Hirut Desta

princesse éthiopienne

Hirut Desta (également Ruth Desta), née le à Jimma et morte à Londres en , est une princesse éthiopienne.

Hirut Desta
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Aida Desta (en) (sœur aînée)
Seble Desta (en) (sœur aînée)
Sophia Desta (en) (sœur aînée)
Prince Iskinder Desta (en) (frère aîné)
Prince Amha Desta (d) (frère aîné)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie modifier

La princesse Hirut Desta est la fille de Ras Desta Damtew et de la princesse Tenagnework Haïlé Selassié et petite-fille de l'empereur Haïlé Sélassié Ier d'Éthiopie et de l'impératrice Menen Asfaw.

L'exil de la famille impériale[1] oblige la princesse Hirut Desta à faire ses études dans plusieurs écoles au Royaume-Uni, mais également aux États-Unis à l'université Columbia ou encore à la Sorbonne à Paris. Dès son retour en Éthiopie, elle enseigne à l'Empress Menen School (l'école de l'Impératrice Menen), une école réservée aux filles créée par sa grand-mère[2].

Connue pour son goût de la culture et des arts[3], elle participe activement à la restauration des églises de Lalibela[4]. Elle est présidente du Comité pour la Restauration des Églises de Lalibela[5]. Elle aide bénévolement l'historienne Rita Pankhurst à l'organisation des National Archives and Library of Ethiopia (en)[2]. Passionnée et volontaire elle est décrite par Nathaniel T. Kenney comme « la plus démocratique des princesses », qui « pouvait s'emparer de l'outil d’un ouvrier et lui montrer comment l’utiliser »[6].

Vie privée modifier

Elle est veuve du général Nega Tegegn[7], qui était gouverneur des provinces de Begemder et de Semien et n'aura pas de descendance.

Fin de vie modifier

La princesse Hirut Desta est emprisonnée par le Gouvernement militaire provisoire de l'Éthiopie socialiste de 1974 à 1988. En 2014, elle meurt à Londres à l'âge de 84 ans et ses funérailles ont lieu à la Cathédrale de la Sainte-Trinité d'Addis-Abeba[8].

Distinctions modifier

  • Dame Grand Cordon de l'Ordre de la reine de Saba .
  • Médaille du couronnement impérial (1930).
  • Médaille du jubilé (1955).
  • Médaille du jubilé (1966).

Références modifier

  1. « La vengeance d’Haïlé Selassié contre l’Italie fasciste », sur L'Opinion, (consulté le )
  2. a et b (en-US) admin, « Ethiopian Princess Hirut dies aged 84 », sur Satenaw Ethiopian News/Breaking News/, (consulté le )
  3. « Pendant Icon: St. George, Virgin and Child Enthroned », sur www.metmuseum.org (consulté le )
  4. (en) Mimi LaFollette Summerskill, In the land of Solomon and Sheba, The Red Sea Press, (ISBN 978-1-56902-093-7, lire en ligne)
  5. (en) « Lalibela, Phase I », sur World Monuments Fund (consulté le )
  6. Kenney, "Ethiopian Adventure", National Geographic Magazine, vol. 127 (April 1965), p. 560.
  7. Barbara W. Olson, Gondar, Ethiopia: 1971-1975 Guests in the Ethiopian Highlands and Children of Zemecha, AuthorHouse, 2011, p. 350.
  8. Fantahun, « Ethiopia’s Princess Hirut dies aged 84 » [archive du ], www.ethiopiaobserver.com, Ethiopia Observer