James Rachels

philosophe américain

James Rachels () est un philosophe américain spécialisé en éthique et en éthique animale.

BiographieModifier

Rachels est né à Colombus en Géorgie, et fut diplômé de l'université Mercer en 1962. Il obtint son doctorat en 1967 à l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill, sous la direction de W. D. Falk et E. M. Adams. Il enseigna à l'université de Richmond, de New York, de Miami, à l'université Duke, et enfin à l'université d'Alabama à Birmingham, où il passa les derniers 26 ans de sa carrière. Il se maria en 1962 avec Carol Williams et eut deux enfants, David et Stuart. Il mourut d'un cancer en 2003 à Birmingham, Alabama.

Dans ses livres, articles et conférences, Rachels défend le végétarisme éthique, l'antispécisme, la discrimination positive, le droit à l'euthanasie et l'idée que les parents devraient accorder autant de considération morale aux enfants des autres qu'aux leurs. Il aborde les questions éthiques selon une approche utilitariste, laquelle évalue les actions en fonction de leurs conséquences sur le bien-être des êtres sentients, humains ou animaux.

TravauxModifier

L'ouvrage le plus connu de Rachels est The Elements of Moral Philosophy, qui connut sa sixième édition en 2009. Le texte utilise des exemples de la vie courante pour illustrer des principes philosophiques complexes. Son anthologie Moral Problems marqua son passage de l'enseignement de la méta-éthique à l'enseignement de l'éthique pratique[1]. Moral Problems s'est vendu à 100 000 exemplaires.

En 1975, Rachels écrivit "Active and Passive Euthanasia", dans le New England Journal of Medicine ; il y explique que la distinction entre tuer et laisser mourir, pourtant fondamentale pour la loi (souvent justifiée par la doctrine du double effet) n'est pas rationnellement fondée. Selon lui, si nous autorisions l'euthanasie passive, nous devrions aussi autoriser l'euthanasie active, car celle-ci cause souvent moins de souffrances. Il n'y a également pas de différence moralement significative entre tuer et laisser mourir. Il approfondit ces idées dans The End of Life (1986).

Dans Created from Animals (1990) il soutient que le darwinisme a de nombreuses implications philosophiques, en particulier concernant le traitement des animaux non humains. Il défend l'individualisme moral : l'idée qu'il faut traiter un individu en fonction de ses caractéristiques propres et non pas en fonction de ses groupes d'appartenance (en particulier l'espèce). Il s'oppose ainsi au spécisme, au sexisme, au racisme, au nationalisme, et à toute autre discrimination basée sur un groupe d'appartenance.

Peu de temps avant sa mort, il acheva Problems from Philosophy (2005), un ouvrage d'introduction à la philosophie.

RéférencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « James Rachels » (voir la liste des auteurs).
  1. James Rachels. JboBio.com

BibliographieModifier

  • avec Stuart Rachels (2008). The Truth About the World : Basic Readings in Philosophy. Boston: McGraw-Hill Higher Education. (ISBN 978-0-07-338661-4).
  • avec Stuart Rachels (2006). The Legacy of Socrates: Essays in Moral Philosophy. Columbia University Press. (ISBN 0-231-13844-X).
  • (1998). Ethical Theory: Theories About how we Should Live. Oxford University Press. (ISBN 978-0-19-875186-1).
  • (1997). Can Ethics Provide Answers?: And Other Essays in Moral Philosophy. Rowman & Littlefield Pub Inc. (ISBN 0-8476-8347-8).
  • (1990). Created From Animals. Oxford University Press. (ISBN 0-19-217775-3).
  • avec Stuart Rachels (1989). The Right Thing to Do: Basic Readings in Moral Philosophy. Random House. (ISBN 0-07-340740-2).
  • (1986). The End of Life: Euthanasia and Morality. Oxford University Press. (ISBN 0-19-286070-4).
  • avec Stuart Rachels (1986). The Elements of Moral Philosophy. New York: Random House. (ISBN 0-07-803824-3).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier