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Jean-Paul Aron

écrivain, épistémologue, historien français
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Jean-Paul Aron
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Vue de la sépulture.

Jean-Paul Aron (27 mai 1925 - 20 août 1988) est un écrivain, épistémologue et historien français, neveu de Raymond Aron.

Carrière et œuvreModifier

Agrégé de philosophie en 1953, universitaire et écrivain aux genres multiples, il écrit dans des magazines comme Le Nouvel Observateur. Travaillant notamment sur la biologie au début du XXe siècle en France, il est chercheur au CNRS, puis à l’École des hautes études en sciences sociales, où il est directeur d’études à partir de 1977.

Jean-Paul Aron s'est intéressé à l'histoire de la bourgeoisie française au XIXe siècle, que ce soit sur le terrain des habitudes alimentaires (avec Essai sur la sensibilité alimentaire à Paris au XIXe siècle, 1967 et Le Mangeur du XIXe siècle, 1973), celui de la répression sexuelle (avec Le Pénis et la démoralisation de l’Occident, 1978), ou celui du recrutement dans l'armée (avec Anthropologie du conscrit français, 1972).

Parallèlement, Jean-Paul Aron publie romans et pièces de théâtre. Il mène également une réflexion sur l’institution littéraire (Qu’est-ce que la culture française ?, 1975). En 1984, il publie Les Modernes, sorte de journal ou de mémoires dans lequel l'auteur évoque 54 épisodes qui ont marqué sa vie en particulier et l'histoire culturelle en général de 1945 à 1984 (de la sortie d'À bout de souffle de Jean-Luc Godard en 1960 au séminaire de Jacques Lacan à l'École normale supérieure en 1964).

Vie privéeModifier

Atteint du sida, il a été l'un des premiers à révéler sa maladie dans la presse, à la une du Nouvel Observateur, le 30 octobre 1987[1].

Ami intime de Jean d'Ormesson, celui-ci lui rend un hommage appuyé dans son ouvrage Je dirai malgré tout que cette vie fut belle paru en 2016 chez Gallimard (ISBN 9782070178292).

ŒuvresModifier

Romans et pièces de théâtreModifier

  • La Retenue (roman), Paris, Grasset, 1962.
  • Point mort (roman) Paris, Grasset, 1964.
  • Théâtre, Paris, Christian Bourgois, 1970 (Le Bureau et Fleurets mouchetés).
  • Les Voisines (théâtre), Paris, L’Avant-Scène, 1980.

EssaisModifier

  • Essai sur la sensibilité alimentaire à Paris au XIXe siècle, Paris, Armand Colin, 1967.
  • Philosophie zoologique, de Jean-Baptiste de Lamarck (présentation par Jean-Paul Aron), Paris, 10/18, 1968.
  • Essai d'épistémologie biologique, Paris, Christian Bourgois, 1969.
  • Anthropologie du conscrit français (avec Emmanuel Le Roy Ladurie et Paul Dumont), Paris, Mouton, 1972.
  • Le Mangeur du XIXe siècle, Paris, Robert Laffont, 1973.
  • Qu’est-ce que la culture française ?, Paris, Denoël-Gonthier, 1975.
  • Le Pénis et la démoralisation de l’Occident (avec Roger Kempf), Paris, Grasset, 1978.
  • Misérable et glorieuse, la femme du XIXe siècle (collectif animé et présenté par Jean-Paul Aron), Paris, Fayard, 1980.
  • Les Modernes, Paris, Gallimard, 1984 ; réédition Collection Folio essais (no 44), 1986

Notes et référencesModifier

  1. « Mon sida, par Jean-Paul Aron », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).

Liens externesModifier