'obéir aux ordres du gouvernement de Vichy.[non neutre]

"Certains des récits publiés par Jean Gisclon s'avèrent très « enjolivés » lorsqu'on les confronte aujourd'hui aux archives officielles. L'absence de précision quant aux sources (nom de ses « témoins » rarement cité) rend de surcroît toute vérification impossible. C’est le cas notamment des différentes versions produites par Jean Gisclon (en 1965 et en 1983) à propos des derniers instants du lieutenant Pierre Houzé[4]".Les journaux de "marche" des escadrilles de chasse, qui ont servi de trame à l'auteur, sont la mémoire vivante "quasi instantanée" du vécu et à ce titre il est fort peu probable que leur contenu soit par trop romanesque ! On peut donc penser que l'auteur a correctement rendu compte des derniers instants du lieutenant Houzé, aussi bien dans son ouvrage "LE CINQUIEME QUART D'HEURE" paru en 1965 que dans "LES MILLE VICTOIRES DE LA CHASSE FRANCAISE" paru en 1990.[style à revoir]

Publications de Jean GisclonModifier

LivresModifier

  • Pour Dolorès, Denoël, 1959[5]
  • Le cinquième quart d'heure[6], Éditions France-Empire, Paris 1965, prix Raymond Poincaré en 1966
  • Ils ouvrirent le bal[7], Éditions France-Empire, Paris 1967, prix des Pilotes de Chasse en 1970, réédition Presses pocket 1973
    • Sie eröffneten den Tanz : der Kampf der französischen Jagdflieger vom 18. Mai bis zum 24. Juni 1940 [8], Fabel, 1967, Allemagne
  • Des avions et des hommes[9], Éditions France-Empire, Paris 1969, prix du groupe Paris-Lyon 1971[10]
  • Un du ciel, 1973[11]
  • De l'escadrille La Fayette au La Fayette squadron : 1916-1945, Éditions France-Empire, Paris 1975[12]
  • L'Escadrille Lafayette, couronné par l'Académie des Arts et Lettres de Bordeaux en 1975 et par le prix Louis-Castex[13] de l'Académie française en 1976[3]
  • Les As de l'escadrille La Fayette, illustrations de Georges Beuville, 1976 (réédition de L'Escadrille Lafayette)[14]
  • La grande aventure de la Chasse française[15], Éditions France-Empire, Paris 1983, prix Guynemer 1985, préface du général d'armée aérienne Philippe Maurin
  • Espagne 1936 - La Désillusion, Éditions France-Empire, Paris 1986[16]
  • Les 1 000 victoires de la Chasse française : mai-[17], Éditions France-Empire, Paris 1990, meilleur Document d'Histoire de l'Aéro Club de France en 1990
  • Chasseurs au groupe "La Fayette" du Nieuport au Thunderbolt 1916-1945, Paris, Nouvelles éditions latines, 1994[18],[19]

ArticlesModifier

  • 1988 - Roland Garros in Pionniers no 97
  • 1988 - Quelques « merveilleux fous volants » du temps de Roland Garros in Pionniers no 97
  • 1988 - Nous avons lu pour vous : « Nouvelle Histoire Mondiale de l'Aviation » in Pionniers no 97
  • Le sacrifice exemplaire du commandant de Laubier in Pionniers no 105[20] (Pionniers - Revue Aéronautique trimestrielle des Vieilles Tiges)
  • 1997 - Louis Mailloux, grand pionnier de l'aviation civile et militaire in Pionniers no 133
  • 1998 - Record mondial de distance en ligne droite in Pionniers no 136
  • 1999 - Commandant Tricornot de Rose in Pionniers no 139
  • 1999 - 1909, les 17 Pionniers brevetés cette année-là in Pionniers no 140
  • 1999 - Les 400 premiers brevetés (suite) in Pionniers no 141
  • 1999 - Le Père des ingénieurs de France ( Albert Caquot) in Pionniers no 142
  • 2000 - Les 400 premiers pionniers (suite) in Pionniers no 143
  • 2000 - Charles Goujon au La Fayette Squadron in Pionniers no 143
  • 2000 - Henri Bouquillard premier chasseur des FAFL tombé en combat aérien in Pionniers no 143
  • 2000 - Jérome Cavalli champion de voltige aérienne des années 1930 in Pionniers no 146
  • 2002 - Francisco Perez-Mur in Pionniers no 151

Notes et référencesModifier

  1. Dossier pour l'Armée de l'air: Nom Gisclon Justin Jules grade lieutenant-colonel naissance 30/04/1913 fin service 30/04/1972 N. Dossier DE 2013 ZL 144 398
  2. (fr) « Jean GISCLON », sur www.vieillestiges.com
  3. a et b (fr) « Jean Gisclon nous a quittés », sur www.cfas.air.defense.gouv.fr
  4. http://18erta1940.free.fr/reconst/houze.html
  5. (fr) (notice BnF no FRBNF33025989)
  6. (fr) (notice BnF no FRBNF33025987)
  7. (fr) (notice BnF no FRBNF33025988)
  8. (fr) « Sie eröffneten den Tanz : der Kampf der französischen Jagdflieger vom 18. Mai bis zum 24. Juni 1940 », sur www.worldcat.org
  9. (fr) (notice BnF no FRBNF33025986)
  10. (fr) « Bibliographie de la France, Biblio : journal officiel de la librairie », sur gallica.bnf.fr
  11. (fr) (notice BnF no FRBNF35203976)
  12. (fr) (notice BnF no FRBNF36260650)
  13. (fr) « Bibliographie de la France, Biblio : journal officiel de la librairie », sur gallica.bnf.fr
  14. (fr) (notice BnF no FRBNF34584476)
  15. (fr) (notice BnF no FRBNF34744077)
  16. (fr) (notice BnF no FRBNF34913936)
  17. (fr) (notice BnF no FRBNF35138838)
  18. (fr) (notice BnF no FRBNF35768851)
  19. (fr) « Chasseurs au groupe "La Fayette" du Nieuport au Thunderbolt 1916-1945 Par Jean Gisclon », sur books.google.fr
  20. (fr) « le sacrifice exemplaire du commandant de Laubier » [PDF], sur commandantdelaubier.info

Liens externesModifier