Jérémy Clapin

réalisateur français
Jérémy Clapin
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Naissance (48 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Réalisateur, animateur
Films notables J'ai perdu mon corps

Jérémy Clapin, né le à Paris, est un réalisateur de films d'animation français.

BiographieModifier

GenèseModifier

Jérémy Clapin a fait des études à l'École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), section animation[1] et en parallèle a également été professeur de tennis[2]. Il est ensuite graphiste et illustrateur dans la presse et l'édition[3].

Premiers projetsModifier

En 2004, il sort son premier court métrage d'animation Une histoire vertébrale, une histoire d'amour sans paroles, dans laquelle un homme et une femme ayant une malformation inverse du cou finissent par se rencontrer. Jérémy Clapin avait dessiné les premiers croquis du film alors qu'il était encore étudiant[1], le travail réel sur le film a pris environ deux ans. Une histoire vertébrale, produit par Strapontin et qui a été animé en 3D chez Spirit Production, est nominé en 2005 au festival international du film d'animation d'Annecy. Au Festival du film de Dresde, il remporte le prix principal du concours international d'animation et reçoit le prix spécial du jury au festival d'animation d'Hiroshima Kokusai.

Le deuxième court métrage de Clapin, Skhizein, sort en 2008, et démarre son parcours à la Semaine de la critique à Cannes. Il traite du sujet de la schizophrénie en racontant l'histoire d'un homme percuté par une météorite et qui vit désormais à 91 centimètres en dehors de lui-même[4]. Le film est animé avec les logiciels 3ds Max et After Effects[2] et Clapin a non seulement agi en tant que réalisateur et scénariste, mais aussi en tant qu'animateur. Skhizein est présenté dans de nombreux festivals et est nominé pour le César du meilleur court métrage.

En 2009, Clapin est membre du jury du court métrage du festival du film francophone de Namur[1] et membre du jury du festival international du film d'animation d'Annecy en 2010[5].

Divers clips publicitaires ont suivi, notamment pour Citroën et Roger Dubuis, avant que Clapin ne réalise son troisième court métrage d'animation en 2012 avec Palmipedarium. Pour la première fois, Clapin utilise le logiciel gratuit Blender pour l'animation[2]. L'histoire de Palmipedarium est une fois de plus centrée sur un personnage inhabituel, cette fois un canard déformé découvert par un garçon qui part à la chasse avec son père. Le garçon devient ami avec le canard après un court instant[4]. « J'aime quand l'étrange et l'étrange devient soudainement supportable, puis prend même le devant de la scène », a déclaré Clapin dans une interview en 2018[3].

J'ai perdu mon corpsModifier

 
Dédicace de Jérémy Clapin à l'effigie de la main « protagoniste » de J'ai perdu mon corps.

Le producteur Marc du Pontavice acquiert pour Xilam les droits d'adaptation du roman Happy Hand, de Guillaume Laurant, scénariste du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, qui lui suggère de faire appel à Jérémy Clapin. C'est en 2011 que Marc du Pontavice convainc celui-ci de réaliser le film J'ai perdu mon corps, adapté du roman de Laurant. Ce dernier coécrit le scénario avec le réalisateur.

En 2014, un teaser de 2 minutes est fabriqué au studio Xilam Paris pour être diffusé au Cartoon Movie, à Lyon, afin de chercher des financements[6]. Entre-temps, durant la longue période d'écriture et de story-board qui se poursuit, il réalise en un clip musical pour le titre Innocent du groupe américain Hundred Waters.

J'ai perdu mon corps, fabriqué en grande partie grâce au logiciel d'animation open-source Blender, sort finalement le , constituant ainsi le premier long métrage de Clapin. Le film remporte de nombreux prix, dont le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la critique du Festival international du film de Cannes 2019, le Cristal d'Annecy du meilleur long métrage et le Prix du public Audience Annecy 2019. En 2020, le film est nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film d'animation[7].

FilmographieModifier

 
Jérémy Clapin en Masterclass à l'université Sorbonne-Nouvelle, campus Censier, en .

Courts métrages d'animationModifier

Long métrage d'animationModifier

Films publicitaires d'animationModifier

DistinctionsModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Jérémy Clapin. L'abstraction de l'acteur, le contre-emploi, et les personnages un peu cassés. | Format Court », sur www.formatcourt.com (consulté le )
  2. a b et c (en-GB) About the Author / Rob Munday Obsessed with film et The Internet, « TheyAreAnimators #8: Jeremy Clapin », sur Directors Notes, (consulté le )
  3. a b et c « Jérémy Clapin, réalisateur de “J'ai perdu mon corps” : “Je fais du cinéma pour être libre” », sur Télérama.fr, (consulté le )
  4. a et b « Rencontre avec Jérémy Clapin - Réalisateur de "J'ai perdu mon corps" », sur ARTE (consulté le )
  5. Volker Mazassek: Staunen mit offenem Mund. In: Frankfurter Rundschau, 14. Oktober 2010, S. D5.
  6. « Cartoon Movie 2014 : petite sélection (projets de long-métrages européens) - News | Catsuka », sur www.catsuka.com (consulté le )
  7. Christophe Narbonne, « Jérémy Clapin : ”C’est fou de se retrouver aux Oscars !” », sur Premiere.fr, (consulté le )
  8. « H comme Une histoire vertébrale | Format Court », sur www.formatcourt.com (consulté le )
  9. Noodles, « Court 3D : Good vibration », sur info-graf, le blog de l'animation sur le web (consulté le )
  10. « Citroën : Réduire - Culture Pub » (consulté le )
  11. © CITIA, « Annecy > À propos > Archives > 2013 > Sélection officielle > Fiche film », sur www.annecy.org (consulté le )
  12. « Etiuda And Anima », sur www.etiudaandanima.com (consulté le )
  13. « Le Palmarès | Semaine de la Critique du Festival de Cannes », sur semainedelacritique.com (consulté le )
  14. © CITIA, « Accueil > Festival > Palmarès > Fiche film palmarès », sur www.annecy.org (consulté le )
  15. « 'J'ai perdu mon corps' triomphe aux Annie Awards », sur www.unifrance.org,
  16. « Tout le palmarès de la Cérémonie des Lumières 2020 », sur www.unifrance.org,